Police de caractères (France 3) Xavier Robic reprend le rôle de Joffrey Platel : « Étienne de Beaumont reste tel quel, coincé, bien éduqué »

Publié le 5 février 2022 à 15:21
© Sarah ALCALAY - FTV - Terence Films
Dans ce troisième épisode, le comédien reprend le rôle d’Étienne de Beaumont, l’adjoint coincé et malmené du capitaine Poquelin.

Cette enquête se déroule dans le monde de l’édition. Du pain bénit pour le personnage que vous interprétez…

Xavier Robic : En effet, Étienne de Beaumont, l’adjoint de Louise Poquelin (Clémentine Célarié, ndr), rôle qui était tenu par Joffrey Platel, est un passionné de littérature. Très érudit, il a ce don de résoudre les enquêtes en se référant à des œuvres classiques. On va découvrir, dans cet épisode, qu’il taquine aussi la plume et entretient quelques velléités dans ce domaine.

Dans cet épisode, un auteur de polars, Patrick Varney (Jean-Pierre Michael), est assassiné avec une clé USB. N’est-ce pas étrange, comme arme du crime ?

Ça donne une touche d’originalité. Cela change de la clé d’étranglement ou du bon vieux chandelier. On est en 2022 et nous assumons d’être un thriller 2.0. ! (Rires)

Le départ de Joffrey Platel a-t-il poussé les auteurs à réécrire votre personnage ?

Non, il reste tel quel, coincé, bien éduqué, héritier d’une aristocratie désargentée. Il a gardé, des fastes du passé, un cabriolet Peugeot 404 et le château familial, qui tombe en ruine. Le réalisateur, Gabriel Aghion, m’a juste demandé de m’approprier le personnage. Il m’a aussi confié qu’Étienne pourrait être moins lisse qu’il n’y paraît, dans les prochains épisodes.

Il se fait toujours autant bousculer et rudoyer par Louise…

Elle est très dure avec lui. Louise vient d’un milieu populaire. Elle est brut de décoffrage et n’utilise pas toujours les manières les plus élégantes pour parvenir à ses fins. Mais si leurs caractères sont diamétralement opposés, ces deux flics sont aussi complémentaires.

Vous n’aviez jamais tourné avec Clémentine Célarié. Comment s’est passée votre rencontre ?

Mon premier souvenir de Clémentine remonte à 1994. J’étais un tout jeune adolescent. J’avais été marqué par son baiser à un garçon séropositif, lors du premier Sidaction (en 1994). Elle a un fort capital sympathie. Cela a été un bonheur de travailler avec elle pendant deux mois. Son dernier livre (Les Mots défendus, Albin Michel), sur son cancer, est une belle leçon de vie et de courage. Je me rappelle qu’elle en finalisait l’écriture pendant le tournage.

Ce rôle, dans une série aussi populaire et qui attire près de 5 millions de téléspectateurs, ne serait-il pas une formidable opportunité de dynamiser votre carrière ?

Dans ce métier, il n’y a pas vraiment de règles. On a beau enchaîner les rôles, travailler d’arrache-pied, rien n’est jamais acquis. On peut très vite retourner dans l’ombre.

Cette année 2022 s’annonce pourtant pleine de promesses…

J’ai tourné dans Meurtres à Amiens, pour France 3, et achevé une série pour M6, qui s’appelle La Maison d’en face. Il y a quelques jours, j’ai enchaîné avec Prométhée, une série de science-fiction pour TF1, et puis tourné dans une série très connue de Netflix, dont je ne peux, pour des raisons contractuelles, vous divulguer le titre. Je dois convenir avec vous que j’ai un début d’année très chargé. 

Police de caractères : samedi 5 février à 21h10 sur France 3

Interview Hacène Chouchaoui

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