Quel bilan faîtes-vous de votre parcours ?
Benoît : Je suis super heureux de tout ce qui m’est arrivé. Franchement, je ne m’attendais vraiment pas à autant ! C’était un peu le projet aussi, mine de rien, d’essayer de changer sa vie en gagnant pas mal d’argent. Et au final, ça a été plus que réussi (rires). Mais au-delà de l’argent, je me suis enrichi de mille autres choses donc vraiment, le bilan est juste fou. Je suis tellement heureux qu’il m’arrive ça.
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Et votre maman, comment a-t-elle vécu cette aventure de son côté ? Triste que ça se termine ?
Franchement, pas du tout (rires). Ma mère, d’ailleurs, l’a dit dans l’émission quand à un moment donné, Nagui lui a demandé : "Vous en avez marre, vous voulez qu’il perde ?". Et elle a répondu : "J’avoue, oui". Ça m’a fait rire. C’était très fatigant aussi pour elle, mine de rien, car les journées de tournage sont très longues, y compris pour les accompagnants. Mais personne n’est triste que j’aie perdu. Tout le monde trouve ça fou, ce qui m’est arrivé. J’ai cassé tous les records, donc on ne peut pas avoir de regrets.
Il y a eu des moments où vous vous êtes vu partir… Avez-vous ressenti du soulagement de vous dire "au moins, je vais pouvoir me reposer" ou une petite déception ?
Je suis arrivé à un tel état de fatigue que, honnêtement, je ne me suis pas dit : "Je n’ai pas envie de partir tout de suite" (rires). J’étais resté tout du long en mode : "Si ça continue, tant mieux". Mais à ce stade, je n’avais plus cette peur de perdre, comme au début, où tu sais que si tu perds, tu ne reviens pas. Là, j’avais hâte de voir comment ça allait se terminer.
Au fil de vos victoires, pensiez-vous pouvoir gagner autant car on parle quand même de 746 000 euros de gains ?
On ne se le dit pas, on attend que ça arrive pour être sûr que c’est vrai ! (Rires) Honnêtement, je ne réalise pas du tout. Pour moi, ça reste un score, toujours. Je ne l’ai pas touché encore, donc je n’arrive pas à me rendre compte. Et puis, je ne m’attendais absolument pas à ça… Margaux était inatteignable à mes yeux, donc dépasser 530 000 euros, c’était déjà inimaginable. Alors 746 000 euros… C’est juste fou.
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Y a-t-il un moment de votre parcours dont vous vous souviendrez toujours ?
Oui, il y en a plusieurs ! Il y a la journée où j’ai dépassé Margaux, pas forcément au moment précis où je l’ai dépassée, mais plutôt la finale où je suis tombé sur "La Merguez Partie". J’étais épuisé, vraiment au bout, et je ne sais pas d’où j’ai sorti cette énergie, mais j’ai retourné le plateau avec cette chanson en termes d’ambiance. Je garderais ce souvenir-là éternellement, je pense, parce que je me suis rendu compte que là où moi, je pensais avoir des faiblesses, où je me dis : ‘Je ne suis pas capable’, en fait, mon corps me disait : ‘Si, ne te pose pas la question, juste, vas-y’. Et j’ai été capable de donner tellement plus d’énergie que j’ai estimé moi-même en avoir, que ce souvenir-là, je vais le garder longtemps parce que ça m’a revitalisé un peu, vraiment. J’ai revu la vie d’une autre manière grâce à "La Merguez Partie". Cette interview est en train de prendre un tournant amusant (rires)
J’adore ce genre d’anecdotes, donc vous êtes bien tombé !
Outre la "Merguez partie", il y a aussi le moment où je dépasse Margaux, forcément, parce que j’ai jamais été premier à rien dans ma vie et me dire que là, à ce moment-là, je suis premier dans un truc qui me plaît de fou, en plus, c’est dingue. Le dépassement de soi, ça fait vraiment du bien. J’ai appris beaucoup de choses sur moi parce que j’ai fait tout mon parcours sans avoir un regard critique sur ma personne, je n’en avais rien à faire, je ne me regardais pas et ça c’est précieux.
Quand vous êtes devenu numéro 1, avez-vous ressenti une certaine fierté ?
Oui, carrément ! Le fait de ne pas avoir un regard critique sur moi-même, ça m’a vraiment aidé parce que là où moi, j’aurais pu être dur, ils me disaient tous que j’étais top tout le temps. J’avais que des mots super gentils, super encourageants. Je pense que ça a beaucoup aidé aussi, mais je ne me suis quand même pas inquiété de tout ça. J’étais en mode ‘sky is the limit’ (rires).
Concernant les masters et les émissions dérivées, est-ce que vous ressentez une pression particulière maintenant que vous êtes au sommet ?
Non, je pars du principe que ce n’est pas parce que je suis premier que j’ai quelque chose à prouver (rires). Je veux garder cette mentalité-là. Si je me plante dès le premier tour aux Masters, ce n’est pas grave. Je vais continuer à travailler pour m’amuser, mais sans me mettre la pression.
Beaucoup de téléspectateurs soulignent que vous chantez très bien. Votre projet de vous lancer dans cet art a-t-il commencé ?
J’y pense, mais je n’ai pas encore commencé. J’attendais que l’émission se termine à la télévision pour prendre un peu de recul. Pour l’instant, je suis encore à fond dans les réseaux sociaux, à répondre aux messages, ce qui prend énormément de temps (rires). Après, je verrai ce qui se passe…
Qu’est-ce qui vous a fait défaut lors de votre élimination ?
Je suis tombé contre Nelly, qui avait beaucoup travaillé. J’ai eu un thème à 50 points assez compliqué, avec une chanson de Louane, "Nos secrets". J’ai chanté le début, mais Magali a repris trop tôt et m’a donné la fin. Comme je n’étais pas sûr de moi, j’ai préféré ne pas bloquer les paroles, par honnêteté. Ensuite, on a eu "Aimer à perdre la raison" de Balavoine, et on a fait la même erreur tous les deux, mais elle avait 10 points d’avance, donc c’est elle qui a gagné.
Pourquoi ne pas avoir validé ?
En soi, j’aurais pu. Ça m’est arrivé de bloquer des paroles soufflées quand j’étais certain que je les aurais eues de toute façon. Mais là, comme je n’étais vraiment pas sûr, j’ai préféré être honnête.