Quand on arrive dans les studios de l’émission, la première chose qui frappe, c’est le changement de décor : flambant neuf, comme son animateur qui enchaine les tournages. Encore en train d’ajuster sa tenue du jour à quelques mètres des candidats, Théo Curin est concentré. "Je compte sur vous pour être bavard" lance l’assistante-réalisatrice aux participants. "Si c’est trop long, ne vous inquiétez pas, on coupera au montage !". Si l’enjeu est grand pour ces fans de Slam – des sommes rondelettes à la clé – il l’est encore plus pour Théo qui remplace Cyril Féraud à la tête de l’émission, après 15 ans de présentation. "Je mentirais si je disais que tout a été hyper simple pour moi du jour au lendemain. Bien au contraire… J’ai bossé comme un fou pour le pilote et même encore aujourd’hui, je n’ai jamais autant bossé de ma vie ! Avant de me coucher, je relis les émissions, les portraits des candidats et les questions pour surligner tous les mots qui me posent un problème, tous les trucs que je ne comprends pas". Cyril, lui, parti vers d’autres horizons – la présentation de l’émission Tout le monde veut prendre sa place – ne tarit pas d’éloges sur son successeur : "Le premier truc qui saute aux yeux, c’est son naturel. Il est solaire et extrêmement télégénique. Il prend bien la lumière, je trouve qu’il est beau comme tout, au milieu de ce plateau. Je n’ai pas de petit frère dans la vie, mais quelque part, je pense en avoir trouvé un à la télé. Quand je vois les premières images de Théo, dans Slam, ça ne me fait pas bizarre de le voir, dans ce qui a pourtant été ma chambre pendant seize ans. C’est d’une telle évidence. Je suis hyper fier et hyper content pour lui".
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Un public enthousiaste pour les premiers pas de Théo Curin
Pendant que Théo profite du calme avant la tempête et d’un raccord maquillage, les candidats, eux, s’entrainent à buzzer. Sur Slam, rien n’est laissé au hasard, puisque tout est souvent question de rapidité. Dans le public, on s’enthousiasme de découvrir le nouvel animateur à l’action. "C’est bien le changement ! approuve Mathilde, fan de l’émission depuis la première heure. On aimait beaucoup Cyril mais je suis sûre qu’on aimera beaucoup Théo aussi". Sourire et bonne humeur : voilà la recette Curin qui va, sans aucun doute, faire ses preuves. En coulisses, la productique Simone Harari Baulieu ne cache pas sa satisfaction. "Je suis fière. C’est vraiment une personnalité hors du commun, un champion. Il a pour lui la jeunesse et l’énergie. Ça me rappelle les débuts de Cyril qui avait le même âge que Théo quand il a commencé sur l’émission…". En plateau, Théo Curin est comme un poisson dans l’eau : comme son prédécesseur, il prend très à cœur ce début d’émission où il s’agit d’interroger les candidats sur leur vie et les anecdotes qui vont avec. "Il faut s’attacher à eux. Ce sont les stars du programme. Et puis on est sur France 3, l’idée c’est aussi de faire un clin d’œil aux gens qui nous regardent. C’est quelque chose que je vais essayer de pousser au fil du temps et au fil des tournages : rendre hommage à toutes les régions et à tous les coins de France".
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"Mettre sa fierté de côté"
La partie commence et la mécanique est bien huilée. Les rares fois où l’animateur "savonne", c’est immédiatement qu’il se reprend, évitant aux équipes de perdre du temps. Car Slam, c’est un rythme effréné : l’enregistrement de chaque émission dure en moyenne 40 minutes pour un rendu à l’antenne de 33 minutes. Du quasi direct ! « Je suis persuadé que le sport et la petite carrière de haut niveau que j’ai eus par le passé m’aident beaucoup aujourd’hui dans ce nouveau défi, analyse la nouvelle recrue. Quand on anime un tel jeu, avec un tel rythme, il faut mettre sa fierté de côté parce que forcément on se plante, ça arrête un peu le jeu, il faut recommencer et ne pas avoir honte. Quand on pratique le sport, on est habitué à échouer. Il faut rebondir vite et c’est ce que j’essaye de faire dans cette folle aventure ». Un candidat a déjà la main sur le buzzer. « Il est chaud patate, j’adore ! » s’enthousiasme Théo. Un petit problème de micro sur l’un ? Zéro stress pour l’animateur qui repart sur sa lancée comme si de rien n’était. Vocabulaire, orthographe, culture générale…Les thématiques et épreuves s’enchainent. Théo maitrise son sujet. "Le challenge pour moi, c’est que le public de Slam reste attaché au jeu. C’est pour cette raison que je respecte scrupuleusement la mécanique et les petites habitudes que les téléspectateurs peuvent avoir".
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Un cador aux manettes
Entre deux questions, le jeune homme pétillant et malicieux n’hésite pas à ambiancer public et candidats en musique ! "Sur Slam, on ne s’endort pas !" s’exclame-t-il, pour le plus grand bonheur des uns et des autres. "C’est la première fois j’ai la chance d’animer un jeu et surtout une émission avec du public. C’est fou parce que ça donne une énergie de dingue". Pour encourager une candidate en perdition, il n’hésite pas à faire intervenir son fils venu l’encourager dans le public. "Défonce tout maman", s’exclame le jeune garçon, provoquant l’hilarité en plateau. Très naturel, le présentateur enchaine questions, blagues et bons mots avec spontanéité et décontraction. "C’est un cador, confirme Laurent Thibierge, le producteur. Il a la maturité de celui qui fait ça depuis longtemps et l’humilité de quelqu’un qui doit tout apprendre. Il aime le jeu et le challenge, il nous a tous bluffés". Fin du tournage, Théo Curin a, encore et toujours, le sourire : "J’apprends tous les jours et franchement je kiffe. Peut-être que mon arrivée va faire venir un nouveau public ? Ce serait génial, on va faire les choses progressivement…".
Rendez-vous ce soir dès 17h25 sur France 3 pour le découvrir.