Paris en chansons (France 3) : ces tubes qui rendent hommage à la capitale française

Publié le 5 juillet 2024 à 12:09
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Mireille Dumas met en lumière les artistes ayant chanté notre capitale, qui a inspiré le plus de mélodies au monde, dans Paris en chansons à voir ce vendredi à 21h10 sur France 3. Tour de chant.

L’hymne éternel d’Edith Piaf

Si elle n’est pas la toute première interprète de Sous le ciel de Paris (Jean Bretonnière la chantait déjà, en 1951, dans le film éponyme), Édith Piaf a immortalisé cette chanson en 1954, vendant un Paris de carte postale au monde entier. Pour la chanteuse Zaz : "Piaf incarne l’esprit français… C’est une enfant de la rue. Elle chante les gens. Elle chante le peuple. Je travaillais dans des pianos-bars, des cabarets, et les touristes voulaient tout le temps entendre du Piaf. Cette chanson, c’était la capitale dans tout ce qu’elle représente. C’est une danse dans Paris. On passe par tous les quartiers. Et, toujours, ce romantisme…" Un magnifi que plaidoyer pour la ville des amoureux. 

Joe Dassin, un Américain à Paris 

Qui ne l’a pas fredonnée au moins une fois dans sa vie ? La chanson Les Champs-Élysées est sans doute l’une des plus connues au monde. Son succès a été immédiat, dès sa sortie, en 1969. Elle est interprétée, avec un charme nonchalant, par Joe Dassin, Parisien d’adoption. "Je suis un Américain né à New York, venu ici pour la première fois en 1952. On m’a inscrit dans une école française… Je me trouve ici comme un poisson dans l’eau. De temps en temps, aussi, comme une sardine dans une boîte." Une référence amusée aux embouteillages, tournés en dérision dans deux autres titres, Bip bip, et La Complainte de l’heure de pointe (À vélo dans Paris).

Le Paname de Slimane

Pour Slimane, l’enfant de Chelles, en grande banlieue parisienne, la capitale semblait un rêve inaccessible. "J’avais toujours l’impression d’être un touriste, à Paris. Je me suis senti parisien il n’y a pas si longtemps que ça." Preuve en est avec cette déclaration, dans sa chanson, Paname : "Un jour à Paris je chanterai que j’l’aime." Ce qui ne l’empêche pas de conserver une partie de son cœur de l’autre côté du périphérique. "Je vis entre les deux. Quand j’ai besoin d’un peu de lumière dans la nuit, je vais à Paris. Quand j’ai besoin d’une vraie nuit, je vais en banlieue."

La révolution Dutronc 

Diffusé sur les ondes en février 1968, le titre de Jacques Dutronc, Il est cinq heures, Paris s’éveille, est un clin d’œil prémonitoire à la révolte initiée par les étudiants, vite rejoints par le monde ouvrier, quelques semaines plus tard. Ce passage en atteste : "Les journaux sont imprimés, les ouvriers sont déprimés, les gens se lèvent, ils sont brimés, c’est l’heure où je vais me coucher." Ici, on est loin d’un Paris fantasmé, comme le justifie l’interprète : "Je ne voulais pas d’un Paris habituel, avec un mec portant un béret, une baguette, et de l’accordéon".

Paris en chansons est à voir ce vendredi à 21h10 sur France 3

Par
Frédéric Lohézic