Ségolène Royal furieuse contre l’Eurovision : « Une farce lugubre et un concours d’exhibitionnisme”

Publié le 13 mai 2024 à 9:21
Paoloni Jeremy/ABACA
Alors que la Suisse a remporté l'Eurovision 2024, tandis que Slimane n'est hissé à la quatrième place, Ségolène Royal n'a pas mâché ses mots vis à vis du concours musical.

L’évènement a été suivi par des millions de personnes à travers le monde. Le samedi 11 mai, la ville de Malmö accueillait l’édition 2024 de l’Eurovision. Au terme de la soirée, la Suisse et son représentant Nemo se sont imposés grâce au titre The Code. De son côté, Slimane, le représentant tricolore, a terminé à la quatrième place avec sa chanson Mon Amour. Après le concours, le chanteur n’a pas caché son émotion. "Aujourd’hui, je ne suis pas juste fier de moi, je suis fier de nous, parce qu’en France on a des talents dont ne mesure pas la quantité. Il y a eu un directeur artistique incroyable, une styliste incroyable, une cheffe de délégation incroyable… Je suis très ému parce que j’ai chanté dans ma langue. J’ai chanté l’amour. J’ai chanté la paix. Et être là où je suis arrivé aujourd’hui…", a-t-il confié.

Ségolène Royal fracasse l’Eurovision

Si la prestation de Slimane  a été largement saluée sur les réseaux sociaux, Ségolène Royal a elle pris la parole pour aborder un autre sujet. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle n’a pas vraiment apprécié le spectacle proposé de manière générale par cet Eurovision 2024. "Ce n’était pas un concours de talent musical, mais un concours de laideur, de vulgarité, de grossièreté, d’exhibitionnisme ( sanctionné par la loi mais diffusé à des millions d’enfants et d’ado !). Il faut espérer que pas un euro d’argent public ou européen ne soit allé à cette farce lugubre, (à quelques exceptions près), et que les questions sur l’entreprise de costumes et de mise en scène qui a sévit et sur ceux qui l’ont choisie, puissent être posées", a-t-elle commencé. Très remontée, Ségolène Royal a ensuite appelé les institutions européennes à prendre les choses en main.

"Les chanteurs et chanteuses eux-mêmes ont ils eu la liberté de refuser les pitoyables vêtement maltraitants que les organisateurs leur ont fait porter ? Une enquête sérieuse sur les méthodes ainsi qu’un bilan financier détaillé de cette exhibition minable mais manifestement coûteuse s’imposent. La culture, la musique et l’Europe doivent se respecter sinon personne ne les respectera plus", a-t-elle conclu.

Par
Aurélien Gaucher