Soutien à Zone Interdite contre l’islamisme : l’imam Hassen Chalghoumi alerte « si on lâche, eux ils gagnent et nous on perd »

Publié le 1 février 2022 à 11:53
BFMTV
Après la diffusion du Zone Interdite consacré à l'islam radical, Hassen Chalghoumi a tiré la sonnette d'alarme, ce 1er février sur la nécessité de soutenir les journalistes qui ont tourné le reportage sur Roubaix.

L’imam franco-tunisien de Drancy (Seine-Saint-Denis) Hassen Chalghoumi recevait des menaces de mort bien avant sa participation au numéro de Zone Interdite consacré à l’islam radical, le 23 janvier dernier. Ce 1er février, face au mutisme des médias concernant la mise sous protection policière d’Ophélie Meunier, qui anime l’émission de M6, il a lancé un appel fort, sur BFMTV.

Dans les pas de l’avocat Richard Malka qui appelle a un sursaut immédiat avant qu’il ne soit trop tard, et que le sujet ne devienne tabou, le religieux a témoigné : "J’ai vécu moi même en Tunisie, j’ai étudié à Damas, j’ai fait presque des voyages dans le monde entier, je n’ai jamais vu des poupées sans visage. Et ça c’est un danger réel".

Pour ceux qui seraient encore dubitatif face à la réalité de la menace, il rappelle : "cette masse d’attaques des islamistes montre qu’il faut le combattre (…) il ne faut pas oublier les journalistes qui ont été assassinés au nom de la liberté, des jeunes tués par rapport à l’art, des écrivains, des policiers, ça c’est le prix de la résistance contre l’islamisme".

"Résister", c’est le combat que mène depuis 15 ans Hassen Chalghoumi. Et pour ce faire, l’imam a salué le "courage et le travail des journalistes" qui jouent un rôle crucial de sensibilisation, premier pas "pour venir à bout de ce mal planétaire". Il explique en effet à l’antenne : "Il faut que tous les journalistes apportent leur soutien à Zone Interdite, c’est normal, si on lâche, eux ils gagnent et nous on perd".

De son côté, il rappelle que bien sur "la quasi majorité des musulmans de France respecte la loi de la République", mais dénonce les "complices" de l’islam radical, qui "ne veulent pas qu’on critique l’islamisme". Une méthode qui permettrait pourtant de "libérer l’islam, et le monde musulman", au delà des frontières de la France, estime Hassen Chalghoumi.

F.A

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