“J’ai été maladroite, ce n’était ni le lieu, ni le moment pour ce texte.”. Un mois après sa chronique coupée dans Télématin, Alexandra Pizzagalli est sorti du silence et a choisi Le Parisien pour s’exprimer.
Lundi 5 septembre dernier, la jeune femme fait ses premiers pas à la télévision. Elle doit assurer une chronique dans l’émission Télématin, présentée par Julia Vignali et Thomas Sotto. En ce lundi matin, l’humoriste entre sur le plateau peu avant 8 heures pour évoquer l’actualité du jour : l’ouverture du procès de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016. Malgré un souci de prompteur, la jeune femme ne se laisse pas abattre et poursuit : "Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, aucun effort de fait pour la prononciation de son nom, en même temps, en a-t-il fait pour respecter le Code de la route, je ne crois pas". Elle poursuit en qualifiant le terroriste de “Ricky Martin de la Côte d’Azur” et assure que s’il frappait sa femme, c’est qu’"elle l’avait peut-être cherché".
Un début de chronique qui choque profondément les internautes et la production qui décide de l’interrompre en lançant une coupure pub. Face au tollé provoqué par cet humour noir, France 2 doit s’excuser publiquement dans un tweet : "Nous présentons nos excuses et exprimons notre solidarité avec les victimes de l’attentat de Nice et leurs proches".
"La maladresse que j’ai eue, c’est de traiter un sujet grave avec légèreté dans une émission d’actualité qui l’évoquait en boucle de façon poignante […] Mais je ne peux pas regretter ce que je n’ai pas exprimé. Dans cette chronique, je n’insulte que le terroriste, jamais les victimes", se défend Alexandra Pizzagalli.
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Très touchée par ce bad buzz, celle qui a finalement été écartée de l’émission tient à préciser : “J’ai envoyé ma chronique dans la nuit, comme on me l’avait demandé. Elle a été validée. Je l’envoie à cinq personnes, dont la productrice de l’émission, qui la valide. […] Au maquillage, je pose la question : ‘Est-ce qu’on est sûr que la temporalité est bonne ?’. La productrice m’a répondu : ‘Je ne vais pas te cacher qu’on s’est dit que tu ne t’étais pas facilité la tâche pour une première, mais on ne va pas te demander de la réécrire maintenant, donc on y va comme ça.’"
Si la jeune femme a dû s’isoler pendant plusieurs jours pour se protéger des critiques, pas question pour elle de changer de métier, comme certains internautes lui ont suggéré : “Vous n’avez jamais fait une seule erreur ? Et vous avez démissionné pour autant ? Non. Eh bien, je ne vais pas changer de métier, je vais essayer de faire mieux, d’être la plus habile possible, de m’améliorer de jour en jour”.
Mélissa Tellaa