Où vous trouvez-vous, cette année ?
Laurent Mariotte : Après le Pays basque, la Provence et la Bretagne, nous avons posé nos valises dans les terres, en Saône-et-Loire ! Durant l’été, on s’amuse à se promener dans différentes régions. Ça permet d’explorer le patrimoine culinaire à travers des recettes régionales et d’inviter les producteurs, les artisans et les chefs locaux. Et on a doublé le temps du programme, qui passe de deux à quatre minutes !
Connaissiez-vous cette région bourguignonne ?
Je la connaissais, comme beaucoup, pour l’avoir traversée, mais pas vraiment pour m’y être arrêté. Nous y sommes restés quinze jours, pour tourner la totalité des pastilles de l’été, et c’est magnifique. Les gens sont accueillants. C’est une région riche en termes d’élevage, de maraichage et de vignobles.
Comment élaborez-vous les recettes ?
Je travaille avec une petite équipe qui me suit depuis des années, maintenant. Je choisis les produits locaux et de saison et je m’inspire des recettes et des producteurs de la région. On teste les recettes plusieurs fois en amont. Je tiens à ce que les téléspectateurs puissent facilement refaire tout ce que je leur propose, avec des ingrédients très simples.
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De la cuisine accessible et rapide : c’est ça, finalement, la recette du succès de ce programme ?
C’est exactement ça. J’ai, certes, passé un CAP de cuisinier il y a seize ans, mais je ne suis pas un chef ! Je suis là pour défendre une cuisine du quotidien, pour parler des produits de saison et de la gastronomie en général, car c’est bien plus que des recettes. Il y a des histoires passionnantes qui se cachent derrière chaque plat. La cuisine, c’est aussi de la culture !
D’où vient votre passion pour la cuisine ?
Ça a toujours été en moi. Ça s’est renforcé quand je suis devenu papa, il y a une vingtaine d’années, maintenant. J’avais à coeur de savoir ce que je donnais à manger à mon fils. Et puis, je suis fils et petit-fils de paysans, donc, naturellement, j’ai baigné dans cet univers. Il y avait trois potagers dans le village où j’ai grandi, et j’y passais beaucoup de temps. On était presque en autonomie alimentaire.
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Consommez-vous aussi de la cuisine à la télévision ?
Je n’ai pas beaucoup de temps mais, quand je le peux, il m’arrive de jeter un oeil à ce qui se passe sur les autres chaînes. Il y a deux sortes d’émissions : les concours, comme Top Chef, et les émissions de cuisine qui donnent des idées. Mais, quand c’est trop technique, je passe mon tour.
N’avez-vous jamais eu envie d’ouvrir enfin votre propre restaurant ?
Si, et c’était la raison pour laquelle j’avais arrêté l’animation, il y a seize ans, et passé un CAP de cuisinier. J’avais dans l’idée d’ouvrir un établissement avec des copains, et puis la télévision m’a rattrapé ! Et, finalement, mon restaurant, c’est TF1 tous les midis !
Interview Adeline Quittot