N’oubliez pas les paroles (France 2) : Ce rôle qu’a joué le père de Magali Ripoll dans son choix de devenir musicienne

Publié le 12 mars 2024 à 14:02
lbphotographe
Sur le plateau de N'oubliez pas les paroles depuis 2007, Magali Ripoll n'est pas qu'une simple Zikos. L'artiste a plus d'une corde à son arc et elle a pu compter, plus jeune, sur le soutien de ses parents et de son père en particulier. 

Chanteuse, comédienne, animatrice, pianiste, accordéoniste et même chroniqueuse, l’artiste jongle avec brio entre ses nombreuses casquettes. Comment ? "C’est simple. Je fais un petit peu de tout, pas très bien et puis ça passe (rires). Non, je plaisante. En fait, je me laisse guider et au fur et à mesure du temps… Peut-être que ça sert à ça d’avancer dans l’âge, de mûrir et de commencer à semer des petites graines par-ci par-là. Parce qu’au fur et à mesure du temps, on m’appelle pour des choses qui réunissent à chaque fois le maximum de disciplines que vous venez d’énumérer", nous a-t-elle confié en janvier dernier. Et d’ajouter : "C’est-à-dire qu’on m’appelle de moins en moins pour uniquement jouer de l’accordéon, uniquement jouer du piano et venir chanter. À chaque fois, c’est plein de petits ingrédients comme ça qui s’ajoutent les uns aux autres. Et moi, ça me va très bien parce que le côté ‘couteau suisse’, j’adore ! Ce terme me convient bien parce que c’est quelque chose d’efficace et puis, j’aime bien être dans la multi-activités"

"C’est à cause d’eux tout ça" 

Cette vie d’artiste, Magali Ripoll en a rêvé et a heureusement pu compter sur le soutien de ses parents. À ce sujet, elle nous a d’ailleurs raconté : "Ils m’ont poussée en ce sens. C’est à cause d’eux tout ça (rires). C’est-à-dire qu’ils m’ont vraiment accompagnée. J’ai été chanceuse d’avoir cette éducation-là. Il fallait qu’il y ait des résultats. Ils ne m’ont jamais lâchée pour travailler mes instruments. Quand je passais des concours, quand je foirais, je n’avais pas de la pression non plus, mais ils n’étaient pas très contents. Ils voulaient que je bosse". La maman de deux enfants s’est ensuite souvenue : "D’ailleurs, c’est marrant parce que mon papa a eu 70 ans, il y a peu et je n’ai pas pu être présente alors je lui ai envoyé un message vidéo en lui disant : ‘Voilà, je t’aime. Je te souhaite un joyeux anniversaire. Je te fais des gros bisous, mais c’est à cause de toi si je ne suis pas là, donc je sais que tu ne m’en voudras pas’".

La fibre artistique, c’est d’ailleurs ce dernier qui l’a lui a en partie transmise. "Mon père jouait de la batterie, il m’a traînée avec lui dans les bars. Et puis, le père de ma maman, mon grand-père maternel, travaillait à l’usine, mais il était tout le temps en train de jouer dans un orchestre. Il jouait de l’accordéon, du saxophone, il chantait. C’est venu arrondir les fins de mois. J’ai été élevée dans une pensée où avec la musique, tu ne mourras jamais de faim", nous a-t-elle dévoilé. Magali Ripoll nous a ensuite expliqué que même si on ne pouvait vivre que "très modestement" de la musique, "on peut s’en sortir". "Je comprends qu’on puisse avoir peur de ça parce qu’il y a une incertitude totale. Parce que là, c’est bien joli, j’ai de la chance, une grosse partie de mon activité se voit dans une émission de télé. C’est sûr qu’on n’a jamais été en contrat à durée indéterminée. On n’a souvent pas su si le programme allait être continué ou pas donc on marche quand même sur des œufs, mais avec le recul, je vis bien de mon métier. Je suis très chanceuse, mais ce n’est pas le cas de tout le monde et ça n’a pas toujours été le cas pour moi", a poursuivi la Zikos de N’oubliez pas les paroles qui nous a avoué avoir, elle aussi, "eu des grosses galères".

Par
Kahina Boudjidj