Après une année à la tête du jeu télévisé "Tout le monde veut prendre sa place" sur France 2, l’humoriste Jarry avait annoncé son départ en avril 2024. Cette décision, effective depuis le 25 juillet 2024, a été motivée par son désir de se consacrer pleinement à sa tournée des Zéniths et à sa vie de famille. Animer une émission quotidienne comme "Tout le monde veut prendre sa place" représente un investissement considérable comme l’avait fait remarquer l’humoriste. Ce dernier avait d’ailleurs souligné que cette responsabilité nécessitait une énergie importante et limitait le temps passé avec ses enfants. Une décision motivée donc par la volonté de retrouver un équilibre entre sa carrière et sa vie personnelle.
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Un passage remarqué
Durant son année de présentation, Jarry a apporté sa touche personnelle au jeu, succédant à Laurence Boccolini et Nagui. Son style a été apprécié par une partie du public, contribuant à maintenir l’intérêt pour l’émission. Suite à son départ, c’est Cyril Féraud, dont on ne présente plus l’expérience dans l’animation de jeux télévisés, qui a repris les rênes de l’émission à partir de septembre 2024. Interviewé par nos confrères du Parisien dans le cadre de son spectacle baptisé "Bonhomme", il a reconnu que l’animation de l’émission lui manquait "mais pas en quotidienne".
Le cri du coeur de Jarry
"La télé, aujourd’hui, n’est pas assez tournée vers les gens. Il faut rendre cet outil populaire aux gens. ‘Populaire’, ce n’est pas une insulte, c’est des lettres de noblesse. Ça me fait rire quand j’entends des collègues dire qu’ils préfèrent jouer dans de petites salles parce que ce sont des artisans. Mon cul sur la commode, oui ! C’est juste que t’arrives pas à faire des salles plus grandes. Regardez ces films récompensés qui font 80 000 ou 100 000 entrées, et une comédie comme celle d’Artus qui ne décroche rien aux César, c’est honteux", a-t-il regretté.
Sur la bonne humeur qui règne dans ses spectacles, l’humoriste a tenté une analyse : "Je suis complètement dans l’empathie, tout le temps. Ayant passé mon adolescence à regarder les autres parce que je me sentais différent, j’ai toujours été attiré par des gens qui étaient aussi isolés que moi. Et aujourd’hui, dans ma salle, j’ai besoin d’être à l’écoute de tous. C’est ça qui fait qu’il y a autant d’amour avec le public". Il est notamment à l’affiche du Dôme de Paris ces 4 et 5 avril 2025 et au programme ? "Je tacle l’extrême droite, je tacle l’extrême gauche… Je ne fais pas de politique mais je suis obligé d’en faire, je constate que le vivre ensemble est problématique pour quasiment personne, sauf quand on tombe dans des extrêmes", a-t-il regretté.