Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis votre participation à N’oubliez pas les paroles ?
Ma première participation date de 2017 et pour le coup, on arrive vers la fin de ce parcours. J’arrive à la sortie puisque je suis 32ème du classement. C’était une aventure géniale, ne serait-ce que la partie télévisuelle et la petite notoriété. Il y a aussi le fait d’avoir gagné beaucoup d’argent pour lequel je suis hyper reconnaissant. Même si ça ne fait pas le bonheur, ça y contribue (rires) ! Le niveau de cesse d’augmenter donc pour rester dans la course il faut travailler.
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Qu’avez-vous fait de vos gains ?
J’ai beaucoup investi dans l’immobilier avec mes gains et avec ma compagne, Virginie, qui est aussi une Maestro. Ça nous permet de recevoir des rentes immobilières et pour ma part, je pars d’ailleurs à la retraite à la fin du mois. J’étais sergent-chef et pour l’instant, je n’ai pas pensé à l’après-retraite. Je ne pense pas à faire de la musique car je ne suis pas dans le jeu pour la scène, j’ai la capacité à retenir les paroles mais je ne suis pas chanteur, je ne me voile pas la face.
Les Masters, ça représente quoi pour vous ?
C’est un peu le titre qui fait plaisir parce que c’est une manière de montrer qu’on n’oublie pas les meilleurs de ce jeu. On essaye d’être le meilleur des meilleurs et c’est plutôt interessant de se lancer dans ce challenge. C’est une manière de se dire ‘Ok je suis là’. C’est le moment de retrouver les copains de l’émission et ça c’est plutôt cool même si on se retrouve parfois en dehors.
Vous les avez déjà remportées en 2021. Vous vous sentez prêt à aller jusqu’au bout de la compétition cette année aussi ?
Je n’y vais pas en conquérant et je n’y suis jamais allé dans cet état d’esprit-là. Je ne me suis jamais dit ‘Je veux gagner les Masters’. En revanche, ce que je voulais c’était embêter les copains en haut du classement, les titiller un peu et leur montrer que le classement n’était pas forcément signe de qualité du parcours d’un Maestro. J’aimerais rester le plus longtemps dans la compétition quand même parce que plus on reste, plus on prend de l’argent et ça, ce n’est pas négligeable. En 2021, c’était vraiment la surprise pour moi de remporter le tournoi. J’ai eu beaucoup de chance, du début jusqu’à la fin, donc ça devait être écrit comme ça (rires) !
C’est d’ailleurs peut-être votre dernière participation au tournoi en raison de votre classement. Comment le vivez-vous ?
Je suis un peu mitigé. Si on me disait que ça continuait pour moi, je serai content et je serai obligé de continuer à travailler pour honorer cette chance que j’ai et dont tellement de candidats rêvent. Ne pas travailler et ne pas consacrer tout le temps que j’ai de disponible pour réviser serait irrespecteux d’ailleurs… Je ne peux pas concevoir de miser que sur la chance. Maintenant, si on me dit que c’est la règle du jeu et que ça s’arrête pour moi, je serai compréhensif. Je me dirais que tout ce temps que j’ai sacrifié depuis six ans a porté ses fruits et que je pourrai désormais me consacrer par exemple à mes filles. Ça fait six ans qu’elles n’ont pas de vacances l’été parce que papa révise tout l’été justement.
Comment vous-êtes vous préparé pour la compétition ?
Avoir deux enfants, dont l’un est handicapé, plus un travail en tant que militaire où j’éduque des jeunes de 18 à 25 ans, plus les choses de la vie de tous les jours, en y ajoutant les révisions pour N’oubliez pas les paroles, c’est beaucoup de boulot (rires). Je révise des mois à l’avance et je revois les paroles en permanence. Je me suis par exemple rendu compte que les premières chansons de l’émission j’en ai oublié une partie et que pour la précision, il faut un vrai travail de fourmi. Il faut combler les brèches et aller jusqu’au bout. C’est donc vraiment une travail permanent.
Vous révisez ensemble avec Virginie, votre compagne ?
Bien sûr ! Elle joue à Cruella et elle m’arrête quand je me trompe (rires). C’est un vrai travail d’équipe et vu qu’elle y a participé, elle comprend totalement l’enjeu.
Vous voyez d’autres candidats en dehors du plateau de France 2 ?
Oui, il y a beaucoup de liens avec Hervé, par exemple, mais aussi avec Baptiste qui est venu dormir à la maison plusieurs fois et Kevin que je considère comme mon petit-frère. Je pense aussi à Geoffrey, Coralie, Renaud et tant d’autres. On est vraiment une petite famille ! On s’envoie aussi nos textes, on est vraiment dans le partage et il n’y a pas de compétition, ce n’est que sur le plateau ça.
Y a-t-il des candidats face auxquels vous n’aimeriez pas tomber ?
Pour Les Masters, il y a déjà cet enjeu-là que ce sont les huit premiers qui vont affronter les huit derniers. Forcément, on n’a pas trop envie d’être face aux premiers (rires). Je n’aimerais pas tomber face à Hervé parce qu’il fait partie des gens qui peuvent vous stopper dès le début. Il y a aussi Margaux, Renaud, mais aussi Kevin mais je me dis quand même que les huit premiers ne sont, eux non plus, pas très fans de tomber face à moi (rires) ! Au final, je me dis que c’est de bonne guerre. J’affronte ce soir Jennifer et je me dis que dans le pire, c’est peut-être la moins pire !
Avez-vous un objectif particulier pour ces Masters qui seront donc peut-être les dernières ?
Pas forcément mais je me dis que je n’ai pas envie de rentrer bredouille. Ça m’avait un peu soulé parce que j’avais bossé toute l’année, je n’avais pas eu de retour sur investissement donc j’étais déçu. Et puis, je veux profiter à fond parce que je suis un peu nostalgique et que je me dis que c’est peut-être ma dernière même chanson, mes derniers cinquante points, etc. Je vais faire mon petit deuil (rires).