Dans la campagne française, dans les Landes comme en Alsace, on peut voir des champs de maïs à perte de vue. Cette céréale absorbe un quart de toute l’eau consommée dans l’Hexagone, est en partie exportée vers des élevages industriels à l’étranger et utilisée pour fabriquer du gaz de ville et du carburant.
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LE MAÏS POINTÉ DU DOIGT
C’est une plante tropicale, originaire du Mexique, qui pousse l’été et a besoin d’énormément d’eau. Alors que les épisodes de sécheresse se multiplient en France et que les restrictions d’usage de l’eau sont de plus en plus fréquentes, la culture du maïs, qui représente 2,7 millions d’hectares (la superficie de la Bretagne) dans notre pays, focalise l’attention. Les débouchés sont extrêmement vastes et divers.
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Sur les 33 millions de tonnes de types de maïs que nous produisons par an, sachez que 880 000 tonnes partent en méthanisation. Un peu plus de 20 millions de tonnes pour l’alimentation des vaches, cochons et volailles, 1,7 million de tonnes sont transformées en amidon, 500 000 tonnes en éthanol pour le carburant. Seules 260 000 tonnes serviront à fabriquer de la farine ou de la polenta et 410 000 du maïs doux. Dans l’ensemble, seulement 2 % de la production française sert à nourrir les hommes . Est-il raisonnable d’utiliser 25 % de la consommation d’eau pour cela ? Le point avec Hugo Clément.
Sur le front, lundi 16 juin à 21h05 sur France 5