Top Chef (M6) : “C’est frustrant de perdre comme ça”, Lise revient sur son élimination et sa grave blessure lors de l’émission

Publié le 11 avril 2024 à 11:45
PIERRE OLIVIER/M6
Hier soir, mercredi 10 avril, Top Chef était de retour pour sa cinquième semaine. À l'issue de ce nouvel épisode, c'est Lise qui a été éliminée. La cheffe d'entreprise a accepté de revenir sur son aventure dans l'émission culinaire. 

Pourquoi avoir accepté de participer à Top Chef ?

Lise : Pour plein de raisons (rires). Ils étaient déjà venus me contacter plus tôt. Après, moi, j’ai un resto, je suis à Paris, je suis une fille donc je pense que j’étais un peu la candidate idéale pour eux. Puis, j’ai une grande bouche (rires) donc c’est vendeur. Pourquoi avoir accepté ? J’étais un peu à un moment charnière. C’est-à-dire que ça fait cinq ans que j’ai un resto, je suis cheffe, mais quand on est cheffe, on n’est plus forcément hyper challengée au quotidien. Je suis challengée par la vie, ça c’est sûr (rires) puisque j’ai eu le COVID et plein d’autres choses. Mais j’avais besoin de grandir davantage et ça passait par le fait de se confronter au reste du monde. Je trouve que c’est toujours une bonne chose. Là, en l’occurrence, c’était un espèce de micro monde où tout était très concentré, où on se confrontait à plein de gens différents, plein de situations différentes. Et c’était pas mal. Ça me plaisait bien. L’aventure me plaisait bien sur le principe. 

Avez-vous "révisé" pour la compétition ? 

Alors pas du tout (rires). Pour le coup, j’ai vraiment un resto, je suis vraiment patron-cheffe. Et en fait, quand on est contacté par Top Chef, c’est avant l’été pour tourner durant l’été. Et il se trouve que mon resto a une terrasse sur une rue piétonne à Paris, c’est-à-dire que c’est l’Eldorado de ce qui existe à Paris en termes de terrasse (rires), donc je vous laisse imaginer l’affluence… L’été, je bosse comme une dingue au resto. Je ne me suis donc pas préparée, ce qui était d’ailleurs, je pense, une grosse erreur. Mon autre erreur ? Je n’avais jamais regardé Top Chef avant de le faire et c’était un peu idiot de ma part.

Vous arrivez à l’épreuve des sélections et vous vous coupez au niveau du doigt… C’était plutôt grave, non ? 

Oui, c’est important de remettre les choses dans leur contexte vous avez raison. On ne le voit pas trop à l’écran mais c’est quand même cinq points de suture, les ligaments ont été touchés… Je suis allée à l’hôpital de la main et tout. C’était assez ‘sale’ si je puis dire et ça m’a malheureusement beaucoup handicapée. Ce n’était vraiment pas une petite coupure de rien du tout. 

Comment êtes-vous parvenue à aller au bout de l’épreuve ? 

C’est une question de mentale. Moi, à ce moment-là, je pense que du coup, la prod va me sortir parce que je suis un peu chamboulée. Je vois tout de suite que c’est grave donc je me suis dit : "Bon, je vais me faire éliminer, donc il faut finir avec dignité" (rires). Du coup, je me suis mise en mode digne, dans le sens où je me suis dit que je n’allais pas pleurer et attendre la fin de l’épreuve pour le faire. Après les sélections d’ailleurs, je suis directement allée à l’hôpital me faire recoudre et ça allait mieux. Mais le souci c’est que cette blessure m’a suivie pendant tout mon parcours… J’ai dû être sous antidouleurs pendant toute la compétition et ce n’était pas évident du tout. Je n’étais pas au top de ma forme et je crois sincèrement que c’est ce qui a, entre autres, entrainé mon élimination précoce. 

"L’issue de l’épreuve était franchement inévitable"

C’était comment d’avoir Philippe Etchebest, Paul Pairet et Glenn Viel comme chefs ? 

C’était très sympa ! Glenn Viel, j’adore son univers. C’est un mec qui est bosseur, qui est dans sa bulle, c’est un poète et un personnage vraiment très intéressant et aussi très drôle. Avec Philippe Etchebest, ça a été sympa aussi, d’ailleurs il a été très compréhensif concernant mes douleurs à la main puisque lui avait mal au genou pendant le tournage vu qu’il venait de se faire opérer. Après, j’ai aussi été hyper heureuse de rencontrer Stéphanie Le Quellec de la brigade orange. Ça a été formidable pour moi. C’est vraiment quelqu’un pour qui j’avais de l’estime avant cette émission et j’en ai encore plus après. C’est vraiment quelqu’un qui m’a beaucoup plu. Je suis chef d’entreprise, donc forcément, ça a de l’importance pour moi. Les gens qui se lancent, j’adore puis, c’est une femme, on ne va pas se mentir, j’aime bien l’idée qu’il y ait des femmes qui puissent être mon exemple. Elle est vraiment dans cette catégorie pour moi. Elle est vraiment une lumière dans la nuit (rires).

L’épreuve de la food porn, ça vous inspirait ? 

Pas du tout (rires). Parce que ce n’est pas du tout ce que je fais… Moi, ce n’est pas du tout cette phase-là de la cuisine que j’ai choisi de faire. Après, why not ? Mais se dire qu’on perd sur une photo, c’est cocasse, surtout pour une épreuve de cuisine… C’est très très frustrant de se dire qu’on n’a même pas eu l’occasion d’être goûté. Ça ne passe pas sur Instagram, c’est presque triste, j’ai envie de vous dire. Là, on est face même à un problème de plus large, de société. On est sur l’apparence, sur la forme face au fond, on est sur des choses comme ça… En fait, je me demande si le monde doit vraiment être dicté par ce que les réseaux sociaux veulent… C’est une question qui reste ouverte.

Vous étiez avec Clotaire sur cette épreuve. Beau duo, non ?

C’était très bon ce qu’on a fait si vous voulez tout savoir (rires). Vous savez, si on avait été à la dégustation, je suis sûre qu’on aurait fait un bon score. Je suis très fière de ce qu’on a sorti, ce n’est pas du tout le sujet, et très fière de notre binôme. C’est juste un peu dommage de finir comme ça parce que l’essence même de la cuisine, c’est prendre du plaisir, c’est manger, et là on a d’abord été jugé sur la forme… Mais bon, il fallait bien que quelqu’un perde, non ?

Vous allez aux épreuves éliminatoires, vous êtes avec Pierre et Clotaire. Est-ce que la pâtisserie, ça vous botte ?

Alors, c’est une épreuve qui s’est très mal passée personnellement pour moi. Je n’étais pas dans les bonnes conditions, mais rien à voir avec cette épreuve en soi car j’adore la pâtisserie et j’ai adoré Jeffrey Cagnes. Cette personne est fantastique et je ne le connaissais pas avant. Je suis trop contente de l’avoir rencontré. 

Vous sentiez au fur et à mesure de l’épreuve que ça allait être compliqué pour vous de vous en sortir ? 

Vous voulez que je sois honnête ? Je considère que j’ai vraiment fait de la m*rde sur cette épreuve (rires). Je n’avais aucun espoir de réussite. J’avais un peu baissé les bras suite à l’épreuve précédente et je vous avoue que je n’étais pas bien à cause de ma blessure… Donc l’issue de l’épreuve était franchement inévitable. 

Par
Kahina Boudjidj