Quel genre de femme est Lila Sept-Vents, votre personnage ?
Sophie de Fürst : Lila est une célibataire dynamique, espiègle, curieuse, qui vit dans un village en Bretagne. Elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Malgré cela, on lui pardonne tout parce qu’elle a un grand coeur. Côté professionnel, elle dirige une agence de rencontres, qui bat de l’aile et qu’elle essaie de maintenir coûte que coûte.
L’arrivée inopinée de Samson Brion (Arié Elmaleh), un flic venu se mettre au vert, ne semble pas la réjouir. Pour quelle raison ?
Elle nourrit une vieille rancune à son encontre. C’était un grand ami de son frère. Elle lui en veut de ne pas s’être manifesté à la mort de ce dernier, tué lors d’une opération militaire en Afghanistan. La jeune femme s’est sentie trahie et abandonnée. Lila va devoir néanmoins cohabiter avec Samson, à qui elle loue une partie de sa maison. Mais à la suite d’une succession de morts mystérieuses, dont sont victimes les clients de son agence de rencontres, la présence de Samson va finalement s’avérer précieuse.
On sent, chez Lila, malgré son animosité affichée, une certaine tendresse pour Samson…
En effet, il est son amour d’enfance. Samson lui rappelle les jours heureux
Est-ce votre première collaboration avec Arié Elmaleh ?
Oui, et j’ai découvert, à cette occasion, un partenaire de jeu à l’écoute, doublé d’un garçon bourré d’humour. Mais nous étions également entourés d’excellents comédiens, comme Gaëlle Bona, Marius Colucci, Baya Rehaz, Mikaël Chirinian ou encore Michel Jonasz.
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Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
Le genre. C’est ma première comédie policière. Cela me change du lieutenant Emma Tomasi que j’interprétais dans la série Profilage, sur TF1. C’est un téléfilm frais, les personnages sont légers et drôles. L’enquête n’est pas le sujet principal. Et l’intérêt réside surtout dans les liens qui unissent cette petite communauté. D’autre part, le lieu a été bien choisi. On ne sait pas vraiment où l’on est. C’est un peu hors du temps…
Ce téléfilm pourrait-il devenir le pilote d’une série ?
Tout dépendra, bien sûr, de l’accueil du public. Au départ, il s’agit d’une libre adaptation d’un polar de la romancière britannique Julia Chapman. Elle a, depuis, décliné les aventures de ses héros dans une collection qui compte huit tomes, et qui est intitulée « Les Détectives du Yorkshire ». Il y a de la matière pour imaginer une suite. D’ailleurs, elle est déjà écrite et pourrait être tournée ce printemps.
Avez-vous d’autres projets ?
Je vais tourner, pour Arte, la saison 2 de Patience mon amour, une série engagée racontant l’histoire de deux femmes qui se lancent dans le projet d’avoir un bébé. Ça aborde toutes les difficultés possibles, dont l’hostilité des autres et les jugements pas toujours bienveillants quand on se lance dans une PMA.
On connaît votre passion pour le théâtre. Vous verra-ton bientôt sur les planches ?
Je vais jouer trois représentations de La Mouette, de Tchekhov, au Théâtre de la Ville, à Paris, les 21, 22 et 23 février, en remplacement d’Hélène Bressiant.
INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI
Rendez-vous avec le crime : mardi 20 décembre à 21h10 sur France 3