Pour ouvrir la soirée, les candidats se sont projetés dans un véritable tableau champêtre, où la nature a servi de toile de fond à leur créativité. Leur mission ? Camoufler leur assiette au milieu du décor, comme si elle en faisait partie intégrante. Un défi hautement artistique, destiné à impressionner Rasmus Munk, chef danois doublement étoilé et véritable illusionniste de la cuisine. Mais le chef ne sera pas le seul à juger. Pour cette épreuve, un public d’enfants viendra aussi départager les assiettes, selon leur impact visuel. Et ils seront impitoyables puisqu’il ne suffira pas de cuisiner avec talent, il faudra aussi émerveiller et étonner.
Grégoire revient sur l’impact de la cuisine dans sa vie
Parmi les candidats qui ont participé à cette première épreuve, on retrouve Grégoire 29 ans, originaire de Seine-Saint-Denis. Dans son portrait, on découvre qu’il a été élevé par son père dans des conditions modestes, et qu’il s’est forgé un caractère solide et une passion dévorante pour la cuisine, influencée par sa grand-mère. Le jeune homme qui a rejoint la brigade de Glenn Viel s’est justement confié sur ce background et sur la façon dont il s’est accroché à la pratique de la cuisine. "Grégoire est sous-chef d’un restaurant trois étoiles. Compétiteur né, il a tout pour aller loin dans le concours. Et cette volonté de tout défoncer lui vient d’une revanche sur sa jeunesse", a lancé Stéphane Rotenberg en voix off.
Puis le cuisinier de se confier : "J’ai grandi dans le 93. J’ai eu une enfance où j’ai été vite autonome et en fait, je n’avais pas le choix… Il me fallait vraiment quelque chose où je sois cadré. La cuisine, ça m’a apporté une rigueur. Je pense que j’aurais pu faire des bêtises quand on n’est pas bien dans sa vie. Mais moi, j’ai décidé de sortir la tête de l’eau et vraiment d’être de montrer qu’on peut y arriver". "Ce n’est pas parce qu’on vient des quartiers qu’on peut pas s’en sortir", a conclu le candidat qui veut renvoyer une image positive.
Pourquoi le cuisiner a-t-il choisi de faire un oeuf en trompe-l’oeil ?
Il a ensuite expliqué à Glenn Viel d’où lui est venue son idée de l’oeuf de Pâques. "J’ai grandi dans un immeuble. Et du coup, en vrai, les jardins, le seul souvenir que j’ai, c’est avec mes grands-parents à Pâques. (…) J’ai envie de rappeler mon souvenir d’enfance, qui est la chasse aux œufs dans le jardin avec mes grands-parents. Pour moi, c’est un moment hyper important. Je n’attendais que ça et je me raccroche à ça. Donc j’essaie de le transformer en une force pour gagner", a-t-il détaillé. Et de préciser son projet pour ce soir : "Pour mon trompe-l’œil, j’ai fait un dessert. (…) À la découpe, ça fera comme un œuf mollet. Il y aura une crème de chou-fleur à la vanille, il y aura un insert mangue bergamote, un glaçage chocolat blanc, orangé marron". On en a l’eau à la bouche !