L’étau se resserre au Kazakhstan pour cette 21e saison de Pékin Express, où les températures glaciales continuent de mettre les nerfs des candidats à rude épreuve. Lors de l’étape du vendredi 28 novembre, cinq binômes étaient encore en lice : Kevin et Sophie, Fabien et Missak, Sonide et Raphaël, Nathalie et Charlotte, ainsi que les deux inconnues, Lyçaona et Marianne. Une étape intense, marquée par un retour spectaculaire des deux anonymes… et un duel final particulièrement cruel.
À lire également
Pékin Express (M6) : Quel duo a été éliminé vendredi 28 novembre ?
Les inconnues frappent fort
L’aventure démarrait au cœur du sublime Canyon de Charyn avec une redoutable "course en tapis". Chaque duo devait dérouler un tapis sous ses pieds pour progresser jusqu’à la ligne d’arrivée… sauf que tous n’avaient pas été gâtés par le tirage. Dans la seconde partie de la course, le drapeau noir, toujours aussi redouté, a joué son rôle de trouble-fête. Nathalie et Charlotte, malgré plusieurs tentatives pour y échapper, ont fini par l’hériter. Pendant ce temps, Kevin et Sophie remportaient leur première victoire d’étape, accompagnée d’une amulette d’une valeur de 10 000 euros. Fabien et Missak se sont hissés à la seconde place, suivis de près par les frère-sœur, Sonide et Raphaël. Dernières avec le drapeau noir, Nathalie et Charlotte ont alors dû choisir leur adversaire pour le duel final… et c’est le binôme frère-sœur qui a été désigné.
Charlotte vs Sonide, un sprint pour la survie
Pour ce dernier face à face, Charlotte et Sonide se sont affrontées dans une course courte mais déterminante. La Belge a pris le dessus, éliminant ainsi Sonide et Raphaël aux portes des quarts. Les deux aventuriers n’ont pu retenir leur émotion, submergés à l’idée de quitter l’aventure. Dans une interview accordée à Télé-Loisirs, Raphaël a confié son amertume vis-à-vis du choix de leurs adversaires. "Moi je me suis demandé si on n’aurait pas mieux fait de garder le drapeau pour choisir qui on allait affronter. On aurait pris les garçons, jamais de la vie on aurait choisi Nathalie et Charlotte", a-t-il expliqué.
Sonide partageait également ce ressenti : "Le duel final, c’est vraiment une bataille de stop et les filles étaient beaucoup trop fortes en stop". Mais malgré la déception, les deux candidats ont choisi de retenir avant tout la beauté de leur aventure. "Non, moi j’ai eu tout ce que je voulais. On retient tous ces paysages, les habitants, l’expérience avec ma sœur c’était incroyable aussi", a assuré Raphaël. Et sa sœur d’ajouter d’ailleurs dans le même esprit : "On n’était pas dans la course à l’amulette, pour nous l’objectif c’était de rester le plus longtemps possible pour rester ensemble. Il n’y a pas eu de tensions entre qui que ce soit, on s’est tous très bien entendus".
À lire également
"Être noir ça a compliqué les choses"
Toujours à Télé-Loisirs, Sonide et Raphaël se sont confiés sur l’étape qui a été la plus difficile pour eux. "Le premier trek avec les boules de neige ! J’en ai fait des cauchemars en plus c’était le premier jour j’étais en stress tout du long. J’ai souffert, je ne m’attendais pas à ce que ce soit si compliqué, j’ai senti mes courbatures du premier jour jusqu’au dernier", a raconté la jeune femme. Et Raphaël de se souvenir : "Des fois on attendait une heure sur le bord de la route aussi, il y avait que deux voitures qui passent. Ma sœur sautait partout, elle paniquait (rires)".
Le frère et la soeur ont également tenu à revenir sur la façon dont ils ont été perçus en tant que personnes noirs au Kazakhstan… "C’est vrai qu’on ne voit pas tout à la télé, d’ailleurs c’est assez frustrant parce qu’on ne voit pas toutes les galères qu’on a eues. Ça a l’air très facile alors qu’en stop on était très mauvais", a commencé Sonide avant que son frère ne revienne sur un point important : "Être noir ça a compliqué les choses pour nous. Les gens étaient choqués, ils nous prenaient en photo sans même nous dire bonjour…". Puis Sonide de conclure : "C’est un point non négligeable sur ce stop et en plus, Raph est très grand, il a un physique imposant donc on montrait plutôt ma tête en premier".