N’oubliez pas les paroles : « Je pensais pouvoir aller plus loin »… Céline déçue de son élimination après 21 victoires (EXCLU)

Publié le 17 juillet 2024 à 18:04
BANIJAY PRODUCTION MEDIA
Après 21 victoires et 105 000 euros de gains, Céline a quitté ce soir, mercredi 17 juillet, l'aventure N'oubliez pas les paroles, sur France 2. La candidate s'est confiée en exclusivité à Télé 7 jours sur son départ. 

Pourquoi avez-vous voulu participer à N’oubliez pas les paroles ?

Céline : Au départ, parce que ça a commencé il y a une dizaine d’années, mon mari me disait souvent, alors qu’on était en voiture et qu’il y avait une chanson qui était super récente à la radio et que je connaissais déjà : "Pourquoi tu ne fais N’oubliez pas les paroles ?". Il faut savoir qu’à l’époque, je ne regardais jamais, je connaissais même pas vraiment l’émission et ses règles.

Quelques années plus tard, alors que mon mari était au travail le samedi, et que je n’avais pas encore d’enfant à l’époque, je me suis mise devant la télé et je suis tombée sur l’épreuve de la finale dans l’émission. J’ai vu que la fille en question gagnait 20 000 euros sur "Le dilemme" des Dix commandements. Et donc, à ce moment-là, dans ma tête, c’était clair (rires). Mon mari rentre du boulot et je lui dit : "C’est bon je vais faire N’oubliez pas les paroles. Je m’en sens capable"

Vous tentez alors l’aventure ? 

Un an plus tard, en 2018, arrive ma première diffusion. J’avais gagné 5 000 euros et au niveau casting, j’ai eu de la chance puisque j’ai été prise direct alors que beaucoup de gens galèrent. Le fait de gagner dès la première fois cette somme avec seulement un an de révisions, m’a rendue super contente. Et puis, on se dit, si je réussisà en travailler encore plus, je peux arriver à aller plus loin. J’avais envie d’y arriver, de me prouver que j’en étais capable, peut-être. Et du coup, quand j’y suis retournée en 2022, je suis tombée sur Manon, une des grandes maestros. Je n’avais même pas pu me défendre en faisant la même chanson…

Je me suis effondrée parce que j’avais révisé et je me disais que mes quatre as de révisions tombaient à l’eau… Manon est ensuite revenue dans les loges et direct, elle m’a prise dans ses bras et elle m’a dit : "Je sais ce que c’est, je suis passée par là, tu vas y arriver. Persévère". Et puis juste après, il y a Anthony Pinto, le directeur de casting, qui est venu me voir et qui m’a dit pareil : "Céline, tu peux y arriver, tu peux devenir une grande"

Vous êtiez-vous fixé un objectif pour cette nouvelle participation ?

Tout était possible, c’est toujours pareil, je pouvais carrément ne pas y arriver encore une fois, ou y arriver… Dans ces cas-là, je n’avais pas vraiment d’objectif. Je me disais que je voulais vivre les 20 000 euros. Ça, c’était mon objectif premier d’avoir cette sensation et de me dire : "Allez, j’ai eu le frisson des 20 000 euros".

Justement, vous remportez 20 000 euros dès la première émission. Qu’est-ce que ça vous a fait ?

J’étais tellement choquée, c’est tellement dingue comme sensation qu’on ne se pose pas de questions (rires). De toute façon, là on n’a même pas le temps de se poser des questions. On tourne, on fait des retouches maquillage et on y retourne ! Et puis on se dit, je vais essayer de garder ce micro d’argent. Je ne me posais pas forcément de questions d’objectifs jusque-là, mais je me disais : "Tu l’as, c’est génial, tu peux le garder maintenant".

Vous atteignez ensuite le cap des 50 000 euros, puis des 100 000 euros. Est-ce que vous en êtes consciente lors de ces victoires ?

Non, pas vraiment consciente dans le sens où tant qu’on ne l’a pas sur son compte en banque, je pense qu’on n’est pas conscient de ça (rires). Et je ne les ai pas encore sur mon compte en banque mais c’est vrai que sur le moment, on se dit que c’est vraiment un truc de malade. On vient d’acheter notre maison avec mon mari, et là, de se dire d’un coup, d’un seul, je me retrouve avec 50 000 euros, c’est un truc de dingue. C’est un rêve éveillé !

Comment avez-vous vécu votre passage à la télé et les commentaires sur les réseaux sociaux ? 

Je m’étais dit que je n’allais pas regarder les réseaux officiels, parce que la première fois que j’étais passée, je m’en étais pris plein la tronche en 2018. J’avais perdu au bout de deux émissions, j’avais été obligée de créer une page spéciale, ce qui me paraissait hyper prétentieux mais le problème, c’est qu’en une semaine, j’avais eu 90 demandes d’amis sur ma page perso. Donc je m’étais dit, OK, je vais quand même faire une page spéciale. Et du coup, je regarde ce qu’il dit sur cette page-là. Et puis aussi sur un groupe qui est plutôt bienveillant et même comme ça, j’ai réussi à tomber sur quelques commentaires négatifs. Je suis très sensible comme fille, et du coup, ça peut vite me perturbe… 

Comment votre mari qui vous a beaucoup soutenue a-t-il vécu votre succès sur France 2 ? 

Alors bien sûr, il était stressé (rires). D’ailleurs, la première fois que je suis passée, à l’époque, on pouvait encore avoir des gens dans le public, il y avait eu ma mère, ma meilleure amie, ma sœur, une amie de la famille, et mon mari m’avait dit à l’époque : "Non, je ne vais pas venir moi parce que je vais te mettre une pression supplémentaire. Tu vas sentir mon stress". Il m’a beaucoup soutenue. 

Pensiez-vous aller aussi loin dans l’émission ? 

J’avais tellement travaillé que oui, je pensais pouvoir aller aussi loin, voire même plus loin. Même si, avec du recul, je me dis qu’il faut vraiment être une machine pour aller vraiment dans les hautes sphères, parce qu’il y avait la fatigue des tournages, c’est un vrai marathon… Donc, je pense que physiquement, au niveau de la concentration, tout ça, ça a été très très dur. 

Vous perdez à quelques points… Pas trop frustrée ? 

Ça a été rageant, effectivement. Mais je suis abasourdie à ce moment-là. Après, je ne devrais pas pleurer parce que c’est quand même un beau parcours. J’ai remporté 105 000 euros, c’est un truc de malade. Bon, j’avoue que j’ai pleuré (rires), on ne peut pas contrôler ses émotions. Quand on est à ce niveau-là, on se dit qu’on peut aller plus loin donc forcément ça fait un choc… Mais au moins, ça m’a permis de rentrer chez moi, de profiter de ma famille, de passer à autre chose, c’était cool. Mes proches sont contents et puis je pense que mon mari était aussi soulagé que je rentre, parce que le petit bonhomme, pour le gérer tout seul, c’est pas évident (rires).

Par
Kahina Boudjidj