Comment vous êtes-vous retrouvés dans Danse avec les stars ?
Tayc : C’est grâce à la chorégraphie et à ma prestation lors de la dernière cérémonie des NRJ Music Awards. On me l’a proposé tout de suite après.
Gérémy Crédeville : La production m’avait déjà approché pour la précédente édition. J’avais décliné l’offre car je ne me sentais pas à l’aise avec la danse. Cette année, je me suis présenté au casting en trainant les pieds, pour faire plaisir à mon agent (rires). A mon grand étonnement, j’ai pris beaucoup de plaisir pendant l’audition. C’est ce qui m’a convaincu.
Et vous, Tayc, avez-vous hésité avant d’intégrer cette onzième saison ?
J’étais un peu sceptique. Je maîtrise ma carrière au détail près, en termes de musique ou de communication. TF1 offre vitrine médiatique exceptionnelle, et je craignais d’être emporté dans un raz-de-marée incontrôlable. D’un autre côté je ne pouvais pas refuser cet incroyable coup de projecteur.
Selon vous quel est votre niveau de danse ?
Gérémy : Je me cherche encore… Cela dit plus jeune, j’ai dansé dans un spectacle de fin d’année sur "Salade de fruits" (de Bourvil ndlr) dans le rôle du "kiwi", et franchement je n’étais pas dégueu ! (rires)
Tayc : Je ne peux pas dire que je suis débutant étant donné que j’ai été repéré grâce à ma performance aux NMA, mais la compétition n’en sera pas plus facile pour autant. Je viens de la danse afro, un style où les mouvements sont très relâchés, contrairement aux danses de salon. Il va me falloir désapprendre, pour apprendre une autre façon de bouger.
Avez-vous des à priori sur les costumes que l’on pourrait vous proposer ?
Gérémy : Ce qui est compliqué quand on a un corps un peu dessiné (Gérémy a été coach sportif ndlr), c’est que si tu te mets torse nu sur scène, ça peut passer pour de la prétention tandis que lorsque tu as un peu d’embonpoint, les gens disent "c’est bien, il assume ses rondeurs ". Je n’ai pas envie de renvoyer l’image d’un mec égocentrique.
Tayc : C’est vrai qu’en général, il est plus acceptable de montrer ses faiblesses que d’assumer ses forces.
À lire également
Danse avec les stars (TF1) Bilal Hassani : « Je vais pouvoir montrer qui je suis vraiment »
L’émission implique parfois de dévoiler ses émotions sur certaines chorégraphies, est-ce quelque chose que vous redoutez ?
Gérémy : Je ne suis pas là pour faire du pathos, je suis là pour m’amuser. Je sais que pour le programme c’est toujours bien de faire larmoyer dans les chaumières, mais je ne vais pas me créer un personnage pour gagner des voix.
Tayc : Exactement, il faut rester authentique.
Comment appréhendez-vous ce nouveau challenge ?
Tayc : Dans sa grande majorité, le public de DALS ne me connait pas. D’habitude quand je débarque sur la scène d’un concert, j’ai déjà gagné. Là je vais devoir faire mes preuves. Le défi, c’est de tout donner pour que les téléspectateurs adhèrent à mon univers artistique.
Gérémy : C’est très excitant. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas mis en danger. C’est intéressant même si en tant qu’humoriste, je ne crains pas grand-chose. Si je me plante dès les premiers primes, j’en ferais des sketchs. J’espère tout de même pouvoir montrer une autre facette de ma personnalité en dehors des vannes. Et dans un exercice que je ne maîtrise pas du tout, je ne pourrais pas faire le malin bien longtemps.
À lire également
Comment s’est passée la rencontre avec les autres candidats ?
Gérémy : C’était sur le tournage de la bande-annonce… à 2h du matin, merci la prod ! (rires) C’était chouette, on sent qu’on est tous heureux de participer à cette aventure.
Tayc : Je suis resté un peu sur ma faim. Nous nous sommes parlés brièvement entre deux prises. J’ai hâte de prendre le temps d’échanger vraiment avec tout le monde sur tous les sujets… même parler de foot par exemple.
… Parler foot avec Dita Von Teese ?
Tayc : Oui… J’ai hâte de lui demander ce qu’elle pense de Kylian MBappé ou de faire une partie de Uno avec elle (rires). On manque de ce côté humain dans l’artistique en France.
Gérémy : C’est fou, cette femme possède une véritable aura. Tout le monde la connaît sans vraiment savoir ce qu’elle a fait. Mais c’est incontestablement une icône, elle donne un vrai cachet à l’émission.
Sarah Ibri