Vous sortez "On ne dit rien", votre premier single ce samedi 23 mars. Pouvez-vous nous en parler ?
Caroline : J’ai enfin décidé de me lancer pour sortir des sons. En fait, l’année dernière, j’avais commencé à travailler avec deux personnes du milieu qui s’appellent François Welgryn et William Rousseau, qui sont en fait des pointures et qui, par des jeux de connaissances, m’ont contactée. Ils ont monté un petit projet qui s’appelle JAP, pour ‘Jeunes artistes pop’, dans lequel ils écrivent des titres et ils accompagnent des jeunes artistes dans leur sortie de nouveaux sons. Là, ça faisait quand même quasiment presque un an qu’on avait commencé à travailler ensemble. Je cherchais un peu le bon moment. Ce n’est pas toujours évident de savoir comment se lancer, et surtout quand. Et puis, je me suis décidée à enfin faire naître le projet.
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Vous pensiez déjà à sortir des chansons avant votre participation à N’oubliez pas les paroles ?
J’y pensais à côté, on va dire, parce que je joue du piano et je m’accompagne au chant. J’étais plus une adepte des covers, c’est-à-dire des reprises de titres existants, pour être honnête. Après, même enfant, quand je jouais du piano, j’aimais bien composer des petits trucs et je me suis dit pourquoi pas le faire maintenant. Après, encore une fois, c’est pour ça que je me suis aussi faite accompagner sur ce projet. Je ne suis pas encore complètement seule mais oui, c’est quelque chose que j’avais un peu dans un coin de ma tête. Et c’est vrai que l’émission, ça donne aussi une impulsion parce que j’étais régulièrement contactée par les gens qui me suivent sur les réseaux qui me réclamaient des compos. Tout le monde me rabâchait : "Alors, est-ce que tu vas faire tes compos ?". Ce n’était pas évident parce que ça ne se fait pas comme ça et on ne sait pas par où commencer. Mais c’est vrai qu’on est motivé aussi par ça, par l’émission.
Quelles ont été vos inspirations ?
J’ai toujours été fan de Barbara. J’aime beaucoup les chansons à textes. J’aime beaucoup les textes poignants. J’adore les pianos-voix, j’adore les beaux textes. Plus récemment, j’aime beaucoup le texte "Maintenant" de Vianney et Renaud qui est aussi un peu en piano-voix. Donc pour résumer, c’est vraiment les chansons à textes que j’apprécie et j’admire des artistes comme Brassens, Brel, Aznavour. Beaucoup d’artistes qui ont brillé dans les années 1960-1970, finalement (rires).
Vous avez choisi d’appeler votre titre "On ne dit rien", mais justement, qu’est-ce que vous souhaitez dire, contrairement au titre de la chanson ?
Ça a été difficile de choisir quoi sortir parce qu’en fait, globalement, j’ai deux titres que je vais sortir, dont celui-là. Et j’ai beaucoup hésité sur lequel je sortais en premier. Ma chanson parle surtout des problématiques de communication et du fait de ne pas savoir trop comment communiquer un message. L’idée, c’était vraiment de commencer par expliquer la complexité des communications dans le cadre des relations humaines et donc aussi un petit peu la peur, finalement, de dire mal, de mal s’exprimer et donc de ne rien dire au final… Je trouvais ça marrant de commencer, en tout cas, par ce titre, puisque de dire au démarrage d’un premier titre "On ne dit rien", on a peur de mal faire, donc on ne fait pas, et finalement de faire quand même. C’était pour ça que je voulais commencer par cette chanson. Il y en a une deuxième qui sortira et qui sera un peu indépendante. Elle parle d’une histoire un peu personnelle et je trouvais ça sympa, finalement, d’ouvrir le sujet avec cette contradiction-là.
Comment s’est passé le processus créatif de votre chanson ?
Ça a commencé avec François Welgryn qui m’a fait une sorte de séance de psy (rires). On a énormément parlé, on a passé quasiment 5 heures ensemble chez lui à discuter de mon passé, de mon enfance, de mon expérience dans l’émission, de mes doutes, de mes craintes… On a parlé de millions de choses et de ça, il en a tiré des textes qu’on a sélectionnés ensemble. Il travaille conjointement avec William Rousseau, qui lui, est plus dans la prod musicale. Il pose la musique sur les textes proposés par François. C’est un travail assez impressionnant à regarder de l’extérieur. Moi, je me suis un peu laissée porter. Évidemment, il y a eu des fois, des mots où je me disais : "J’aimerais bien changer, je ne suis pas hyper à l’aise, c’est quand même finalement moi qui chante". Donc on a un petit peu affiné, étoffé le travail mais le gros du travail, bien sûr, est réalisé par le parolier François et le compositeur William.
Est-ce que vous prévoyez un jour d’écrire vos propres textes ?
Oui, tout à fait. J’avais deux projets en parallèle, le projet avec François et William, qui va être le premier à naître. Et en parallèle, j’ai également les amis qui m’ont fait rencontrer François et William, qui sont des musiciens et avec qui on a commencé à travailler sur des textes nous-mêmes, des prods nous-mêmes, des compositions. Mais ce n’est pas si simple. C’est dur d’intégrer ces deux projets dans la même vibe parce que ça n’a pas toujours la même couleur. Là, l’idée, c’était peut-être de faire vraiment deux projets scindés pour pouvoir sortir quelque chose de cohérent, peut-être un petit EP avec mes amis dans un deuxième temps pour être un peu plus intégrée dans le process, un peu plus dans les paroles aussi, dans la recherche des thèmes. Donc oui, c’est dans les tuyaux, mais je pense pas pour tout de suite.
Est-ce que vous avez prévu de chanter sur scène et en public votre titre ?
Oui, c’est forcément souhaité. J’aimerais bien surtout accompagner, déjà, "On me dit rien". Je n’ai pas encore de clip et j’aimerais donc commencer par une vidéo d’une interprétation en version acoustique. Je vais déjà faire un clip avec un live avec moi au piano. Ça, c’est le premier sujet. Et après, en live, oui, j’aimerais bien essayer de trouver quelques dates. Pour le moment, je pense à faire des scènes ouvertes. Dans Paris, il y a énormément de bars qui organisent ce qu’on appelle des ‘open mic’, où les micros sont à la disposition, on peut chanter un, deux, trois titres. Je l’ai déjà fait pour tester un petit peu "On ne dit rien" et le single suivant. Ça avait plutôt bien marché. L’idée d’après, c’était peut-être de communiquer pour que certaines personnes qui seraient en région parisienne puissent se déplacer et écouter de vive voix le titre.
"On ne dit rien", le premier single de Caro Leoni est disponible dès ce samedi 23 mars sur toutes les plateformes de streaming musical.
