Petits plats en équilibre (TF1) – Laurent Mariotte : « Ce qui me plaît, c’est quand les gens m’arrêtent dans la rue pour me dire qu’ils ont refait ma recette »

Publié le 2 juillet 2024 à 9:12
NICOLAS EDWIGE/TF1
INTERVIEW. La pastille culinaire quotidienne de Laurent Mariotte prend ses quartiers d’été en Auvergne. Un air de vacances et un écrin de nature verdoyante avec lesquels il va encore nous mettre l’eau à la bouche.

Pourquoi avoir choisi le Cantal pour poser vos casseroles ? 

Laurent Mariotte : Je voulais aller dans une région rurale pour mettre en avant nos producteurs. La crise agricole a marqué le début de l’année, je voulais donc soutenir nos paysans. Et, en plus, les paysages sont sublimes ! 

Tourner en plein air suppose-t-il une longue préparation en amont ? 

Oui, on a fait pas mal de repérages pour trouver un élevage de vaches salers, un producteur de fromages… Je suis même allé voir une famille qui a pour tradition de faire chaque jour, à 10 heures, une soupe à base de cantal. On reste ici deux semaines pour enregistrer une trentaine d’émissions. 

Viande et fromages… Vos recettes vont-elles être meilleures pour le summer body ou le taux de cholestérol ? 

Si vous mangez une entrecôte ou une truffade midi et soir, forcément il va y avoir un problème d’équilibre alimentaire ! Je mets un point d’honneur à ce que les recettes soient variées, à base de produits de saison. Je vais, par exemple, préparer un « pounty » : une sorte de clafoutis avec des légumes du potager. On va aussi faire des grillades, des brochettes, une salade à base de lentilles de Saint-Flour… J’essaie de cuisiner pour tous. 

Mitonnez-vous encore en rentrant le soir chez vous ? 

Oui, car la cuisine est une respiration. C’est comme un sport, j’ai besoin d’en faire régulièrement. Mais je cuisine des choses simples, des recettes que j’ai créées pour la télé. Je vais d’ailleurs en rassembler une centaine dans un livre intitulé À ma table, qui sortira à la rentrée. On y trouvera, entre autres, le gratin de courges à la scamorza, les potimarrons rôtis aux olives et aux câpres, la brandade de morue, le poulet aux épices ou l’agneau à l’iranienne. J’ai une cuisine très voyageuse. 

Votre fils apprécie-t-il lui aussi vos bons petits plats ? 

Tout à fait, et il rapplique avec ses copains assez souvent. L’autre jour, je suis revenu de Toulouse avec 1,20 m de saucisse, que j’ai préparée avec des pommes sarladaises. Toute sa bande de potes s’est régalée ! 

Rêvez-vous d’un grand prime time culinaire sur TF1, comme au temps de MasterChef ? 

Je ne vois pas l’intérêt de faire un concours supplémentaire. Ce n’est pas la longueur de l’émission qui m’importe ni la case horaire. Ce qui me plaît, c’est quand les gens m’arrêtent dans la rue pour me dire qu’ils ont refait ma recette. 

La cuisine se décline aussi à la radio et dans la presse pour vous, avec le magazine Les Petits Plats de Laurent Mariotte. Vous ne frôlez pas l’indigestion ? 

Non. À la télé, c’est assez court, je ne peux pas tout raconter. Le magazine me permet de traiter de sujets en profondeur, que ce soit sur la fabrication du cantal, sur l’élevage des vaches ou sur les arnaques autour des olives ! 

Voilà dix-huit ans, vous avez passé votre CAP de cuisine. Mais vous n’avez toujours pas ouvert votre restaurant. C’est un projet qui mijote toujours ? 

C’était un rêve que j’ai lâché quand j’ai vu qu’avec mon CAP, je pouvais vulgariser la cuisine du quotidien dans des émissions de télévision. Mais l’idée trotte toujours dans un coin de ma tête, pas forcément d’ouvrir un restaurant, mais de trouver une autre façon de se mettre à table.

Petits plats en équilibre, à 12h55 sur TF1

Par
Corinne Calmet