Top Chef (M6) : « Ce n’est pas mon assiette qui a perdu, c’est ma façon de vivre », Pierre déçu de son élimination de la Brigade cachée

Publié le 25 avril 2024 à 10:13
Capture d'écran M6
Eliminé de Top Chef hier soir, mercredi 24 avril, Pierre a aussi quitté la Brigade cachée dans la foulée. Le jeune homme nous a confié sa déception suite à cette double élimination…

C’était la surprise totale quand Pierre Gagnaire vous a appelé pour vous parler de la Brigade cachée ?

Pierre : En fait, ce n’était pas la surprise totale, disons qu’on l’espère. On espère qu’il va y avoir une brigade cachée. Après, en soi, on est sûr de rien. Et le fait que ce soit Pierre Gagnaire qui nous appelle, c’est quand même hyper improbable.

Grande surprise donc de l’avoir au téléphone ? 

Oui, c’est une super surprise même. Il m’a appelé quasiment une semaine après être rentré chez moi suite à l’élimination. Et du coup, je me suis remis dans un mood de me dire que je dois aller jusqu’au bout. Je me suis dit : "Je vais tout casser et je vais gagner. Je vais essayer d’aller le plus loin possible, parce que ce coup-ci, je n’aurais pas d’autre chance". Je sais les erreurs que j’ai faites et je ne les ferai plus. J’ai étudié la cuisine de Pierre Gagnaire, sa façon de penser, sa façon d’être. J’ai regardé des interviews, j’ai lu ses livres de cuisine. Je suis vraiment allé là-bas avec des deux groupes d’associations en tête pour le surprendre. Pierre Gagnaire, c’est vraiment un chef que j’apprécie. En plus, il est Stéphanois, donc il est de ma région (rires). 

Comment avez-vous vécu cette seconde chance avec la Brigade cachée ? 

Quand je prépare ma valise pour aller à Paris, je n’y vais pas pour revenir. Je préviens tout le monde, je dis : "Désolé, mais je vais pas revenir tout de suite". Au final, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé (rires).

Vous vous retrouvez face à Lise et Shirley, vous êtes plutôt confiant ? 

Il y a pas d’histoire de confiance ou quoi que ce soit. Je me dis juste qu’il faut que je donne la meilleure version de moi-même. Je ne suis pas là pour les écraser, pour moi, si je reste c’est parce que je suis meilleur, c’est tout.

"Ce n’est pas mon assiette qui a perdu, c’est ma façon de vivre"

Vous tombez sur l’épreuve du chou. La pâtisserie, ça vous inspire ? 

C’est pas forcément quelque chose qui m’inspire. Je suis pas pâtissier, ça me soule un petit peu de faire des pesées, des trucs comme ça. Mais pour le coup, là, la pâte à chou, c’est quand même un dessert de cuisinier donc ça m’inspire. Je me dis que je vais ramener mon histoire dans cette assiette. Et pour avoir regardé justement les interviews de Pierre Gagnaire, il aime bien que les plats racontent une histoire. Et du coup, à ce moment-là, je repense à chez moi et à mon jardin, dans lequel il y a du romarin et des poires. Je décide donc de faire un truc autour du romarin et des poires. J’adore travailler le fumé, les choses comme ça. Je veux vraiment allé à fond dans ma cuisine parce que ma vraie cuisine, je ne l’ai pas vraiment faite pour les épreuves Top Chef. Et là, je me dis que je vais aller à fond dedans et au final, je sors un truc qui me plaît énormément, qui a un équilibre de goût hyper intéressant. Pour le coup, j’ai vraiment adoré ce que j’ai fait. Je l’ai refait à la maison en rentrant et mon père, qui est restaurateur, m’a dit qu’il avait jamais mangé un dessert aussi bon.

La dégustation vous a-t-elle inquiété au fil des commentaires de Pierre Gagnaire et François-Régis Gaudry ? 

Je suis hyper fier de ce que j’ai fait. François-Régis Baudry a adoré, il n’y a que Pierre Gagnaire qui n’a pas vraiment aimé. Je sais pas ce qu’il s’est passé…

Vous vous attendiez à être éliminé ? 

Franchement, je ne l’ai pas du tout ressenti. Même quand Pierre Gagnaire ouvre la porte je suis surpris… Parce que franchement, je vois ce que j’ai sorti, je l’ai goûté et j’ai vraiment adoré. Il y a une vraie histoire derrière tout ça. Tout était mis en œuvre pour que ce plat décolle, vraiment. Donc quand Pierre Gagnaire entre dans la pièce pour me dire que je suis éliminé, je me dis : "C’est une blague ? En fait, il ne rentre pas dans les pièces pour dire qu’on est éliminé mais qu’on est choisi". Je n’y croyais pas du tout, franchement. Et après, Pierre Gagnaire m’a dit que quand on était dans un camion, on ne pouvait pas évoluer… J’ai dit : "OK, j’ai compris. Ce n’est pas mon assiette qui a perdu, c’est ma façon de vivre".

Grosse déception alors d’être jugé ainsi ? 

Ouais, je prends un vrai coup de massue à ce moment-là. Quand je rentre à la maison, je dis : "Bah voilà, ce coup-ci, c’est vraiment fini, il n’y aura pas de deuxième brigade cachée". Je pensais m’en être remis et j’aurais pu réattaquer, rouvrir mon petit restaurant et finalement je me suis dit que je n’allais pas rouvrir avant un mois. Je n’ai pas rouvert un mois après parce qu’au final, c’est juste que je ne me sentais pas bien et que ça me faisait ch*er de m’être fait éliminer deux fois en une semaine.

Le mot de la fin ? 

J’aime les citadins (rires). Je vous dit ça parce qu’il y a tellement d’images qui ont tourné avec ma tronche sur la première épreuve et qui disent : "Je n’aime pas les citadins". Je peux dire qu’après Top Chef : "J’aime bien les citadins" (rires).

Par
Kahina Boudjidj