Vous avez participé à N’oubliez pas les paroles en 2020. Qu’est-ce que l’émission a changé pour vous en 3 ans ?
J’ai gagné quand même pas mal d’argent [212 000 euros] mais ça n’a pas pour autant changé mon train de vie parce que c’est de l’argent que j’ai en grande partie investi dans l’immobilier. J’ai désormais des rentrées d’argent sans avoir à travailler. Je pense que je me rendrai vraiment compte du changement de train de vie quand je travaillerai puisque je suis encore en études. Sur les changements depuis l’émission, il y a aussi la petite notoriété qui m’a apporté quand même beaucoup de moments très heureux. Les moments de victoire sur le plateau, c’est toujours un extrême bonheur. Avec tout ça j’ai pu faire des tournées à l’Olympia, dans les Zénith, donc je suis très reconnaissant.
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Entre vos débuts dans l’émission et vos autres participations aux compétitions, vous avez remporté un total de 446 000 euros. C’est énorme, vous réalisez ?
Le fait que j’ai remporté progressivement une telle somme, au cumul de toutes mes victoires, fait que je n’ai pas directement réalisé. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement de projets concrets au début ou de rêve à réaliser. Puis, je n’ai pas une personne qui me murmure à l’oreille chaque jour ’t’as gagné 446 000, tu t’en rends compte ?’ (rires). C’est une somme qui peut paraître très élevée et je ne vais pas me faire des amis en disant ça mais ça part très vite et très facilement. Ce n’est pas une somme qui change totalement une vie même si ça me constitue un très beau patrimoine pour mon âge, ce ne sont pas non plus des millions et des millards. Ça me donne un gros coup de pouce dans la vie mais ça ne me rend pas pour autant riche.
Où en êtes-vous dans vos études ?
J’ai repris mes études et j’ai déménagé à Nancy où je fais un Master de Sciences politiques. Je n’ai pas d’idée extrêmement précise de ce que j’aimerais faire après mais je pense que j’aimerais bien m’orienter vers une carrière de collaborateur d’élu, voire d’assistant parlementaire.
Vous êtes souvent cité parmi les candidats qui inquiètent le plus les autres champions. En êtes-vous conscient ?
Ce n’est pas vraiment à moi de le dire puisque ça fait un petit peu présomptueux mais je m’en rends compte. Je sais que je fais partie des noms qui reviennent souvent à ce sujet. Ça me fait énormément plaisir parce que je vois que le travail que je fournis paye. Ça fait toujours du bien à l’égo de savoir qu’on fait partie des Maestros les plus craints.
Comment vous organisez-vous pour continuer à réviser entre les différentes compétitions ?
Je ne suis plus aussi bien classé pour participer au tournoi caritatif donc désormais je ne participe qu’aux Masters. Même si ce n’est qu’une fois par an, j’essaie de réviser de la façon la plus homogène tout au long de l’année. Pour ces Masters, par exemple, je sors de trois mois très intenses de révision. Je prendrai une pause après la compétition pour reprendre en début d’année 2024.
Vous avez appris combien de chansons à ce jour ?
En général, d’une compétition des Masters à une autre, je connais 200 chansons supplémentaires. J’en connais maintenant 1750 même si je ne les ai pas non plus apprises à la perfection. Quand je dis que je les connais c’est dans le sens où je les ai travaillées. Le handicap aussi, c’est que plus on en apprend, plus c’est difficile de les re-travailler.
Prêt pour les Masters ?
J’ai toujours une petite pression, notamment lors des seizièmes de finale. Il y a cette crainte de ne pas passer à l’étape suivante. On a envie de gagner un peu de sous quand même et que l’année de révision soit récompensée. Cette année, par exemple, j’aimerais repartir avec au moins 20 000 euros. Si je remporte cette somme, je serai très content et en dessous, je serai très déçu. Après, je ne participe pas pour remporter à nouveau le titre. Je me dis que si je gagnais une deuxième fois les Masters, ce serait génial mais je n’y pense pas en me rasant le matin (rires) !
Y a-t-il des candidats face auxquels vous aimeriez tomber ?
Je n’ai jamais affronté Margaux et un match face à elle, ce n’est pas anodin puisque c’est quand même la numéro 1. J’aimerais beaucoup me mesurer à elle dans un esprit de compétition sain. Je me mets à la place du téléspectateur et je me dis qu’il aimerait bien voir un match entre le gagnant des Masters 2020 et la grande numéro 1.
Vous aviez gagné les Masters en 2020, quel est votre pronostic pour cette nouvelle édition ?
Avant les tournages, je me fais le moins de films possible. Je suis vraiment concentré dans mon tunnel de révision. J’apprends mes chansons et une fois sur le plateau, quel que soit le candidat je récite (rires). Je trouve que les pronostics foirent tout le temps donc autant ne pas en faire.