Vous étiez déjà venue deux fois dans N’oubliez pas les paroles. La première fois, qu’est-ce qui vous a motivée à participer ?
Cindy : C’est un casteur qui m’avait trouvée sur les réseaux fin 2020. C’est lui qui m’avait contactée. Je ne pensais pas connaître beaucoup de chansons. Je n’étais pas partie pour le faire au début. Puis après, il m’a dit : "Allez, tu en connais peut-être plus que ce que tu crois". Donc, je me suis prêtée au jeu et c’est là que j’ai commencé à apprendre des chansons, à créer mes premiers classeurs.
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Et qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir une deuxième puis une troisième fois, sans abandonner après vos premiers essais ?
Il s’est passé du temps entre le premier et le troisième passage. Entre-temps, ça a pris énormément de place dans ma vie. Je me suis mise à fond dedans. Pour moi, c’était un objectif… En fait, je voulais vraiment réussir. Je voulais participer, déjà, m’éclater sur le plateau, bien sûr, être avec les musiciens, tout le monde. Et puis après, je me suis dit : "Allez, je pense que j’en suis capable. J’adore la musique". Et je me suis fixé des objectifs. Je rêvais, par exemple, de vivre au moins une fois 20 000 euros sur le plateau. Même si je ne gagnais pas beaucoup d’argent, mais de rester quelques émissions pour m’éclater avec tout le monde. C’était ça que je voulais, vraiment : vivre cette aventure.
Lors de votre précédente participation, vous avez chanté avec Patrick Fiori. Comment avez-vous vécu cette surprise ?
C’était une belle surprise ! Pourtant, les locaux derrière, ce n’est pas très grand (rires) mais ils ont bien joué le jeu. Je n’ai rien su du tout. J’entends une voix… Sur le coup, je pensais que c’était Fabien qui chantait. Puis là, j’aperçois un écran et je vois une silhouette qui débarque derrière, je me retourne et… surprise ! Alors là, j’étais choquée — mais positivement, bien sûr. Je ne m’y attendais pas. Je me suis dit : "Mais qu’est-ce que je fais là, moi ?". J’étais trop contente. En plus, je n’avais pas de téléphone portable dans la main, rien. Je vivais juste le moment, en fait et c’était avait Patrick Fiori. J’étais encore maestro à ce moment-là, donc c’était incroyable. Génial, vraiment. Pas de mots pour décrire ce moment et il était d’une gentillesse, en plus.
Comment vous êtes-vous préparé pour l’émission ?
Là où je n’étais pas prête, c’était le démarrage, début 2020. Et début 2021, j’ai vraiment commencé à bien m’organiser. J’ai fait mon premier passage en mars 2021. J’ai failli gagner, mais je me suis loupée, je suis tombée dans un piège… De là, je me suis dit : "Ouh là, d’accord. Il faut que je bosse vraiment, que je m’organise encore mieux". J’avais peut-être révisé 300 chansons à ce moment-là. Ensuite, j’ai fait des classeurs par artiste, par année. J’écrivais les paroles à la main, je vérifiais les pièges, j’écoutais les chansons en boucle. Puis, quelques jours après, je me mettais en condition, comme sur le plateau : chez mes parents, avec enceinte, micro, ordinateur (rires). Je faisais tout comme dans l’émission.
Avez-vous échangé avec d’autres maestros pour vous préparer ?
Oui, avec Geoffrey, que j’avais affronté début 2021. J’ai échangé un peu avec Renaud, avec Caroline, les deux Manon aussi, même Tony m’avait donné des conseils. Des grands maestros, mais aussi d’autres candidats. Certains sont même devenus des amis ! On échangeait beaucoup sur les chansons, les petits pièges, etc.
Vous avez battue Natacha lors de votre troisième participation. Quel était votre état d’esprit ce jour-là ?
Je me disais : "cette fois, j’ai travaillé, je veux y arriver, je veux l’attraper, ce micro d’argent". Quand j’ai su que j’allais jouer contre Natacha, je me suis dit : "Oh là là, c’est fichu, je vais repartir". Et pourtant, je ne suis pas défaitiste ! Et puis je commence la même chanson qu’elle, je me trompe… Et elle aussi, sur la même phrase. Là, j’étais choquée — même Nagui l’a dit : "Vous êtes encore plus choquée que Natacha". J’étais heureuse, choquée. Heureuse aussi pour elle, car elle avait déjà bien gagné, donc on était heureuses toutes les deux.
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Aviez-vous fixé des objectifs de gains en revenant ?
Oui, je rêvais de vivre au moins une fois les 20 000 euros et je voulais faire 10 émissions. C’était mon premier objectif. Après, je me suis dit : ce ne sera que du plus !
Et maintenant que vous avez atteint les 34 victoires et 130 000 euros au compteur, vous imaginiez ça possible ?
Non, vraiment, je n’aurais pas pensé ! Ce jeu est difficile, même quand on connaît beaucoup de chansons. On peut se tromper sur des chansons qu’on connaît par cœur. Donc au-delà du travail, il faut aussi une belle part de chance. C’est fou. Sur le moment, on voit la somme affichée partout, ça bouge, ça brille, Nagui le dit bien… C’est magique. On réalise un peu, mais pas totalement. Je me dis : "Waouh, c’est à moi cet argent ?". On a l’impression d’être dans un rêve. Il faut du temps pour vraiment réaliser.
Et vos proches, comment réagissent-ils ?
Ils sont super contents. Pareil, c’est au-delà des espérances. Ils sont ravis. Mes parents, ma petite Stella…
Avez-vous déjà réfléchi à ce que vous allez faire avec vos gains ?
Il y a déjà des choses dont j’ai parlé sur le plateau : une voiture pour mes parents, un frigo, du matériel pour la maison. Et puis un voyage à Wilmington, sur les traces du tournage des Frères Scott — c’est ma série préférée. J’ai pas mal d’idées, mais je veux bien réfléchir. Le plus important, c’est aider mes parents, Stella pour ses études… Et puis aussi, me faire plaisir (rires) !