Au vu des images, on sent que vous vous êtes bien marrées, au Sri Lanka ?
Inès Reg : Qu’est-ce qu’on a rigolé ! Je pense n’avoir jamais autant ri de ma vie. En arrivant, je me suis demandé ce que je faisais là… Et, en partant, j’ai dit : « Laissez-moi revenir ! »
Pourquoi vous lancer avec votre soeur dans cette compétition ?
Nous sommes fans du programme depuis l’enfance. Anaïs avait déjà passé deux fois le casting. Lorsque l’on m’a contactée, j’ai tout de suite pensé à elle. Ma soeur a réalisé mon rêve de monter sur scène. C’était à mon tour d’exaucer le sien.
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Comment vous a-t-elle aidée ?
J’ai toujours voulu faire de la scène. Mais je ne savais pas comment m’y prendre. En 2012, pour Noël, elle a loué le théâtre du Petit Gymnase, à Paris. Et m’a dit : « Invitons la famille, les amis et, si tu les fais rire, je promets de te lancer. » J’ai débuté comme ça.
Et vous aimez crapahuter, partir vers l’inconnu ?
Une aventurière, moi ? Mais jamais de la vie ! Avant le départ, Anaïs voulait que l’on s’entraîne. À quoi bon aller courir pour avoir des courbatures ensuite ? Avec le stand-up, je n’avais pas une minute à moi. La veille du décollage, je me produisais encore à Dijon. J’ai quitté le Zénith à 1 heure du matin pour filer à l’aéroport, à Paris. Douze heures plus tard, j’étais à l’autre bout du monde. Et quelle claque !
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Pékin Express, c’est dur ?
Devant son poste de télé, on ne peut pas imaginer à quel point c’est horrible de crapahuter sous 45 °C… Et moi, j’avais peur de tout. Mon seul réconfort ? C’était toutes ces belles rencontres. Ces inconnus, si gentils, qui vous offrent l’hospitalité, le repas… Je ne les oublierai jamais. Une famille nous a même prêté l’unique ventilateur de leur maison ! Pékin Express m’a fait comprendre que si l’on veut s’aider et avancer ensemble, on peut, tout est possible !
Racontez-nous ce trajet où vous apprenez à votre chauffeur le titre Djadja, de la chanteuse Aya Nakamura…
L’auto-stop, c’était ma hantise. De nature timide, je déteste faire le premier pas et déranger les gens. Et là, on tombe sur un chanteur sri-lankais qui accepte de nous véhiculer. Il nous montre ses vidéos aux millions de vues et nous fait un mini-show-case. Illico, j’oublie les caméras. Je me lâche et lui fais chanter du Nakamura. Le plus dingue, c’est qu’il assure !
Vous en avez vécu d’autres, des moments aussi drôles ?
Là, ce n’est rien. Attendez la suite…
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Le paddle, vous savez comment ça marche, à présent ?
Mais quelle galère, cet engin ! On a ramé, ramé, ramé et, avec le courant, on ne cessait de reculer. Ce jour-là, nous avons vécu toutes les émotions : rire, stress, tristesse… Je ne suis pas près de recommencer !
Au-delà de l’humour, quelle autre facette de votre caractère va-t-on découvrir ?
Mon empathie, mon amour pour les autres et la grande confiance que je peux accorder à l’être humain, parfois à mes dépens…
Interview Caty Dewanckèle