Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis votre participation à N’oubliez pas les paroles en 2021 ? Avez-vous utilisé vos 416 000 euros de gains ?
D’un point de vue personnel, peu de choses ont changé puisque j’ai continué mon travail. Mes gains, je les ai plus vus comme une sécurité même si je me suis fait des petits plaisirs avec des voyages et des vêtements. Récemment, j’ai racheté les combles au dessus de mon appartement, j’envisage de les aménager et j’utiliserai donc mes gains pour faire ces petits travaux.
Comment vivez-vous la médiatisation ?
Sur Paris, on me reconnait un peu moins mais ça m’arrive de me faire arrêter. Ça donne une petite notoriété qui n’est pas désagréable et qui me rend même fière. Ça n’arrive pas souvent non plus mais ça me surprend toujours. Ce qui est le plus drôle, ce sont les gens qui se souviennent de mon prénom et de mon classement. Parfois, il m’arrive de me sentir regardée et d’avoir l’impression que les gens tentent de se souvenir d’où ils m’ont vue mais c’est vrai que tomber sur une personne qui connaît mon prénom, ça surprend. Certaines personnes sont vraiment en mode ‘Caroline ? La numéro 2 de N’oubliez pas les paroles ?’. C’est toujours très curieux parce que je ne suis plus trop médiatisée hors compétitions.
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Lors des Masters 2022, vous disiez ne pas être "dans un bon état d’esprit" et partir "perdante". Quel est votre état d’esprit pour ce Tournoi ?
Je suis dans un bien meilleur état d’esprit et je l’étais déjà à la Ligue [entre les Masters et le Tournoi, ndlr] puisque j’ai eu la chance d’y participer. J’étais vraiment dans un état d’esprit de profiter de la chance de pouvoir y retourner, de profiter des musiciens… Mine de rien, c’est une opportunité incroyable ! J’espère vraiment garder cette dynamique pour les prochaines Masters et pour la suite mais surtout prendre conscience du rêve que c’est de partager ces moments avec les autres Maestros et les musiciens. Je suis vraiment détendue, j’ai hâte de savoir quelles sont les épreuves qui m’attendent et découvrir mon équipe. C’est vraiment de l’excitation plutôt que du stress.
Contente de retrouver les autres champions pour le Tournoi des Maestros ?
On s’entend tous bien même si, forcément, il y a des affinités avec les uns ou les autres. Il y a des gens avec qui on garde un peu moins contact et d’autres avec qui on parle toute l’année donc c’est vraiment une belle occasion de tous se retrouver autour d’une aussi belle cause. Après les tournages, on se fait souvent des restos et on est vraiment privilégiés de pouvoir se retrouver aussi souvent.
Comment s’est passée la rencontre avec les nouveaux entrants (Louis, Charlotte et Manon) ?
Chaque année, c’est un peu la surprise parce que ça n’arrive pas souvent qu’il y ait de nouveaux entrants donc ça s’est vraiment super bien passé. L’année dernière, j’étais un peu la nouvelle du Tournoi donc j’ai un peu vu comment ils appréhendaient les choses et il y en a comme Charlotte qui participait en même temps à N’oubliez pas les paroles. C’est beaucoup d’émotions pour eux, beaucoup de stress aussi de nous rencontrer mais je pense que l’ambiance a été hyper chaleureuse et que c’est une bonne entrée en matière. L’avantage du Tournoi, c’est qu’à l’inverse des Masters, on est moins nombreux, on est 18 et il n’y a pas le même enjeu que d’habitude puisque lors de cette compétition, on essaie de gagner de l’argent pour une association.
Avec quels Maestros auriez-vous souhaité faire équipe dans la compétition ?
J’aurais aimé être dans l’équipe de Maureen qui était avec Margaux l’année dernière. Je m’étais dit ‘Pourquoi pas ?’. On s’entend super bien, même si honnêtement je suis très contente d’être là et de jouer avec tous les autres Maestros.
Comment vous êtes-vous préparée pour cette nouvelle aventure ?
Je suis un peu team ‘Je ne révise pas’ car je révise en réalité un petit peu toute l’année. J’écoute exclusivement de la chanson française et je me fais des playlists par année avec des nouveaux titres à apprendre. J’avais un objectif de 80 nouvelles chansons que je voulais apprendre et effectivement à l’approche du Tournoi, je me suis dit ‘Bon allez je me mets un peu plus dedans’… Honnêtement, pour moi, c’est plus de l’écoute en permanence dans les transports, quand j’ai un moment sur le temps du déjeuner, le weekend donc pas plus de pression que ça ! C’est plus de l’écoute passive.
Kahina Boudjidj