Pékin express (M6) – Florian et Gabriel : « On ne se remet pas de notre défaite »

Publié le 5 septembre 2018 à 21:54
Patrick ROBERT/M6
D’abord outsiders, le binôme d’inconnus a créé la surprise en se hissant en finale de "Pékin express : la course infernale", face à Didier et Christina. S’ils ne sont pas repartis de Tokyo avec la victoire, Florian et Gabriel on gagné une belle amitié. Entretien.

Télé 7 jours : Vous avez démarré l’aventure après les autres candidats, en replacement du premier binôme d’inconnus. Vous vous imaginiez aller jusqu’en finale à ce moment là ?

Gabriel : Dès le premier jour, j’ai dit à Florian que l’objectif était d’aller en finale, même si j’ignorais encore si on en avait les capacités. Pékin express a toujours été un rêve pour moi, mais être finaliste était encore plus fort. J’imaginais que ça procurait des émotions uniques dans une vie, et pour le coup, je ne m’étais pas trompé.

Florian : Pour ma part, je n’ai jamais eu la prétention de me dire que j’allais aller en finale. Quand j’ai démarré le jeu, mon but était d’aller le plus loin possible. Au fur et à mesure, Gabriel m’a transmis son envie. J’aurais tellement voulu gagner, pour moi bien sûr, mais surtout pour lui dont c’était le rêve absolu.

Dans les saisons passées, nous avons rarement vu des binômes d’inconnus qui fonctionnaient aussi bien que le votre…

Gabriel : C’est vrai que les binômes d’inconnus ont tendance à un peu moins s’entendre. Du moins leurs différences étaient plus évidentes que leurs points communs, ce qui n’était pas notre cas. On a pris le fait de ne pas se connaitre comme une force. Ça nous a permis de nous tirer l’un et l’autre vers le haut, et d’aller de l’avant.

Florian, c’était comment de conduire un kart dans les rues de Tokyo, déguisé en Mario ?

Florian : J’ai eu beaucoup de gêne. Parce que pendant que je laissais Gabriel faire du stop, je m’éclatais. Il y en a un qui bosse pendant que l’autre se promène tranquillement. C’était un moment bizarre, mais tellement magique.

Gabriel, vous avez été impressionnant lors du quiz sur le Japon. D’où vous venaient ces connaissances ?

Gabriel : Même moi je n’en ai aucune idée (rires). Je pense que c’est de la culture générale, acquise au fur et à mesure des années. Je n’ai même pas la passion du Japon. Pour tout vous dire, c’est l’un des derniers pays qui m’attirait pour partir en voyage…

Au sprint final, vous avez su répondre à toutes les questions concernant cette saison de Pékin express

Gabriel : En tant que fan de l’émission, je connaissais cette règle. C’est pourquoi j’avais tout noté sur un petit carnet pendant toute l’aventure. La vieille du dernier jour de course, j’ai tout appris par coeur. Ça nous a bien servi !

Florian : Gabriel est ma petite encyclopédie de poche de Pékin express.

Lors du troisième sprint, vous vous êtes retrouvés en grande difficulté pendant l’auto-stop…

Florian : On est restés sur place entre 1h et 1h30. Personnellement j’ai perdu pieds, parce qu’on avait tout pour arriver premiers et récupérer de l’argent : on a réussi l’épreuve, on est parti très rapidement… et c’est la catastrophe derrière. C’est une baffe. A ce moment là, on ne comprends pas ce qui nous arrive.

Gabriel : On a peut-être fait une erreur stratégique en restant sur cette route très fréquentée. On aurait peut-être dû partir plus loin. Mais c’est facile à dire avec le recul.

Pas trop dur de se remotiver après avoir perdu presque toute votre cagnotte ?

Gabriel : J’ai beaucoup parlé à Florian, parce qu’il était très affecté.

Florian : Il m’a reboosté. J’ai bu ses paroles, et on a remis les compteurs à zéro. La communication a été une énorme force pour notre binôme.

C’était très serré pendant toute la finale…

Gabriel : C’était un truc de malade, on croisait Christina et Didier en permanence. Je n’avais jamais vu ça dans une finale de Pékin express. Ça montre à quel point le niveau était haut cette année. C’était encore plus stimulant.

Qu’est-ce qui se passe dans votre tête quand vous arrivés et que vous comprenez que vous avez perdu ?

Gabriel : Même si on sait qu’on a perdu, on continue à courir, les jambes ne s’arrêtent pas. Le fait de voir le gong, le logo de Pékin express en géant, la baie de Tokyo, et surtout Didier et Christina fiers et droits, et Stéphane à côté avec une mine l’air de dire "Désolé les gars"… Ça fait mal, c’est un traumatisme. On ne s’en remet pas… Même aujourd’hui (rires).

Vous seriez prêts à repartir ?

Florian : De suite ! On resigne de la même façon et on repart. On attend que ça.

Gabriel : Si on nous appelle demain, on pars dans l’heure. Par contre cette fois on y va pour gagner.

Florian : Oui, là on gagne !

Vous êtes toujours amis aujourd’hui ?

Florian : Bien sûr. Je suis chez Gabriel depuis samedi soir, et il est venu plusieurs fois me voir dans les Vosges. On a un projet en commun. Comme on est tous les deux passionnés par l’univers des médias, on voudrait co-animer une émission sur le web. Gabriel a inventé des concepts de jeu qu’on va essayer de mettre en pratique.

Interview Camille Sanson

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