Deux ans seulement : c’est le temps qu’a passé Alain Delon dans le rôle de président d’honneur à vie du Comité Miss France. Un titre qui devait ainsi lui permettre d’être "le président du jury pour chaque future élection" et "d’accompagner le développement de la société Miss France". Mais la belle aventure a pris fin bien plus tôt que prévu. En novembre 2013, le célèbre comédien a ainsi annoncé sa démission après un recadrage qui l’a profondément énervé.
Le cœur du problème entre Alain Delon et le Comité Miss France
Dans son communiqué envoyé à l’AFP pour annoncer sa démission, Alain Delon nn’a pas caché sa colère à l’encontre de ses anciens partenaires. "Votre comité a cru bon de réagir publiquement, avec véhémence, à mes propos sur la politique de la France. Vous en avez parfaitement le droit. Mais, ce n’est pas vous qui me lâchez, c’est moi qui pars. Votre polémique est aussi absurde que narcissique et obsessionnelle. Votre attitude est un mépris à l’égard de votre public qui est en droit de voter pour qui il veut, un déni de réalité manifeste(…) Comme vous le dites si bien, l’élection de Miss France est un spectacle de divertissement populaire. S’il se prend au sérieux, il ne remplit plus sa fonction première, divertir justement. Il est donc inutile dorénavant de compter sur moi et d’utiliser ma notoriété pour augmenter la vôtre", a écrit le célèbre comédien. Ce dernier n’a pas apprécié de voir le Comité Miss France prendre ses distances avec lui après sa déclaration sur l’extrême-droite : "Le Front National prend une place très importante et ça, je l’approuve".
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Les coulisses du clash révélés par Sylvie Tellier
Dans son livre Couronne et Préjugés sorti fin mai, Sylvie Tellier, l’ancienne directrice générale de la société Miss France et de Miss Europe Organisation revient sur le divorce fracassant avec Alain Delon. Dans un extrait repéré par nos confrères de Télé Loisirs, elle écrit ainsi que le comédien a été "piqué" lorsqu’elle a publié un communiqué demandant que le jury de l’élection et les candidates ne fassent pas "état de leur couleur politique, religieuse et idéologique". "Évidemment pour moi, c’est une déception et une perte inestimable pour le concours, mais c’est aussi la preuve, un peu douloureuse, que je vous parle vrai : à mes yeux, ce qui compte au plus haut point est de protéger le concours, ses valeurs, ses règles et ses candidates. Envers et contre tout et à n’importe quel prix", ajoute Sylvie Tellier sur le départ "avec fracas" d’Alain Delon qu’elle admirait tant. "Malgré son âge avancé, Alain Delon n’a jamais laissé aucune Miss indifférente. Il faut l’imaginer, nous drivant sur le tapis rouge à Cannes, distillant ses conseils dents serrées : « À droite, souriez, stop, à gauche, tournez la tête, souriez ». Un homme drôle, vrai, accessible… mais un homme entier dans ses engagements", souligne-t-elle en décrivant la star.