Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à Pékin Express ?
Nicolas : Il y a quatre ans, Lucas m’a proposé de faire l’émission. Mais à l’époque, j’estimais que mes enfants étaient encore trop petits alors j’ai décliné. L’année dernière, en regardant le premier épisode de la saison 14, j’ai un peu saoulé ma femme en lui disant : "Ah c’est bien quand même, c’est bien !" Et comme elle voulait être tranquille, elle m’a dit : "Inscris-toi !", en pensant que nous ne serions jamais sélectionnés.
Comment se sont déroulés les castings ?
Lucas : Pendant toute la durée des sélections, on ne s’est pas pris le chou. On sait comment nous sommes. On fonctionnait étape par étape. Une partie du casting à Paris était très drôle. Moi je suis dans l’événementiel, donc des choses comme des micros ou des caméras, je connais. Mais Nico n’était pas du tout habitué. Du coup, on avait notre micro allumé face aux caméras, mais Nicolas ne s’en est pas rendu compte, alors il a été tel qu’il est d’habitude. Il a parlé très fort, il n’arrêtait pas de rigoler… Que des conneries ! J’en ai pleuré de rire. Sans se prendre la tête, tout cela a fait que nous avons été sélectionnés pour le casting final. Et ensuite, pendant toute l’aventure, ce qui transparait à l’écran, c’est nous, comme nous le sommes dans la vie de tous les jours.
Nicolas : Notre franc-parler, notre manière d’être ont dû plaire. Rester soi-même, c’est la preuve que cela fonctionne.
Certains aspects de Pékin Express vont ont-ils surpris ?
Lucas : C’est incroyable la machine qui se cache derrière une telle émission ! À l’écran, on ne se doute pas une seule seconde de tout ça. Dans l’aventure en tant que telle, cela nous a touché d’être accueilli par des gens sans qu’ils ne se posent des questions. Quand deux animaux comme Nico et moi arrivons chez des inconnus et qu’ils nous acceptent à bras ouverts, c’est extraordinaire.
Aviez-vous des craintes sur le fait que des tensions éclatent dans votre duo ?
Lucas : Vivre 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 avec la même personne, même avec nos femmes on ne l’oserait pas ! Dans notre quotidien, on a le travail, etc. Dans Pékin Express, on vit ensemble, on dort ensemble… Donc c’est normal que, parfois, on en avait marre l’un de l’autre. Nous étions déjà partis dans l’aventure avec l’idée qu’on allait se prendre la tête tout le temps. Mais ce n’est pas arrivé tant que ça ! Nous nous sommes apprivoisés, car encore une fois, on est deux animaux, il faut le reconnaître ! On a appris à vivre ensemble, temporiser, mettre de l’eau dans son vin. L’important c’était d’aller le plus loin possible sans se tirer dans les pattes.
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Votre relation est-elle devenue encore plus forte grâce à l’émission ?
Nicolas : On va boire un café ensemble tous les samedis matin (rires) ! Bien sûr, on s’appelle souvent, on sait qu’on est là l’un pour l’autre. La relation a été décuplée.
Qu’est-ce qui a été le plus dur à vivre pour vous ?
Lucas : Pour nous deux, sans aucun doute, c’était l’éloignement de nos proches. Ça devenait parfois une pénitence.
Nicolas : Une torture ! Quand on n’est jamais parti plus de deux jours sans sa femme et ses enfants, c’est très compliqué à vivre.
Vous détenez le record de victoires d’étapes de toute l’histoire de Pékin Express, vous remportez la somme maximale possible, 100 000 €… Vous vous attendiez à être aussi performants et à marquer l’histoire de l’émission ?
Lucas : On a toujours fonctionné étape par étape. On ne s’était donné aucun but, hormis d’aller le plus loin possible en se donnant à fond sans jamais ne rien regretter. On vivait au jour le jour. À aucun moment, on ne s’attendait à établir un record et à repartir avec la cagnotte maximale.
Quel bilan global dressez-vous de votre aventure à Pékin Express ?
Nicolas : Toute l’aventure était incroyable. Les bons moments comme les mauvais, qui se transforment finalement en bons moment aussi. Aujourd’hui encore, on a du mal à réaliser ce que l’on a vécu. Rien que de me remémorer le fait de traverser l’ultime ligne d’arrivée avec mon frère me donne encore envie de pleurer.
Lucas : C’est encore difficile à décrire toutes les belles choses que l’on a pu vivre. On en garde des souvenirs incroyables, c’est l’aventure d’une vie.
Propos recueillis par Benoît Lesueur