Pékin Express (M6) – Inès Reg : « On ne peut pas imaginer à quel point c’est horrible de crapahuter sous 45 °C »

Publié le 13 juillet 2022 à 13:35
Patrick ROBERT/M6
Avec sa soeur, l’humoriste forme l’un des six binômes de cette édition spéciale Duos de choc. Elle nous raconte son aventure.

Au vu des images, on sent que vous vous êtes bien marrées, au Sri Lanka ? 

Inès Reg : Qu’est-ce qu’on a rigolé ! Je pense n’avoir jamais autant ri de ma vie. En arrivant, je me suis demandé ce que je faisais là… Et, en partant, j’ai dit : « Laissez-moi revenir ! » 

Pourquoi vous lancer avec votre soeur dans cette compétition ? 

Nous sommes fans du programme depuis l’enfance. Anaïs avait déjà passé deux fois le casting. Lorsque l’on m’a contactée, j’ai tout de suite pensé à elle. Ma soeur a réalisé mon rêve de monter sur scène. C’était à mon tour d’exaucer le sien. 

Comment vous a-t-elle aidée ? 

J’ai toujours voulu faire de la scène. Mais je ne savais pas comment m’y prendre. En 2012, pour Noël, elle a loué le théâtre du Petit Gymnase, à Paris. Et m’a dit : « Invitons la famille, les amis et, si tu les fais rire, je promets de te lancer. » J’ai débuté comme ça. 

Et vous aimez crapahuter, partir vers l’inconnu ? 

Une aventurière, moi ? Mais jamais de la vie ! Avant le départ, Anaïs voulait que l’on s’entraîne. À quoi bon aller courir pour avoir des courbatures ensuite ? Avec le stand-up, je n’avais pas une minute à moi. La veille du décollage, je me produisais encore à Dijon. J’ai quitté le Zénith à 1 heure du matin pour filer à l’aéroport, à Paris. Douze heures plus tard, j’étais à l’autre bout du monde. Et quelle claque ! 

Pékin Express, c’est dur ? 

Devant son poste de télé, on ne peut pas imaginer à quel point c’est horrible de crapahuter sous 45 °C… Et moi, j’avais peur de tout. Mon seul réconfort ? C’était toutes ces belles rencontres. Ces inconnus, si gentils, qui vous offrent l’hospitalité, le repas… Je ne les oublierai jamais. Une famille nous a même prêté l’unique ventilateur de leur maison ! Pékin Express m’a fait comprendre que si l’on veut s’aider et avancer ensemble, on peut, tout est possible ! 

Racontez-nous ce trajet où vous apprenez à votre chauffeur le titre Djadja, de la chanteuse Aya Nakamura… 

L’auto-stop, c’était ma hantise. De nature timide, je déteste faire le premier pas et déranger les gens. Et là, on tombe sur un chanteur sri-lankais qui accepte de nous véhiculer. Il nous montre ses vidéos aux millions de vues et nous fait un mini-show-case. Illico, j’oublie les caméras. Je me lâche et lui fais chanter du Nakamura. Le plus dingue, c’est qu’il assure ! 

Vous en avez vécu d’autres, des moments aussi drôles ? 

Là, ce n’est rien. Attendez la suite… 

Le paddle, vous savez comment ça marche, à présent ? 

Mais quelle galère, cet engin ! On a ramé, ramé, ramé et, avec le courant, on ne cessait de reculer. Ce jour-là, nous avons vécu toutes les émotions : rire, stress, tristesse… Je ne suis pas près de recommencer ! 

Au-delà de l’humour, quelle autre facette de votre caractère va-t-on découvrir ? 

Mon empathie, mon amour pour les autres et la grande confiance que je peux accorder à l’être humain, parfois à mes dépens… 

Interview Caty Dewanckèle 

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