Qui êtes-vous Karine ?
Karine : C’est une question philosophique (rires) ! Je suis orthophoniste, maman de deux enfants. Je chante aussi dans un groupe de rock où l’on interprète nos propres compositions mais en anglais, pas en français.
Pourquoi avez-vous voulu participer à N’oubliez pas les paroles ?
Je regardais l’émission depuis très, très, très longtemps. Je la regardais déjà quand j’étais étudiante. Ça fait 12 ans que je suis orthophoniste. C’était mon petit moment de détente quand je rentrais de la fac. Après les cours, je me mettais devant N’oubliez les paroles et ça me détendait, ça me faisait du bien car j’aime beaucoup la musique.
Et c’est de là que vous vous êtes dit : "Il faut que j’y participe un jour" ?
Ça ne m’est pas venu à ce moment-là de me dire que j’allais y participer. J’aimais regarder, j’aimais écouter, je passais un bon moment. Mais l’envie d’y participer est arrivée plus tard. C’est un ami à moi qui a participé. Et quand je l’ai vu dans l’émission, je me suis dit : "Mais s’il y va, pourquoi pas moi ?". À partir de là, je me suis dit : "Tiens, tu vas tenter ta chance, tu vas y aller toi aussi". Il m’avait raconté qu’il s’était beaucoup amusé, qu’il avait passé un super moment. Alors pourquoi pas moi aussi ?
Vous n’êtes pas la seule à avoir brillé dans l’émission en étant orthophoniste. Il y a Louis, il y a Charlotte… Est-ce qu’il y aurait un lien entre votre métier et la facilité de l’apprentissage des chansons ?
Je ne sais pas, mais je vous dirais que pour le concours d’orthophoniste, on nous demandait des choses très larges au niveau de l’apprentissage. Donc pour moi, on va dire que c’était déjà un entraînement (rires) qui fait qu’après, on a une bonne mémoire. Je sais que moi, qu’à l’époque, quand je passais le concours, on pouvait nous demander autant des choses scientifiques, mathématiques, que des définitions de mots… C’était hyper, hyper large et ça demandait déjà de travailler beaucoup et d’avoir une grande mémoire. Je pense donc que ça doit participer. C’est probablement un tout, ça doit avoir un lien, oui.
Depuis combien de temps révisiez-vous avant de vous présenter à N’oubliez pas les paroles ?
Je me suis vraiment, vraiment mise à réviser la naissance de ma fille en avril 2020, donc il y a un peu plus de 3 ans et demi.
"Le feeling est très bien passé"
Avez-vous des techniques de révisions particulières ?
C’est un peu mélangé. Je n’ai pas l’impression de travailler. J’écoute beaucoup à l’oreille. J’ai énormément de playlists que j’écoute beaucoup. J’ai des enfants qui aiment bien réentendre les musiques et qui me disent : "Maman, encore celle-là". Et donc ça rentre à force de les entendre.
Combien de chansons avez-vous réussi à apprendre ?
Ça, c’est hyper compliqué à dire (rires) parce que je n’ai jamais calculé. J’avais situé ça vers 500 chansons. Je m’étais dit : "Je dois en connaître à peu près 500". Mais il est possible qu’il y en ait plus. Après, à côté, j’ai quand même un travail. Je ne me gâche pas la vie, je ne m’empêche pas de m’occuper de mes enfants ou de passer un week-end avec mes enfants. Je sais qu’il y en a de certaines qui passent des week-ends entiers à réviser. Ça ne m’est jamais arrivé.
Et au final, ça a quand même payé…
Oui, et c’est pour ça que je ne pensais vraiment pas arriver à faire un parcours comme ça sans avoir passé beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à réviser. Pour moi, c’était une obligation pour entrer dans les Masters. Je me disais qu’il fallait avoir passé des week-ends entiers, avoir passé des vacances à réviser.
Quand vous entrez dans N’oubliez pas les paroles, avez-vous un premier objectif ?
J’espérais être là lors de la prochaine émission (rires). Je me disais que ça serait bien d’être là encore car je m’amuse bien et que je n’ai donc pas forcément envie de laisser ma place. Évidemment, au moment où il faudra la laisser, je la laisserai avec plaisir. Mais oui, on s’amuse tellement qu’on espère être encore là à l’émission d’après parce que c’est l’éclate, c’est génial.
Et le fait de rencontrer Nagui, c’est comment ?
Je suis contente de voir qu’il a le même humour sur le plateau qu’en dehors. Comme c’est tout à fait mon genre d’humour, le feeling est très bien passé.
Vous grimpez les échelons émission par émission… D’abord, le seuil des 50 000 euros, puis celui des 100 000, jusqu’à dépasser celui des 200 000 euros. Vous avez conscience du chemin parcouru ?
C’est vraiment quand j’ai commencé à me rapprocher du classement des meilleurs Maestros que j’ai pris conscience de ce chemin parcouru. Avant ça, je n’avais pas vraiment cette conscience-là du classement. Cela dit, j’ai la conscience du chiffre parce que je le vois en nombre d’années de travail que ça représente pour faire ce montant… Je compare en termes d’années de salaire et c’est juste énorme !