Dans Top Chef, la pression monte d’un cran avec l’arrivée de l’un des plus grands noms de la gastronomie mondiale : le chef britannique Heston Blumenthal. Ce mercredi 16 avril, place au deuxième groupe de candidats de Top Chef, qui va tenter de décrocher sa place pour l’épreuve tant redoutée face aux inspecteurs du guide Michelin. Le mot d’ordre du chef ? Oser, surprendre, et rompre avec les conventions. Pour cette épreuve placée sous le signe de la magie culinaire et de la mise en scène, les candidats doivent donc repousser leurs limites mais pour Steven, cuisinier sensible et instinctif, le stress est à son comble.
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Steven peu serein face à l’épreuve du chef Heston Blumenthal
Comme le souligne Stéphane Rotenberg en voix off : "Quasiment tous les candidats vont souffrir, à commencer par Steven". Ce dernier, propriétaire d’un restaurant à Lyon, a un parcours atypique. "Mon parcours est assez éclectique parce que je voulais voir les gens, je voulais voir le monde un peu différemment", confie-t-il face caméra. Plus attaché aux rencontres humaines qu’à la gloire, il s’est forgé une vision culinaire très personnelle : "Ma cuisine, c’est des goûts assez racés, c’est des goûts assez francs. Je veille à ce que chaque assaisonnement soit unique, chaque assiette est unique. On remet le compteur à zéro à chaque service et c’est à nous de faire nos propres règles".
Mais cette philosophie, ancrée dans l’authenticité, se heurte au style très conceptuel du chef invité. "Ok, je me sens tendu un peu. C’est Heston Blumenthal, ce n’est pas le boulanger du coin, même si je n’ai rien contre les boulangers, ce n’est pas la question. Mais c’est quelqu’un que j’admire énormément. Le spectaculaire, ce n’est pas du tout ma cuisine. C’est pas mon cœur de métier de scénariser. J’aborde cette épreuve pas très serein. Je vais tout donner pour aller chercher cette épreuve avec les inspecteurs. Je comprends qu’il va falloir que je me dépasse, mais la tâche est énorme pour essayer de passer cet objectif", a-t-il déclaré quelque peu paniqué.
Hélène Darroze tente de motiver son candidat
À l’arrivée de sa cheffe Hélène Darroze, Steven ne cache pas son désarroi… "Tiens, c’est un petit rayon de soleil après l’orage", lui lance-t-il. Surprenante métaphore qui pousse Hélène à lui demander : "Pourquoi, c’est quoi l’orage ?". Et Steven de répondre sans filtre : "L’orage, c’est que je sais pas du tout où je vais, je sais pas du tout ce que je fais". Face à une Hélène étonnée, il avoue : "Je ne vous cache pas, chef, je suis paumé, paumé, paumé. Si vous avez des conseils à me donner…". La cheffe tente alors de lui rappeler l’esprit de l’épreuve : "En tous les cas, si j’ai bien compris le brief d’Heston, il a parlé de magie, de théâtralité, de mise en scène. Donc ça, il faut que tu arrives quand même à me mettre quelque chose là-dedans".
Mais en off, Steven est au bord du découragement : "Je n’arrive pas à créer de la magie, de la surprise. Je suis bloqué dans cette situation. Je me retrouve devant un mur que je suis pas sûr de dépasser. Je suis en colère contre moi-même. Le travail, c’est de dompter cette colère, mais il y a des fois, on n’y arrive pas". Hélène, tentant de le ramener vers ses forces, l’interroge : "Pourquoi t’arrives pas à faire de la magie ? Je me suis dit : ‘Il est très créatif, il va…’". Mais Steven, lucide, sait que le temps joue contre lui : "En deux heures, c’est très compliqué de convaincre un chef qui met 10 ans à établir ses recettes". Ce à quoi la cheffe réplique avec douceur mais fermeté : "Là, il faut sortir quelque chose".
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La cheffe en proie à des doutes…
En off, Hélène Darroze a confié son inquiétude grandissante : "C’est sûr qu’à ce moment-là, je suis inquiète parce que non seulement je vois qu’il va dans le mur, mais en plus, je le vois complètement désemparé. (…) Il ne sait pas quoi faire, il ne sait pas comment réagir. Mon rôle à ce moment-là, il est vraiment d’essayer de lui donner confiance". Face à un Steven au bord de la rupture, elle tente un dernier encouragement : "Il faut que tu croies en toi, Steven. Pense d’abord à ta mise en scène. Je sais qu’au niveau du goût, tu vas me faire quelque chose. Allez, ne lâche rien. Tu vas le faire". Mais comme le souligne Stéphane Rotenberg avec gravité : "Si Steven ne se ressaisit pas, il n’aura rien à présenter au chef…". Steven parviendra-t-il à relever le défi ?