Pourquoi avoir retenté votre chance une troisième fois dans N’oubliez pas les paroles ?
Pierre-Yves : Je dirais deux choses, un peu liées. D’abord, c’est que la première participation est vraiment la plus dure. Après, on connaît le plateau. Moi, je suis de nature assez timide, donc c’est un gros challenge. Une fois qu’on l’a fait une fois, on se dit : "OK, ça fait toujours peur, mais je l’ai déjà fait, je peux le refaire." La deuxième raison, c’est que je m’étais énormément stressé la première fois. Je me disais : "Peut-être qu’en y retournant, je serai plus détendu. Peut-être qu’un jour, j’arriverai à gagner." Et même participer sans gagner, ce n’est pas perdu, c’est toujours un super moment.
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Qu’est-ce qui vous avait motivé pour la première participation ?
Il y avait ce côté challenge, justement, par rapport à la timidité. Et puis quand on aime chanter sans être professionnel ni vouloir le devenir, N’oubliez pas les paroles est vraiment le seul endroit où l’on peut chanter dans d’aussi bonnes conditions. Les musiciens nous rattrapent, même si on est en retard ou faux. C’est super. J’aimais de plus en plus la chanson française. C’était l’occasion de découvrir plein de titres. C’est une superbe expérience !
Pour cette troisième fois, vous étiez venu avec des objectifs ?
Pas du tout (rires) ! Évidemment, on rêve tous des 20 000 euros, mais plus j’y allais, plus j’étais détendu. Je me disais : "Si je perds, tant pis." Je n’avais pas trop confiance en moi au départ. Quand j’ai atteint les 2 000 euros, je me suis dit : "OK, c’est du bonus maintenant."
Quand Nagui vous dit que vous faites partie des meilleurs démarrages, ça vous fait quoi ?
Ça m’a vraiment donné confiance en moi, notamment dans le jeu. Je me suis dit : "Allez, prends confiance, tu peux peut-être continuer." J’étais beaucoup moins défaitiste qu’au début.
Vous êtes plutôt dans un état d’esprit "au jour le jour" alors ?
Oui, très clairement. Je voulais éviter de me flageller si jamais je me plantais (rires). Dans cette émission, on peut se tromper sur un mot qu’on connaît… Il y a la connaissance, mais aussi la capacité à la restituer sous pression. Je fais de mon mieux. Si ça ne passe pas, tant pis.
Combien de temps vous a-t-il fallu pour vous sentir prêt ?
J’étais assez désorganisé (rires). J’avais une playlist de 1 600 chansons, dont certaines que je n’ai jamais écoutées encore aujourd’hui (rires). J’en connaissais très bien d’autres. Je me forçais à écouter des chansons que je n’aimais pas mais qui reviennent souvent. Nagui m’a demandé sur le plateau, j’ai dit 450 par cœur, mais c’est très approximatif.
"Ce gain va vraiment me soulager financièrement"
Justement quel lien avez-vous avec Nagui sur le plateau ?
Il est super encourageant ! C’est notre seul vrai soutien émotionnel là-bas. Il détend l’atmosphère, fait des blagues, et entre les émissions, il dit toujours un petit mot sympa. Il fait très bien son boulot (rires).
Vos premiers 20 000 euros, qu’est-ce que ça vous a fait ?
En fait, je réalise à peine. Déjà à 10 000 euros, j’étais fou (rires). C’est ce palier-là qui m’a le plus marqué. J’avais tenté une chanson que je ne maîtrisais pas bien, et j’ai retrouvé les paroles à la dernière seconde. Je suis illustrateur freelance, donc ce gain va vraiment me soulager financièrement.
Ce soir, vous avez atteint les 50 000 euros, vous réalisiez davantage ?
Moins, en réalité (rires). C’est paradoxal… Les premiers 10 000 m’ont marqué. Ensuite, j’étais dans l’euphorie (rires). C’est surtout le plaisir de rester dans le jeu qui me motive car j’espère tomber sur une chanson de Céline Dion ou de Starmania, que j’adore.