Hugo Clément est sous le coup d’une enquête. Le journaliste est, selon Le HuffPost et l’AFP, visé par une enquête ouverte par le procureur du Havre. Il est reproché à l’ancien acolyte de Yann Barthès d’avoir utilisé un drone, dans le cadre d’un reportage pour l’émission Sur le front, diffusée sur France 5, pour survoler une zone interdite. Il s’agirait de la production d’hydrogène par l’usine Air Liquide, en Seine-Maritime, ont indiqué nos confrères de Pure Médias. "On vient de se faire arrêter par la police et notre matériel est saisi par la procureure ! Pourquoi ? Parce qu’on filmait pour ‘Sur le front’ un site industriel de fabrication d’hydrogène en Normandie", s’est insurgé Hugo Clément, sur son compte Instagram, ce 1er mars. "On a envoyé des demandes de tournage, sans succès. Refus sur refus. Du coup, on est venu quand même, sans autorisation, car on estime que les citoyens ont le droit de savoir comment est fabriqué l’hydrogène, souvent présenté comme ‘ecolo’", a-t-il continué. "C’est notre vision du journalisme : continuer à enquêter, même quand ça dérange, quand on pense qu’une information est d’intérêt public (…) On risque peut-être une amende et de devoir racheter notre matériel saisi, mais ce n’est pas grave, on ne lâchera pas ce sujet !", a poursuivi le journaliste.
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Selon une source policière citée par l’AFP, les équipes de Sur le front ont été aperçues près du site classé "Seveso" d’Air Liquide de Port-Jérôme, basé dans une enceinte qui contient également des installations chimiques et pétrolières. C’est le service de sécurité du site qui aurait alerté les autorités. "Le code de procédure pénale impose que les perquisitions dans les locaux d’une entreprise de presse ou dans les véhicules professionnels de ces entreprises soient effectuées par un magistrat", s’est justifié, auprès de l’AFP, le procureur de la République du Havre, Bruno Dieudonné. "Un substitut s’est déplacé sur les lieux à cette fin. Deux drones équipés de caméras ont été saisis et seront exploités dans le cadre d’une enquête ouverte pour survol par un aéronef d’une zone interdite, délit passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende", a-t-il précisé.
L.C