Pékin express : Stéphane Rotenberg réagit à l’abandon de Brandon et Nathan… « Nous n’avions jamais connu ça ! » (EXCLU)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 21:00
M6
Alors que la 18ème saison de Pékin express a démarré hier sur M6, son animateur nous raconte les coulisses d’une saison placée sous le signe de la bonne humeur. 

Cette 18ème saison a bien démarré en termes d’audience. C’est toujours rassurant, même après tant d’années ?

Stéphane Rotenberg. Bien sûr, cela fait toujours plaisir d’avoir une telle récompense, surtout quand on travaille beaucoup. C’est fou de se dire qu’au bout 18 années, on est encore capable de faire des scores costauds.

Est-ce que vous arrivez à expliquer la fidélité des téléspectateurs à la marque Pékin Express ?

Quand l’émission a été lancée, c’était un autre monde télévisuel. On a pu bénéficier à l’époque d’une très forte notoriété, parce que les gens n’avaient pas autant de choix de chaines. Aujourd’hui, dans un océan de concurrence, on a effectivement l’avantage que le public connait la marque. Cet historique nous aide. Et puis, c’est une émission qui a marqué plusieurs générations. Certains candidats qui participent aujourd’hui me disent : "Je vous regardais quand j’étais petit". Ça ne me fait pas forcément plaisir dans l’absolu ! (Rires). Mais c’est un programme qu’on regarde en famille, avec lequel on grandit. Les gens ont un rapport très bienveillant avec Pékin Express, c’est un peu une Madeleine de Proust pour eux.

Après l’Amérique du Sud, c’est l’Asie du Sud-Est qui est mise en lumière cette année. Un endroit du monde que vous aviez déjà exploré avec Pékin Express… 

Oui mais nous n’étions pas retournés à Bali depuis 13 ans. Nous avions également déjà tourné en Malaisie, mais dans la partie insulaire. Kuala Lumpur, c’est une découverte totale ! Et depuis notre dernier passage il y a 13 ans, le Vietnam a beaucoup changé. A chaque fois, il suffit de faire un pas de côté, quelques centaines de kilomètres, pour se retrouver sur des sites inconnus. Une route 100% inédite, aujourd’hui, ce serait compliqué. Nous avons déjà tourné dans 45 pays. Entre les pays en guerre, les pays instables et les pays plus riches que la France, qu’on essaie d’éviter, le choix est restreint…

A quel point la destination change et impacte l’aventure des candidats ?

Énormément ! L’incompréhension fait partie du sel de Pékin Express, cette difficulté à créer du lien parce qu’on a du mal à se faire comprendre. C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’on ne s’est jamais rendu dans les régions francophones du monde comme l’Afrique de l’Ouest, du Nord, ou encore la Polynésie. Sans compter que les codes sociaux sont souvent très éloignés des nôtres. En Asie par exemple, quand les candidats se jettent dans les bras de leurs hôtes, souvent on voit les gens qui se raidissent, parce que ça ne fait pas du tout. Bien sûr, ils se rendent compte que c’est une marque d’affection, ils l’accompagnent, mais ce n’est pas du tout dans leur coutume. Provoquer l’empathie, qui est la clé de cette émission, devient beaucoup plus dur que dans d’autres endroits.

Quel regard portez-vous sur les binômes de cette saison ?

Nous sommes allés chercher des anti-héros, des gens qui ne sont pas vraiment taillés pour la compétition sur le papier, et nous avons misé sur l’auto-dérision. On voulait qu’ils soient capables de rire d’eux-mêmes, de leurs propres difficultés, voire incompétences, parce que c’est un programme où ils peuvent se retrouver dans des situations difficiles, et parfois ridicules. Si on n’accepte pas de montrer à la France entière qu’on n’y arrive pas, qu’on galère, c’est violent.

Comment avez-vous vécu l’abandon de Brandon et Nathan ?

Nous avions adoré leur profil. Des jumeaux hyper attachants, dotés de personnalités très différentes et qui n’avaient jamais quitté la Belgique. Mais le rythme effréné du début de course les a complètement déstabilisés. Nous n’avions jamais connu ça ! Un abandon aussi tôt dans la course c’est terriblement frustrant, pour eux comme pour nous. Peut-être qu’un jour nous leur donnerons une deuxième chance…

Est-ce que la nouvelle règle du drapeau blanc va donner lieu à des moments cocasses ?

Quand on a le drapeau blanc, on est sauvé mais…on peut aussi se le faire "piquer" par une autre équipe ! C’est l’objet de toutes les convoitises. Il y a comme une obsession à trouver le binôme qui le possède. L’émission se transforme alors en une grande partie de cache-cache !

Top Chef, l’autre émission que vous présentez sur M6, reviendra très prochainement. Et la saison s’annonce événementielle…

Oui car on voulait marquer le coup pour les 15 ans du programme. Nous avons voulu augmenter de manière spectaculaire la taille du jury mais aussi son nombre d’étoiles au guide Michelin, pour évidemment atteindre les 15 étoiles ! Nous avons donc recruté deux nouvelles cheffes, Stéphanie Le Quellec et Dominique Crenn. Les trois garçons et les trois filles vont s’affronter autour de deux brigades. Et le match sera arbitré en cours de saison par une des légendes vivantes de ce métier : Pierre Gagnaire. Ça promet…

Par
Amandine Scherer