N’oubliez pas les paroles (France 2) : Sophie nous explique son explosion de larmes suite à son élimination du tour préliminaire (EXCLU)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:35
Capture d'écran France 2
Hier soir, lundi 30 septembre, Sophie, qui a brillé dans N'oubliez pas les paroles en 2023, était de retour sur le plateau de France 2 pour le tour préliminaires des Masters. Si elle s'est inclinée face à Justine, la candidate nous a confié être fière de ce match qu'elle a terminé avec beaucoup d'émotion. Interview. 

Comment avez-vous vécu le fait de revenir dans N’oubliez pas les paroles ?

Sophie : Disons qu’on revient dans un autre contexte parce qu’on revient avec des gens qu’on connaît, parce qu’on sait un petit peu le groupe qu’on va former. Ça faisait des mois, des semaines qu’on discutait tous ensemble. On est devenu très proche. C’est vrai que ça prend quand même une autre dimension par rapport au parcours classique, parce qu’on sait qu’on va être à côté, on va jouer face à un ami, face à un copain avec qui on a partagé des choses. Dans tous les cas, honnêtement, je n’ai pas entrevu les masters. Je leur disais tout le temps aux copains, justement : "Je révise pour n’avoir aucun regret". Je ne voulais  pas me retrouver face à une chanson et me dire : "Mince, je n’ai pas révisé". J’y allais pour m’amuser et profiter, vraiment, parce que le parcours classique, c’est quand même beaucoup de stress, on a beaucoup d’attente. On a passé un temps fou à réviser et on se dit : "Bon sang, je fais beaucoup de sacrifices…". On y va dans un état d’esprit totalement différent.

Vous étiez donc dans un autre état d’esprit pour ce tour préliminaire ?

Oui, je voulais profiter, m’amuser à fond, profiter des copains. Et dans tous les cas, tant mieux pour eux s’ils passent parce que ça me fera tout à fait plaisir. C’est vrai que dans le groupe, il y en a qui y sont allés en disant qu’ils seraient déçus s’ils ne passaient pas mais ce n’était pas mon cas. Je n’y allais pas dans cet état d’esprit-là. Sur mon parcours classique, il y a une part de moi qui n’a pas profité à fond. Et là, je me suis dit : "Je sais que ça va être la fin, je sais que c’est les derniers moments, quelle que soit l’issue, il faut que je prenne un peu plus de plaisir quand même". J’ai fait le maximum que j’ai pu, tout en profitant de mon été. Je ne me suis pas enfermée à la maison (rires) mais j’ai quand même, malgré tout, beaucoup révisé, juste pour n’avoir aucun regret. 

Avez-vous révisé avec les autres candidats du tour préliminaire ? 

On a un peu révisé ensemble, oui. C’est vrai que je n’ai pas trop la possibilité de me connecter ou de faire des visios, des choses comme ça mais si on avait un doute sur une chanson, on demandait : "Là, vous dites quoi ?". Il y a une entraide, une très bonne entente, on n’était pas dans une atmosphère de concurrence. 

C’est Justine qui passe au tour d’après, vous fondez en larmes… de joie. Comment vous sentez-vous à ce moment ? 

Ce qu’il se passe, c’est qu’on est en égalité de points, donc je fais tous mes points. Comme elle a commencé la première à chanter, c’est elle qui va dans le fauteuil et c’est moi qui vais chanter la même chanson. Je vois la chanson arriver, c’est une classique et je l’ai apprise. Là, je rappelle à Nagui, et j’explique au public : "Vous savez, Nagui, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais sur mon parcours, sur l’épreuve de la même chanson, je n’ai pas réussi. Je n’ai fait qu’une seule clochette sur 8 victoires et donc sur 9 émissions en tout". Je lui explique à quel point ça a été compliqué pour moi, cette épreuve, que je l’ai vécue comme un échec personnel parce que les chansons que j’avais revues, et re-revues, je n’ai pas réussi à ce moment-là à les sortir… 

Vous finissez par conjurer le sort… 

Est-ce que je m’y attendais tellement, finalement ? Je ne sais pas. Je commence la chanson, je ferme les yeux, je me mets dans ma bulle et je la déroule. Je vois les paroles en face de moi comme si je les lisais. Et à un moment donné, je m’arrête de chanter, j’ouvre les yeux, je regarde Nagui, la musique s’arrête. Il lève les bras, l’air de dire : "Voilà". Je chante la chanson jusqu’au bout ! Je mets ma main devant ma bouche en me dis : "Non, mais je l’ai fait, je l’ai réussie !". Je ne pensais pas aller jusqu’au bout et pour moi, ce que j’ai fait, c’est ma victoire. Je viens de tout gagner. C’est-à-dire que je viens de réussir quelque chose qui me manquait pour être fière de moi. J’ai bouclé la boucle (rires). 

Vous êtes aussi tombée sur Les copains d’abord de Georges Brassens, ça avait un sens supplémentaire pour vous ? 

Quand je réfléchis après coup, et je le dis en plus aux copains de la bande, j’ai pu chanter dans mon thème, à 50 points, Les copains d’abord. C’est une chanson que je connais très bien depuis toujours. C’est uj petit clin d’oeil et je suis contente de l’avoir chantée, parce qu’elle est vraiment destinée aux copains de N’oubliez pas les paroles. Je leur ai dit : "Elle est pour vous, celle-là, les copains". C’était vraiment mon état d’esprit, on va dire, sur le plateau. C’était partager avec les copains avant tout et ça, ça m’apporte plus que la victoire ou qu’une quelconque somme d’argent.

Pas de regrets donc de ne pas être allée plus loin ? 

Pas du tout, c’était juste important pour moi de montrer que je ne suis pas là par hasard et que j’ai ma place. C’est-à-dire que j’ai mis 90 points, j’ai chanté ma même chanson jusqu’au bout, on est à égalité de points. Je me fais éliminer, certes, mais c’est à cause du classement, parce que je suis moins bonne qu’elle au classement de la saison. Je n’ai rien à regretter sur le match que je fais. Je fais le match parfait, le match que j’aurais tellement voulu faire sur mon parcours et que je n’ai jamais fait ! Et mon émotion, c’était vraiment des pleurs de joie et pas de tristesse. Je me sentais victorieuse quelque part. Je repars chez moi sereine et je prouve que je méritais bien ma place. C’est vraiment un super match. Justine était hyper émue aussi, et on était contentes parce qu’on ouvrait le bal, vu que c’était le premier match du tour préliminaire. Je n’en retiens que du positif ! 

Par
Kahina Boudjidj