N’oubliez pas les paroles (France 2) : Pierre-Yves quitte l’aventure et revient sur ce moment qu’il n’oubliera “jamais” (EXCLU)

Publié le 2 août 2025 à 18:14
Capture d'écran France 2
Éliminé après 25 émissions et 104 000 euros de gains, Pierre-Yves quitte N’oubliez pas les paroles avec le sourire… et des projets plein la tête. Entre une chanson culte de Starmania qu’il n’oubliera jamais, une élimination sur fond de fatigue, et l’envie de revenir plus fort, le maestro revient sur son parcours riche en émotions !

Pourquoi avoir retenté votre chance une troisième fois dans N’oubliez pas les paroles ?

Pierre-Yves : Je dirais deux choses, un peu liées. D’abord, c’est que la première participation est vraiment la plus dure. Après, on connaît le plateau. Moi, je suis de nature assez timide, donc c’est un gros challenge. Une fois qu’on l’a fait une fois, on se dit : "OK, ça fait toujours peur, mais je l’ai déjà fait, je peux le refaire." La deuxième raison, c’est que je m’étais énormément stressé la première fois. Je me disais : "Peut-être qu’en y retournant, je serai plus détendu. Peut-être qu’un jour, j’arriverai à gagner." Et même participer sans gagner, ce n’est pas perdu, c’est toujours un super moment

Qu’est-ce qui vous avait motivé pour la première participation ?

Il y avait ce côté challenge, justement, par rapport à la timidité. Et puis quand on aime chanter sans être professionnel ni vouloir le devenir, N’oubliez pas les paroles est vraiment le seul endroit où l’on peut chanter dans d’aussi bonnes conditions. Les musiciens nous rattrapent, même si on est en retard ou faux. C’est super. J’aimais de plus en plus la chanson française. C’était l’occasion de découvrir plein de titres. C’est une superbe expérience !

Pour cette troisième fois, vous étiez venu avec des objectifs ?

Pas du tout (rires) ! Évidemment, on rêve tous des 20 000 euros, mais plus j’y allais, plus j’étais détendu. Je me disais : "Si je perds, tant pis." Je n’avais pas trop confiance en moi au départ. Quand j’ai atteint les 2 000 euros, je me suis dit : "OK, c’est du bonus maintenant."

Quand Nagui vous dit que vous faites partie des meilleurs démarrages, ça vous fait quoi ?

Ça m’a vraiment donné confiance en moi, notamment dans le jeu. Je me suis dit : "Allez, prends confiance, tu peux peut-être continuer." J’étais beaucoup moins défaitiste qu’au début.

Vous êtes plutôt dans un état d’esprit "au jour le jour" alors ?

Oui, très clairement. Je voulais éviter de me flageller si jamais je me plantais (rires). Dans cette émission, on peut se tromper sur un mot qu’on connaît… Il y a la connaissance, mais aussi la capacité à la restituer sous pression. Je fais de mon mieux. Si ça ne passe pas, tant pis.

Combien de temps vous a-t-il fallu pour vous sentir prêt ?

J’étais assez désorganisé (rires). J’avais une playlist de 1 600 chansons, dont certaines que je n’ai jamais écoutées encore aujourd’hui (rires). J’en connaissais très bien d’autres. Je me forçais à écouter des chansons que je n’aimais pas mais qui reviennent souvent. Nagui m’a demandé sur le plateau, j’ai dit 450 par cœur, mais c’est très approximatif.

Justement quel lien avez-vous avec Nagui sur le plateau ?

Il est super encourageant ! C’est notre seul vrai soutien émotionnel là-bas. Il détend l’atmosphère, fait des blagues, et entre les émissions, il dit toujours un petit mot sympa. Il fait très bien son boulot (rires).

Vos premiers 20 000 euros, qu’est-ce que ça vous a fait ?

En fait, je réalise à peine. Déjà à 10 000 euros, j’étais fou (rires). C’est ce palier-là qui m’a le plus marqué. J’avais tenté une chanson que je ne maîtrisais pas bien, et j’ai retrouvé les paroles à la dernière seconde.   Je suis illustrateur freelance, donc ce gain va vraiment me soulager financièrement.

Ce soir, vous avez atteint les 50 000 euros, vous réalisiez davantage ?

Moins, en réalité (rires). C’est paradoxal… Les premiers 10 000 m’ont marqué. Ensuite, j’étais dans l’euphorie (rires). C’est surtout le plaisir de rester dans le jeu qui me motive car j’espère tomber sur une chanson de Céline Dion ou de Starmania, que j’adore.

Justement, avez-vous un souvenir marquant ?

Oui, la chanson la "Complainte de la serveuse automate" de Starmania. J’en suis fan ! J’aurais été triste de ne pas en avoir une. Quand je l’ai vue apparaître, j’étais en frissons (rires). C’est un moment que je n’oublierai jamais !

Vous avez atteint 104 000 €, c’est énorme. Qu’allez-vous faire de cet argent ?

Je vais d’abord acheter beaucoup de livres mais l’idée, c’est surtout d’avoir une stabilité financière. Je ne suis pas très dépensier. J’envisage peut-être un achat immobilier, un projet auquel je ne pensais même pas avant.

Et cette fameuse élimination, qu’est-ce qui vous a manqué ?

C’était une chanson de Soprano. Je la connaissais un peu, mais je n’avais pas la bonne coupe. J’étais très fatigué depuis plusieurs émissions. Je suis surtout content pour ma concurrente, elle a eu 20 000 euros, tout le monde était heureux.

Des regrets de ne pas être allé aux Masters directement ?

Il me manquait encore presque 100 000 euros, donc je n’étais pas si près. Le fait d’avoir obtenu une place en tour préliminaire me suffit amplement. C’est un beau cadeau !

Le fait de pouvoir revenir vous motive-t-il ?

Oui, à fond (rires) ! Depuis mon élimination, je révise beaucoup plus sérieusement. J’ai envie de donner le meilleur pour ne rien regretter.

Et les Masters, ça représente quoi pour vous ?

Je ne m’y suis jamais projeté. Je ne pensais même pas faire six émissions ! J’en ai fait 25… C’est déjà bien au-delà de mes espérances (rires).

Par
Kahina Boudjidj