Top Chef (M6) : Shirley fait le bilan après son départ, « C’est pas tous les jours que je dirige Dominique Crenn et Stéphanie Le Quellec »

Publié le 18 avril 2024 à 9:40
Pierre Olivier/ M6
Hier soir, mercredi 17 avril, Shirley a quitté l'aventure Top Chef à l'issue de l'épreuve de la boîte noire face à Marie. La cheffe s'est confiée à Télé 7 jours suite à son élimination du programme de M6. 

C’est la production qui vous a contactée pour participer à Top Chef ? 

Shirley : Oui, exactement. J’avais fait Objectif Top Chef, il y a six ans. Et d’ailleurs, c’est drôle parce que quand j’ai été contactée pour faire Top Chef, je me suis dit : "Bon, allez, pourquoi pas ? La petite revanche six ans après, c’est cool. Je vais pouvoir un petit peu montrer ce que j’ai appris en six ans". Et justement quand on m’a contactée, ils se sont souvenus de ce détail et je leur ai dit que je venais pour prendre en quelque sorte ma revanche.

Vous acceptez immédiatement l’invitation ? 

Il y a toujours un peu d’hésitation finalement, parce que ça reste une émission où on est quand même vachement exposé. Donc il y a toujours ce recul de se dire : "Est-ce que demain, on a envie d’être exposé ou pas ? Comment on va le prendre ?". Et puis moi, je me suis dit que c’était quand même une opportunité à saisir et j’ai finalement été retenue. Et c’était super ! Dans un petit coin de ma tête, je me disais : "Philippe Etchebest, un jour, on se reverra !". Top Chef, c’était la bonne occasion.

Vous souhaitiez intégrer la brigade de Philippe Etchebest ?

C’est vrai que j’avais ce sentiment d’inachevé, finalement même de regret de ne pas avoir été sélectionnée à l’époque. Après, ce n’est pas quelque chose où je me suis dit : "Je vais m’inscrire tous les ans jusqu’à ce que ça fonctionne". Ce n’était pas dans mes plans. Mais je me suis quand même dit pourquoi ne pas faire Top Chef un jour. Là, ça m’est tombé dessus et puis, ça a fonctionné, donc c’est génial.

Vous intégrez finalement l’équipe des oranges, avec Hélène Darroze, Stéphanie Le Quellec et Dominique Crenn. Heureuse ?

Pour être sincère, je me suis dit : "Le plus important, c’est de rentrer dans une brigade". Je me suis dit ça parce que j’étais mitigée sur le fait que d’un côté, effectivement, je voulais prendre cette revanche avec le chef Philippe Etchebest et rentrer dans sa brigade. Mais en même temps, en face, je me suis dit : "Waouh, il y a quand même Stephanie Le Quellec, qui a gagné la saison 2, Dominique Crenn, très à l’américaine, très créative, etc. Donc dans ma tête, bien évidemment, c’était Philippe Etchebest pour l’idée de revanche, mais c’est vrai que cinq secondes plus tard, quand j’ai vu rentrer Stéphanie Le Quellec, la cheffe Crenn, je me suis dit : "Tiens, tiens, intéressant" (rires).

Quand vous apprenez que l’épreuve de la boîte noire est éliminatoire, c’est la douche froide ? 

L’épreuve de la boîte noire, c’est une épreuve mythique. Je voulais absolument la faire mais peut-être pas dans ces conditions (rires). Pour le coup, je l’ai fait et je l’ai bien fait, en plus. Mais c’est vrai qu’on s’est tous regardés, on s’est dit : "C’est chaud". La boîte noire, c’était l’épreuve éliminatoire la plus compliquée et la plus dure de toute la saison…  Après, effectivement, j’aurais plus voulu la faire en accompagnement plutôt que moi directement… C’est une épreuve éliminatoire où on est en face-à- face. C’était vraiment l’épreuve la plus chaude de toute la saison. C’était hyper complexe et j’ai été frustrée par la suite parce que je me suis dit que cette épreuve finalement, ce n’était pas moi. C’était ni mon plat, ni moi qui avais cuisiné toute seule de A à Z. Ça veut dire que je suis sortie sur une épreuve où on était cinq à cuisiner, sur un plat qui n’était pas le mien… J’en garde un petit goût amer je dois le reconnaître. 

"C’était très frustrant"

Marie, de la brigade grise, c’était vraiment la personne face à laquelle vous n’auriez pas aimé être ? 

Oui, c’était très frustrant. Marie et moi, juste avant cette épreuve, on s’était dit : "Tu vas voir, ça va être nous deux. On est les deux dernières femmes, c’est sûr qu’on sera l’une contre l’autre". Et ça n’a pas loupé. On était vraiment hyper tristes patch qu’Inès, Anicée et Lise étaient déjà sorties donc il ne restait plus que nous deux. Avec Marie, même si elle était chez les gris et moi chez les oranges, finalement, il y avait ce côté les femmes qui se sont rassemblées. Pendant notre parcours, avec Marie, on s’était dit : "Il faut qu’on finisse dans les quatre derniers. Et dans les quatre derniers, on se fait deux femmes contre deux hommes et puis on est bien". Donc on voulait aller ensemble le plus loin possible avec Marie. Quand on s’est retrouvées en face, c’était soit elle, soit moi. Donc c’est vrai qu’on était tous les deux très attristées de cette situation…

C’est finalement vous qui êtes éliminée… Vous vivez comment ce moment ? 

C’est assez surprenant, mais plutôt bien. Vu qu’à la base, je me disais que Top Chef, ce n’était pas quelque chose que j’étais venue chercher et que l’on m’avait contactée, je n’ai souhaité garder que le positif. Vraiment, je n’ai pas de déception même si bien sûr que j’aurais aimé aller plus loin. Encore une fois, je suis juste frustrée d’être sortie sur une épreuve comme ça. Je n’ai pas pu montrer ma cuisine, ce que moi je me fais. Mais en même temps, je me dis, ce n’est que du plus. Et pour moi, ce n’est pas la fin, au contraire, c’est le commencement.

Hier soir, vous avez dû déléguer lors de l’épreuve de la boîte noire. C’était pas trop dur ? 

C’était un peu difficile à vivre parce qu’en fait, psychologiquement, on se dit que la La situation n’est pas sous contrôle. Mais en même temps, de base, la situation n’était pas sous contrôle (rires) parce que c’était des choses dont moi-même, je n’étais pas sûre. Je leur donnais des trucs à faire, mais je n’étais moi-même pas sûre de ce que je leur disais. Je ne peux ni leur en vouloir, ni quoi que ce soit, bien au contraire. Je les remercie de s’être donnés à 4 000% pour moi durant cette épreuve. C’était vraiment super d’avoir vécu ça ensemble. Je n’ai pas de regrets parce que c’était une super belle épreuve. Et je me suis dit : "C’est pas tous les jours que je dirige Dominique Crenn et Stéphanie Le Quellec", (rires).  

Par
Kahina Boudjidj