Philippe Bas (Destination X, M6) : « La production ne voulait pas d’un animateur ‘traditionnel' »

Publié le 4 janvier 2024 à 9:33
CAPTURE D'ECRAN/ITV/M6
Plus habitué à faire l’acteur, Philippe Bas devient ici animateur. Il guide les candidats de ce nouveau jeu d’aventure. Un rôle inédit qui lui a plu.

Qui a pensé à vous pour incarner Destination X ? 

Philippe Bas : C’est la production du jeu, qui avait une courte liste de prétendants, et j’en faisais partie. Ils ne voulaient pas d’un animateur « traditionnel ». Ils cherchaient quelqu’un qui incarne l’action. Quand on m’a présenté le concept et montré quelques images du programme belge d’origine, j’ai été conquis et j’ai embarqué dans cette aventure… C’est une grande première pour moi.

C’est un sacré challenge ? 

Oui, et l’occasion de sortir des cases dans lesquelles on a l’habitude de me trouver. J’ai toujours aimé faire des choses différentes, à la télévision ou au cinéma. Mais je ne suis pas un animateur et ne prétends pas en avoir les qualités. Il s’agit plus d’incarner un personnage qui guide les candidats jusqu’à moi, jusqu’à la dernière escale, la Destination X, d’où je leur parle à travers des magnétos. 

Comment avez-vous appréhendé ce nouveau défi ? 

Je me suis préparé comme pour un rôle, à partir d’une base et de certaines indications écrites. J’ai pu aussi apporter quelques précisions, construire le personnage avec la production. Par exemple, c’est moi qui ai soumis l’idée d’arriver à moto lors du premier épisode, afin d’apporter une certaine dynamique. 

Avez-vous l’âme d’un baroudeur ? 

Disons que j’ai le goût de l’aventure. Être acteur, c’est aussi prendre des risques, et j’aime ça. Je suis d’autant plus admiratif des candidats que je n’aurais pas pu participer à un tel jeu. Ça me crée des émotions de suivre leurs aventures, mais je ne serais pas prêt à me laisser guider à l’aveugle, à bord d’un bus aux vitres opaques, sans savoir où je vais. Ils sont très forts, mentalement ! 

N’avez-vous pas peur de déstabiliser votre public qui a l’habitude de vous voir dans des fictions ? 

Pour l’instant, les retours que j’ai de mes proches ou sur les réseaux sociaux sont positifs. Cela me réjouit, car j’aime distraire, au sens noble du terme, surtout avec ce programme. Je le trouve intelligent et ludique. Il permet également de s’évader. 

Quelles sont les destinations qui vous galvanisent ? 

À chacun de mes voyages, j’ai un enthousiasme enfantin et je trouve toujours de quoi m’émerveiller. J’ai tourné à Rio, au Brésil, l’été dernier, et j’ai été fasciné par un papillon bleu et violet cinq fois plus gros que ceux que l’on a l’habitude de croiser chez nous. L’observer m’a fait m’évader. Il n’est pas toujours nécessaire de partir au-delà de nos frontières pour rêver. Je ne me suis jamais autant épanoui qu’en voyageant à l’intérieur de moi, en tentant de comprendre et d’accepter certaines choses. 

Où vous verra-t-on en 2024 ? 

Dans un épisode de Capitaine Marleau (France 3, ndlr) sur lequel j’ai pris beaucoup de plaisir. Ce fut très intense de rencontrer et de travailler avec Corinne Masiero et Josée Dayan, avec qui j’ai eu une connexion évidente. Elle impose le respect. Et je suis au casting de Kali, de Julien Seri, pour Prime Video, avec Olivia Côte et Sabrina Ouazani.  

Destination X, jeudi 4 janvier à 21h10 sur M6

Par
Adeline Quittot