Olivier Minne balance sur ses relations avec les dirigeants de France Télévisions : « Personne ne m’écoutait »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:36
LAURENT VU/ALP/FTV
Quelques mois après avoir quitté France Télévisions pour M6, Olivier Minne a pris la parole pour faire quelques confidences sur ses relations avec ses anciens dirigeants. Ou plutôt ses non-relations car il le ne cache pas qu’il n’a eu que très peu de contacts avec eux malgré ses trente ans de carrière.

C’est l’un des transferts les plus étonnants du dernier mercato télévisé. Figure de France 2 depuis plus de trente ans grâce, notamment, à la présentation de Fort Boyard, Olivier Minne a décidé il y a quelques mois de prendre un nouveau départ sur M6 ; chaîne sur laquelle il a par exemple relancé récemment Le Maillon Faible.

Olivier Minne sur son départ de France Télévisions

Si Olivier Minne a pris un tel virage, c’est avant tout par envie de tester de nouvelles émissions, lui qui n’avait que peu d’opportunités intéressantes sur France Télévisions, comme il le dit lui-même. "L’année dernière, ils m’avaient proposé une émission qui ne me semblait pas aboutie. J’ai décliné", confie-t-il ainsi au Parisien/Aujourd’hui en France. Interrogé sur un éventuel manque de considération des dirigeants de France Télévisions à son encontre, il explique avec franchise qu’il ne "sait même pas comment ils le considéraient puisqu’il n’avait pas de contact avec eux". "Je fais partie des animateurs qui ne frappent pas à la porte de la Direction. Mais en plus, je suis prêt à arrêter une émission si je ne me sens plus en phase avec. C’est ce qui s’est passé pour Le Club des invincibles. Je trouvais que l’émission devait être retravaillée et personne ne m’écoutait », ajoute-t-il ainsi.

Olivier Minne ironise sur le désintérêt des dirigeants de France Télévisions pour Fort Boyard

Refusant de dire qu’il se "sentait mal-aimé" à France Télévisions comme Laurence Boccolini, il précise que pour lui, ce "n’est pas une question de se sentir aimé ou pas mais d’être dans une dynamique positive", "d’initier des projets", "d’essayer des choses", de "sentir qu’on fait partie de l’équipe", "d’être dans l’énergie globale du groupe". "La télévision, c’est toujours sans garantie. S’il n’y a pas d’autre projet en parallèle, on sent que ça finira mal », lance-t-il avant de confirmer, en ironisant, que ni Delphine Ernotte, ni Stéphane Sitbon-Gomez, les dirigeants de France Télévisions, n’ont pris la peine de venir un jour sur le tournage de Fort Boyard. « Oui mais bon, ce n’est pas si simple d’aller sur le Fort. Il faut prendre le bateau et on peut avoir le mal de mer", conclut-il.

Par
Clara Kolodny