Pouvez-vous, nous en dire un epeu plus sur votre parcours ?
Papy : J’ai grandi à Trappes, en banlieue parisienne. Je me considère comme un artisan culturel local. J’y ai développé l’improvisation théâtrale, et différents dispositifs, comme le Trophée culture et diversité qui réunit chaque année 2 000 jeunes à travers 32 compagnies. En parallèle je suis également directeur artistique de l’association du match d’improvisation littéraire et d’improvisation théâtral (A.M.I.L.I.T). J’ai beaucoup travaillé avec des collégiens, à la Star Academy, je vais accompagner des jeunes adultes, mais ce n’est pas un problème pour moi.
Papy : "Je n’aime pas ‘faire du théâtre’, j’aime jouer"
D’où vient ce surnom de Papy?
C’est un clin d’œil au personnage de Coluche, Papy Mougeot, que j’imitais à l’école. Le surnom est resté, et c’est devenu mon nom de scène.
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Adapter votre pédagogie à une émission de télé-réalité, est-ce un défi ?
Pas vraiment. Tant qu’il y a des humains en face de moi, je sais faire. Les élèves arrivent avec la volonté de se faire entendre… Je vais leur apprendre à « se donner à voir », à « jouer du théâtre ». Je n’aime pas « faire du théâtre », j’aime jouer. La dimension ludique est importante. Si j’arrive à leur transmettre ça, c’est que je suis au bon endroit.
Avez-vous hésité à intégrer le corps professoral ?
Non. Quand la production m’a approché, je me suis dit que c’était sans doute le bon moment. Pour un artisan de l’ombre comme moi, c’est l’occasion d’aller voir ce qui se passe dans la lumière et de partager des années d’expérience avec un nouveau public.
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Comment les autres professeurs vous ont-ils accueillis ?
Très mal (rires). Non, au contraire, ils ont été adorables ! Il y a une véritable énergie positive au sein du corps professoral, une vraie envie d’être disponible pour les élèves. Et ça, c’est important.
Quel genre de professeur allez-vous être ?
J’ai une autorité incroyable (rires). Plus sérieusement, je serai le leader, mais je considère mes élèves comme des futurs collègues. Je viens pour partager mon expérience.
Comment résumez-vous l’ambiance de vos cours ?
Le renforcement positif, sera l’un de mes crédos. Ensuite, le rire, parce que c’est important, je trouve qu’on ne se marre pas assez. Et enfin, la création. C’est déjà bien si j’arrive à faire tout ça (rires).
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Papy évoque son lien avec Jamel Debbouze
Vous avez notamment découvert Jamel Debbouze. Peut-on espérer le voir au château ?
Je ne sais pas s’il sera disponible, mais ce sera avec grand bonheur. Jamel c’est la famille ! Il est le premier, de ceux que j’ai accompagnés et on s’est construit tous les deux. Il n’est pas encore au courant que j’intègre la Star Academy… je sens que je vais avoir un coup de fil quand il l’apprendra ! (rires).
Papy dévoile le conseil que Pierre de Brauer lui a donné
Avez-vous suivi les précédentes éditions de l’émission ?
Pas vraiment. Mais j’ai regardé un peu quand Pierre de Brauer (professeur lors des saisons 10 et 11 ndlr.) était là, car c’est un ancien partenaire d’impro. D’ailleurs, je vais bientôt le mettre en scène dans son prochain spectacle.
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Vous a-t-il donné des conseils ?
Oui, un seul : "Sois toi-même". Et c’est déjà énorme.
Appréhendez-vous l’exposition médiatique ?
Non, parce que je ne viens pas pour me faire un nom. Mon nom, est déjà là. Ma carrière, derrière moi, j’ai 62 ans, donc tout va bien… Je viens surtout défendre l’improvisation et ces disciplines qui restent parfois mal perçues dans le milieu culturel.
Star Academy, à partir du 18 octobre à 21h10 sur TF1