Pourquoi avoir abandonné La Réac’ du réac, votre chronique de l’année passée, au profit de 4 minutes douche comprise ?
Pablo Mira : L’élection présidentielle étant passée, Zemmour ayant perdu et le contexte social et politique étant moins propice, elle ne nous semblait plus assez pertinente. J’avais envie de revenir à un exercice de base, qui consiste à faire des blagues sur l’actualité, et ce, le plus régulièrement possible. Notre ambition était de promettre au public de trouver dans cette chronique les meilleures vannes du jour !
L’exercice n’est pas évident…
Il n’est pas complexe en soi, c’est l’exercice d’écriture et de fabrication qui peut parfois s’avérer difficile. Autour de moi, j’ai une équipe de trois auteurs qui ont à coeur, comme moi, de faire le meilleur travail possible. Cette saison, il aura fallu un mois et demi pour installer ce rendez-vous, mais là, on trouve qu’on a réussi à faire de cette chronique quelque chose d’assez abouti et on compte encore monter en puissance.
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Le titre de votre chronique, 4 minutes douche comprise, est-il un clin d’oeil au surnom donné au président Chirac, séducteur invétéré, mais plutôt rapide si l’on pense à la bagatelle ?
Un peu, oui… Je voulais surtout qu’on en comprenne le concept rapidement et que l’on sache ce qu’on allait y trouver, à savoir de l’humour, avec de la coquinerie dedans !
Coquinerie à l’image de l’une de vos dernières interventions, où vous êtes apparu, en plateau, vêtu d’un mini-short en jean ?
Par exemple, oui ! Ce mini-short, je l’avais emprunté à ma compagne et, depuis, on l’a encadré au-dessus de notre lit ! (Rires)
Pourquoi avoir choisi ce métier d’humoriste ? Aviez-vous un plan B en cas d’échec ?
J’avais surtout un plan C, un plan Chômage, si ça n’avait pas fonctionné ! Après des études en sciences politiques, où je m’ennuyais, et une courte carrière de journaliste, je me suis dirigé, à 27 ans, vers le seul truc pour lequel j’étais à peu près doué : faire marrer les autres. Petit à petit, je suis arrivé à la télé, en 2014, en intégrant Le Grand Journal (Canal+).
Que ce soit à la radio, à la télévision, dans des livres, sur les réseaux sociaux ou dans des podcasts, vous sévissez sur pas mal de terrains…
Oui, mais je me considère avant tout comme un humoriste, et peu importe le média sur lequel je parviens à faire rire les gens. La télévision n’était pas une fin en soi, mais je dois reconnaître que j’adore ça ! Je suis un passionné d’émissions américaines de divertissement, d’infotainment, et je me verrais bien explorer davantage ce type de programmes… La télévision est un média où l’on a encore les moyens de créer de belles choses et où l’on a un rapport privilégié avec le public, et cette relation spéciale me plaît beaucoup.
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