Invité dans l’émission de Canal+ En Aparté ce mardi 31 mai, le comédien Jean-Pascal Zadi est revenu auprès de Nathalie Levy sur son parcours et sur sa famille. Il a notamment profité de son passage dans le programme pour parler des discriminations qu’il ressent à son encontre et plus largement dans la société. "Ça a changé, maintenant, c’est beaucoup plus insidieux, c’est moins franc, c’est des regards, des tutoiements qu’on te fait directement. Par exemple, là, ce week-end, j’ai été à Caen, dédicace au Stade Malherbe, j’ai donné le coup d’envoi de Saint-Étienne, quelle fierté ! Donc, j’allais à Caen et pour accéder aux quais, il y avait une espèce de portique électronique, il y en avait un qui était ouvert et donc comme il y en avait un qui était ouvert, tout le monde est passé du côté où c’était ouvert, et moi, je suis passé du côté où c’était ouvert et le monsieur, il est venu me voir ‘donnez-moi votre ticket’, il y avait 5/6 blancs qui sont passés avant moi, on ne leur a rien demandé. C’est des petits trucs comme ça, malheureusement, il y en aura encore pour longtemps parce que c’est ancré en fait, malgré nous et tout le monde a des réflexes un peu racistes comme ça. C’est pas les blancs qui ont des réflexes racistes, même nous, les noirs, les arabes, les blancs, tout le monde à ça en lui." a-t-il dit à Nathalie Lévy.
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Jean-Pascal Zadi était présent dans l’émission En Aparté pour présenter son programme Kôkôrikô !, son nouveau sketch show crée en partenariat avec Canal+ et le studio Bagel. "Pour Kôkôrikô !, ce qu’on a voulu faire, c’est élargir le spectre et questionner un peu toutes ces discriminations parce que finalement, c’est peut-être grave ce que je vais dire, mais les discriminations, c’est vraiment ce qui me fait rire, c’est l’exclusion, les discriminations, que ce soit à cause d’une couleur de peau ou à cause d’une orientation sexuelle ou que ce soit le fait d’être une femme. Tout ce qui est discrimination, vraiment, c’est le coeur de ce qui me fait rire et donc sur une heure, on ne va pas faire qu’un truc sur des noirs, donc on a ouvert le truc, on a ouvert le spectre et vraiment, moi, voilà, c’est vraiment ce que j’adore faire, c’est interroger, rentrer dans la tête de ceux qui discriminent surtout.", a-t-il raconté à la journaliste.
MM