Invité dans l’émission de Canal+ En Aparté ce mercredi 11 octobre, le comédien Michel Blanc est revenu auprès de Nathalie Levy sur son parcours. Il en a notamment profité pour évoquer son amitié avec Gérard Jugnot avec lequel il a notamment formé la troupe du Splendid. "On a commencé ensemble à faire du théâtre au lycée. On ne jouait pas les sketchs de Poiret et Serrault, mais on avait la même attirance pour leur humour. Ensuite, quand on a quitté le lycée, chacun de son côté, on a essayé d’écrire des sketchs Gérard et moi. Et c’était très inspiré de l’humour de Jean Poiret", a-t-il confié après avoir vu un cliché de Jean Poiret et Michel Serrault ensemble.
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Le comédien de 71 ans en a également profité pour évoquer ses débuts compliqués au théâtre.
"Je n’avais pas trouvé mon comique. Pendant trois ans, on a travaillé avec Tsilla Chelton qui était une prof absolument extraordinaire, mais je n’avais pas trouvé mon humour, ma manière de faire rire. Gérard (Jugnot, ndlr) l’a trouvé très vite. Dès les premiers sketchs dans les cafés-théâtres, Gérard faisait crouler de rire la salle et moi je me prenais quand même des gadins parce que je n’avais pas trouvé mon humour." a-t-il dit.
Michel Blanc a finalement trouvé un modèle dans le réalisateur Woody Allen. "Quand j’ai vu un film de Woody Allen, je me suis dit que ça me ressemble bien et que c’est avec ça que je peux faire rire aussi. Et c’est de là qu’est né Jean-Claude Dusse." a-t-il expliqué.
Si Michel Blanc s’est lancé dans le comique il semble que son adolescence ait été tout l’inverse comme il l’a confié à Nathalie Lévy puisque sa mère a eu un cancer alors qu’il était encore adolescent. "Quand j’ai eu 15 ou 16 ans, j’ai cru que ma mère allait mourir. Elle a eu un cancer très sérieux et 80 séances de radiothérapies. Il n’y avait pas de chimie à l’époque, et tous les soirs je l’entendais tousser et je me disais ça a gagné les poumons elle va mourir. En fait, elle est morte à 90 ans, mais sur le coup, ça a été le moment où à la fois, je n’aimais pas mon adolescence et en plus elle se terminait peut-être dans la perte de ma mère donc c’était très dur à vivre", a-t-il confié.