Soa de Muse dans RuPaul’s Drag Race Global All Stars : « Ce sont les Jeux Olympiques du drag ! »

Publié le 20 septembre 2024 à 12:26
Bernaux Edouard/ABACA
Soa de Muse, finaliste de Drag Race France saison 1 participe à la version internationale du programme, RuPaul's Drag Race Global All Stars, disponible dès demain sur Paramount+. Et la compétition s’annonce féroce !

Comment avez- vous été choisie pour participer à cette version All Stars de Drag Race ?

J’ai tout simplement été contactée par la production. Nous sommes douze queens à venir d’un pays différent : Mexique, Philippines, Brésil, États-Unis…. On arrive toutes avec un drag différent. Certaines sont très show-off, show girls, d’autres plus intellectuelles. Il y a différentes visions de cet art. C’est intéressant.

On retrouva les épreuves culte du programme ?

Oui bien sûr ! Il y aura un challenge de couture, de comédie, de groupe, de danse, de chant…. Ce sont les Jeux Olympiques du drag !

Qu’avez-vous souhaité apporter au programme ?

Je suis d’origine française et je viens de Martinique. Je ne me connecte pas que à l’histoire de la France. Au contraire !  J’essaie aussi de faire référence à des personnalités noires qui ont vécu en France. Pour le premier épisode par exemple, j’arrive sur une inspiration très Joséphine Baker et Lisette Malidor qui a été la première martiniquaise à être meneuse de revue. Je vais essayer d’être sans cesse en connexion avec mes origines. Je crée également une forme d’afro-futurisme, en rassemblant tous mes savoirs que ce soit en matière de cabaret, de danse contemporaine, de chant…

Soa de Muse sur RuPaul’s Drag Race Global All Stars : "Une occasion pour me faire connaitre"

Comment avez-vous vécu cette aventure internationale ?

Sincèrement, je me suis sentie légitime. Lors de la première saison de Drag Race France, je n’ai pas tout montré de moi. Cette version All Stars, c’était une occasion pour me faire connaitre, qu’on voit ma signature.  Mon drag qui n’est pas forcément définissable, il est connecté à mes émotions.

Est-ce que la concurrence va être rude ?

Oui car je me suis retrouvée face à de vraies personnalités, au drag très marqué. Ce n’est pas de la rigolade, il a fallu monter les crocs ! Mais c’était génial, c’est une aventure extraordinaire.

Les autres Queens avaient-elles entendu parler de la version française ?

Oui ! Je pense qu’on ne se rend pas compte à quel point la première saison de Drag Race France a été vue dans le monde et l’impact qu’elle a eu sur l’art du drag. Surtout que ce fut une saison tournée vers la sororité, qui a fait du bien. Il y avait beaucoup d’amour et de douceur.

Soa de Muse : sa rencontre avec RuPaul

Vous avez rencontré RuPaul, LA référence en matière de drag pour le grand public…

Il a, en effet, ouvert la voie aux drag queens, en termes de couverture médiatique, grâce à sa télé-réalité. Mais le drag existait bien avant lui ! Il existe aussi en France d’une autre manière, grâce notamment au cabaret Madame Arthur. La première fois, c’est impressionnant de se retrouver face à lui. Cela étant, ça passe (Rire). C’est un peu la maman qui va rabâcher « vous savez, à votre âge… »  Mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

Allez-vous aller loin dans cette version All Stars ?

Je ne peux rien vous dire mais sachez que je ne me suis pas laissé faire…

Qu’avez-vous pensé du tableau « drag » de Thomas Jolly lors de la Cérémonie d’ouverture des J.O ?

Je n’ai pas été surprise. L’art apporte de la douceur dans ce monde de brutes… C’était beau de voir ça. Nous, les drags, nous sommes là pour vous faire partir en vacances de vous-mêmes !

Par
Amandine Scherer