Est-il vrai que vous ne rencontrez jamais l’invité avant l’interview ?
Nathalie Levy : Nous sommes dans une émission immersive, l’invité doit être complètement déconnecté ou, en tout cas, désorienté. Du début jusqu’à la fin. En revanche, on se rencontre après, avec beaucoup de joie. Il y a même parfois une étreinte et une grande marque d’affection. On échange alors beaucoup…
Les sentez-vous stressés ?
Oui. Je leur parle à l’oreillette, le temps qu’ils rentrent dans l’appartement. J’ai enregistré, récemment, avec la chanteuse Jain. Elle était désarçonnée. Pour les invités, il y a un côté « train fantôme ». Ils ouvrent une porte et ils ne savent pas très bien ce qui va leur arriver. Cela participe d’une mécanique troublante pour eux, et en même temps très excitante.
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Où vous trouvez-vous lorsque l’invité investit « l’appartement » ?
Je ne suis pas très loin, près de la régie qui se situe à 150 mètres du plateau. Je m’enferme dans une petite pièce attenante, une sorte de bulle, délibérément sombre. Je suis un peu comme dans ma caverne, avec des écrans qui me permettent de voir les moindres mouvements de l’invité, comme une crispation ou des mains qui se serrent. Je vois tout, et du coup, j’ai l’impression de respirer en même temps que lui…
En aparté, du lundi au jeudi à 20h30 sur Canal+