Thomas Isle à la tête de Samedi à tout prix : « Ça va être encore plus fun que La quotidienne »

Publié le 10 septembre 2021 à 16:35
France 5
Suite à l'arrêt de "La quotidienne" sur France 5, Thomas Isle se retrouve à la tête d'un nouveau magazine baptisé "Samedi à tout prix". L'animateur s'est confié à nous sur ce rendez-vous qui débarque dès ce samedi 11 septembre.

Une nouvelle aventure débute sur France 5 pour Thomas Isle. À partir de ce samedi 11 septembre à 16h35, l’animateur qui a officié huit ans à la tête de "La quotidienne", au côté de Maya Lauqué, se retrouve désormais seul aux commandes d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire baptisé "Samedi à tout prix".

Thomas Isle sera entouré d’une bande bien connue des téléspectateurs de France 5 : Fabien Bordu (rubrique argent), Victoire N’Sondé (rubrique consommation), l’avocat Olivier Guidoux, la vétérinaire Laetitia Barlerin, le jardinier en chef du château de Versailles Alain Baraton, Fabrice Mignot (cuisine) et Jean-Sébastien Petitdemange (produits du terroir). Pour Télé 7 Jours, Thomas Isle s’est confié sur ce nouveau magazine diffusé chaque samedi à 16h35 sur France 5.

Quelle est la spécificité de ce nouveau rendez-vous par rapport à "La quotidienne" ?

Le principal changement réside dans le fait qu’il s’agira d’une version beaucoup plus divertissante. On a gardé les fondamentaux, une bande avec des spécialistes dans leur domaine. L’idée est toujours d’être là pour les gens et de leur rendre la vie plus simple. Mais désormais, on sera davantage dans une dynamique de talk-show. Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions, Ndlr) en a parlé lors de la conférence de rentrée, elle souhaite plus d’humour et de sourire sur France Télévisions. On entre dans cette logique-là. C’est assez différent de ce qui a pu se faire sur la chaîne. Pour la première fois, on est en public et ça change clairement la dynamique du programme. C’est la seule émission où vous allez voir des gens applaudir sur France 5 !

"Samedi à tout prix", pourquoi ce nom d’émission ?

On avait besoin de marquer le rendez-vous, on cherchait donc quelque chose autour de samedi. On a même pensé à faire une référence à une émission de Christophe Dechavanne, qui est l’un des animateurs qui m’a donné envie de faire de la télé. L’émission s’appelait "C’est encore mieux l’après-midi" et je voulais donc appeler ça "C’est encore mieux le samedi". Mais nous souhaitions aussi une référence au coeur de l’émission, autour de la consommation. Finalement, on a opté pour "Samedi à tout prix".

Quelle est la recette d’une bande qui fonctionne ?

Il y a un truc un peu miraculeux là-dedans. Ce qui nous soude, c’est qu’il n’y a pas de stars dans l’équipe, il n’y a pas de hiérarchie, on a un peu tous commencé en même temps. Et ça a tout de suite pris. Pour "Samedi à tout prix", la bande s’est élargie. Je suis entouré de six chroniqueurs alors qu’avant c’était quatre par jour. Ce ne sont que des visages connus de "La quotidienne". C’est une chance de faire de la télé avec des amis. Si demain tout s’arrêtait, on continuerait à se faire des dîners ensemble. En huit ans, les gens ont bien vu que notre belle entente n’était pas feinte. C’est très dur de tricher au quotidien à la télé, à un moment, les téléspectateurs finissent par ressentir les faux-semblants. Certaines émissions arrivent à tricher mais pas nous.

Maya Lauqué étant partie sur "Télématin", vous voilà seul aux commandes. Un challenge pour vous ?

On se répartissait beaucoup le travail avec Maya. En plateau, ce ne sont pas les mêmes mécaniques, il faut savoir gérer les timings de chacun. En général, lorsque vous avez une bande, il n’y a qu’un seul animateur. Avec Maya, on se comprenait en un clin d’oeil mais le fait d’être seul chef d’orchestre peut également simplifier les choses tout en me mettant en danger professionnellement. Les huit années passées auprès de Maya ont été une chance énorme. Nous avons vécu une très belle histoire professionnelle.

La chaîne vous a-t-elle fixé un objectif d’audience ?

C’est chouette, je n’ai jamais eu d’objectif d’audience sur France 5. Bien évidemment, les audiences sont regardées car nous sommes avant tout au service du public mais nous n’avons jamais eu de pression là-dessus. Quand on a démarré "La quotidienne", la case était à moins de 1%, on a quadruplé l’audience de la case. Mais pour aller chercher les gens, ça a mis du temps, ça s’est fait très progressivement. Je croise les doigts pour ce nouveau rendez-vous.

Des déclinaisons de "Samedi à tout prix" sont-elles prévues ?

L’émission va être déclinée en prime-time au cours de l’année. On fera également des "Mardi à tout prix" avec des grands documentaires autour de la consommation suivi d’un débat en plateau avec toute la bande. Là, on prépare le premier documentaire qui sera autour de Noël, "comment essayer de passer un Noël un peu moins cher". Il devrait y avoir un prime-time tous les deux mois environ. On devrait être à cinq prime au cours de la saison. Et plus si affinités. Et moins si… pas d’affinités ! (rires)

Que diriez-vous au public déçu de la disparition de "La quotidienne" ?

Je voudrais d’abord les remercier, je sais que certains ne pourront pas nous regarder le samedi après-midi. Je tenais à les remercier pour leur fidélité incroyable et le cadeau qu’ils nous ont fait. Une émission qui dure huit ans, ça devient assez rare à la télévision. Pour ceux qui vont nous rejoindre, ils vont retrouver ce qu’ils aimaient dans "La quotidienne" : la bonne humeur, le sourire, les conseils. Ils vont passer un super bon moment. Ça va même encore plus fun que ça ne l’était car c’est une version condensée. On a une seule émission d’une heure dans la semaine, donc on va tout donner !

Propos recueillis par Thibaut Lescuyer

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