N’oubliez pas les paroles (France 2) : Pierre éliminé aux portes des Masters ! Il revient sur son beau parcours (EXCLU) 

Publié le 13 juin 2024 à 18:03
BANIJAY PRODUCTION MEDIA
Après plusieurs semaines à la tête de N'oubliez pas les paroles, Pierre tire, hélas, ce soir, jeudi 13 juin, sa révérence. Le champion qui n'était pas loin d'entrer dans les Masters s'est confié à Télé 7 jours sur sa belle aventure. 

Quel était votre objectif en participant à N’oubliez pas les paroles ?

Pierre : Je me suis dit qu’on verra où ça me mènera (rires). En 2021, je n’ai pas pu chanter la même chanson, j’ai fait tous mes points, j’ai fait 60 points, et je suis allé dans le fauteuil, et Solène, qui était maestro à ce moment-là, a fait retenir la clochette. Donc franchement, quand je suis arrivé la deuxième fois, je me suis dit qu’on verra… Mon premier objectif, c’était de de pouvoir chanter la même chanson déjà. J’appréhendais un peu ça parce que je n’avais pas du tout l’expérience de cette étape de l’émission. Je n’avais pas d’objectif de gain. Et arriver là où j’en suis aujourd’hui, c’était inimaginable ! Je ne pensais pas aller aussi loin.

Justement, le fait d’être éliminé aux portes des Masters, n’est-ce pas une frustration pour vous ? 

Déception, oui. Je dois dire que j’ai été un peu déçu. C’est vrai qu’être si proche du but, ne pas y accéder, c’est dommage. Mais je ne l’ai pas mal vécu. En fait, je pense que, comme je le disais juste avant, le fait de ne pas m’être trop projeté dans les masters fait que j’étais moins déçu. Si je m’étais fixé cet objectif dès le début, je pense que j’aurais été vraiment, vraiment très, très déçu. Mais je reconnais que ça aurait quand même été super d’y arriver surtout qu’il me manquait 9000 euros pour entrer dans les Masters. 

Content quand même du chemin parcouru ? 

Bien sûr ! Si on m’avait dit le premier jour, quand je suis rentré sur le plateau, moi qui voulais juste décrocher le micro d’argent à la base, que j’allais repartir avec 168 000 euros et 27 victoires, j’aurais signé tout de suite le contrat (rires). J’aurais dit, OK, il n’y a pas de souci, je prends ce qu’il y a à prendre. Je suis très heureux de ce qu’il s’est passé et de mon parcours. 

Combien de chansons avez-vous apprises ? 

J’ai eu un peu de chance (rires). J’ai commencé à réviser en 2020, quand j’ai compris que je passais la première fois dans l’émission, en 2021. À ce moment-là, j’ai suivi un monsieur qui mettait un tableur avec toutes les émissions passées en fonction du nombre de fois de même chanson. Je me suis dit, mais en fait, c’est un génie ce mec ! Il a tout compris. Je me suis dit, si j’apprends des chansons qui passent le plus souvent dans l’émission, statistiquement, j’ai plus de chances de tomber sur des chansons que je connais.
Et donc, je suis parti de ce principe-là. J’ai commencé par toutes les mêmes chansons, donc il y en avait 450 à ce moment-là. Et puis j’en avais revu 200 à 300 en plus. Toujours en commençant par celles qui sont les plus passées dans l’émission. J’avais une base de 700 chansons en 2021. Et entre-temps, je suis arrivé à 1200 chansons travaillées, j’ai une playlist avec 1200 chansons. Je les valide à chaque fois, et la playlist augmente mais, comme je dis sur le plateau, il y en a qui s’enlèvent un peu de la mémoire et revoir 1200 chansons tout le temps, c’est compliqué (rires), donc on va dire que j’en connais 900 chansons par cœur.

Comment Claire, votre épouse, vous a-t-elle aidé à réviser ? 

Elle a d’abord cru en moi ! Et elle m’a aidé à réviser, je lui faisais les mêmes chansons, donc en version karaoké. Et même en ayant relu, écouté, je ne sais pas, un nombre incalculable de fois certaines chansons, quand je lui faisais la chanson, elle se rendait compte qu’il y a un mot que je disais mal, que ce n’était pas le bon mot donc ça m’a vraiment aidé. Et puis, c’est grâce à elle que je m’inscris et que je rappelle l’émission en 2020. C’est elle qui a le plus cru en moi ! 

Vous êtes quand même le 35e meilleur maestro, ce n’est pas rien ! Ça vous fait quoi ? 

D’entendre ça, c’est incroyable, c’est fou. Quand Nagui me le dit, c’est là, je pense, que je me rends compte du parcours. C’est exceptionnel. Parce que quand on est dedans, on ne s’en rend pas compte, on avance émission après émission. Ce n’est pas par prétention, mais je me dis : “il n’y a quand même que 34 personnes au-dessus de toi, qui sont mieux que toi”. C’est fou. Et encore une fois, je n’imaginais jamais aller aussi loin. J’avais peut-être dans un petit coin de ma tête cette sorte de rêve de se dire imagine si tu vas jusqu’aux Masters. Donc oui, c’est un beau parcours, je ne peux pas le nier (rires). 

Ça s’est passé comment avec Nagui ? Vous aviez l’air plutôt complices. 

Oui, on a l’air complices c’est vrai et je l’ai aussi senti comme ça sur le plateau. C’est quelqu’un qui est très bienveillant. C’est quelqu’un qui est beaucoup dans la vanne. Et moi, je ne suis pas quelqu’un qui se vexe facilement par rapport à une pique ou une blague. Donc, je pense qu’il a peut-être compris ça. Et du coup, c’est vrai qu’il m’a un petit peu vanné mais c’est le jeu quoi. Je savais en arrivant là-bas que Nagui était comme ça. Il disait que quand on fait un pas de travers, il nous plaque gentiment. Je me suis très bien entendu avec lui, il m’a mis à l’aise. Quand j’étais bon, il me félicitait et quand je ratais, il me disait que c’était pas grave. Je retiens de lui sa bienveillance et le fait qu’il soit attentionné.

Quel est votre plus beau souvenir dans le jeu ? 

Le tout premier, c’était la première émission où j’ai chanté La Grenade, de Clara Luciani. J’ai failli confondre deux couplets, je me suis concentré, et c’est là que j’ai vécu la première fois aussi l’épreuve de la même chanson. Donc ça c’est un gros souvenir, d’entendre la clochette et de dire, c’est bon, tu es maestro. C’est mon plus beau souvenir.

Qu’est-ce que vos élèves pensent de votre parcours ?

C’est la folie, c’est incroyable ! La première fois, j’ai mis 20 minutes pour accéder à ma salle (rires). Entre les collègues qui voulaient me féliciter, les élèves qui étaient comme des fous… C’était incroyable. Là, ça s’est un peu tassé. Ils sont tous venus, au moins une fois, me dire bravo. Et j’ai d’ailleurs toujours des “bravo monsieur dans la cour”. 

Par
Kahina Boudjidj