Pourquoi la fuite ?
Depuis la marche des femmes, les 5 et 6 octobre 1789, pour ramener « le boulanger, la boulangère et le petit mitron », Louis XVI et sa famille ont dû, sous la pression, quitter Versailles et s’établir aux Tuileries. Autour du palais parisien, le peuple se presse pour observer et commenter leurs faits et gestes. Le couple vit mal cette promiscuité et, sous les lambris dorés, se sent prisonnier.
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Une évasion mûrement préparée
Le comte Axel de Fersen, aristocrate suédois et amant de Marie-Antoinette, échafaude un plan. Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, Il affrète une berline dans laquelle prennent place le couple royal, leurs deux enfants et Mme de Tourzel, leur gouvernante, ainsi que Mme Élisabeth, soeur du roi. Mme de Tourzel se fait passer pour la baronne de Korff, qui voyage avec ses deux filles (le dauphin est déguisé en fille), leur gouvernante (Marie-Antoinette), son intendant Durand (Louis XVI) et sa dame de compagnie (Mme Élisabeth). Le but est de rejoindre la place forte de Montmédy (Meuse), près de la frontière des Pays-Bas autrichiens.
Drouet, le grain de sable
Arrivés au village de Sainte-Menehould (Marne), les fuyards sont entourés par une foule de curieux. Le chef du relais de poste, Jean-Baptiste Drouet, croit reconnaître le roi. Il vérifie sur un assignat où figure son portrait. Il file alors au relais de poste de Varennes, pour alerter les autorités et empêcher la berline de repartir. C’en est fini de la cavale royale… Elle aura duré un peu plus de 24 heures.
Secrets d’histoire, mercredi 15 mars à 21h10 sur France 3
HACÈNE CHOUCHAOUI