Pensiez-vous pouvoir gagner autant d’argent dans N’oubliez pas les paroles ?
Benoît : Je n’y crois toujours pas (rires). J’y allais avec assez peu d’ambition et pour moi, c’est émission par émission. Je me voyais tout aussi bien perdre à 30 000 euros (rires). En fait, je me vois perdre à chaque fois et je ne suis jamais vraiment serein. Par contre, je me rends compte que la cagnotte grimpe mais je n’arrive pas à prendre totalement conscience car je ne sais pas combien je gagnerai d’ici la fin de mon parcours. C’est difficile de se dire : "Qu’est-ce que je vais en faire ?". Et en même temps, pour le moment, ça paraît tellement irréel quand on est sur le plateau et qu’on voit le bandeau avec les six chiffres d’affichés. On se dit : "En fait, c’est un score, un jeu, ce n’est pas de l’argent, ce n’est pas possible". Mais si, il va falloir que je réalise ça (rires).
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Y a-t-il de grands rêves ou peut-être même des projets que vous aviez mis en stand-by que vous allez peut-être pouvoir réaliser avec ces sous ?
Là, je vais pouvoir réaliser beaucoup de rêves, je pense (rires). J’ai envie de repartir en voyage parce que ça fait cinq ans que je n’ai pas voyagé alors que le voyage faisait partie de ma vie avant à 100%. J’ai fait énormément de voyages et là, je ne pouvais plus du tout me le permettre parce qu’on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche et honnêtement, j’étais un peu en galère financière sur cette période de révisions. Du coup, là, ça me soulage vraiment de gagner autant d’argent. Les gains deviennent tellement énormes que je me dis aussi que c’est un argent que je pourrais investir pour avoir un revenu tous les mois. Je pense que je suis dans l’idée de changer ma vie et d’être beaucoup plus confortable aussi chaque mois. J’ai vraiment été dans la galère, je ne vais pas vous mentir et je commençais à ne manger que des pâtes (rires).
N’oubliez pas les paroles a représenté énormément de sacrifices pour vous, non ?
Les gens ne se rendent pas particulièrement compte derrière leur écran. Je pense que quand on regarde l’émission, on ne se rend pas du tout compte du travail derrière. Mais en même temps, je vois ça comme n’importe qui qui est passionné. Par exemple, je suis photographe de profession et j’ai des amis dans la photo. Quand on était en études de photos, ils préféraient ne pas me manger pour pouvoir s’acheter des pellicules. C’est vraiment le côté passion de se dire "Où est-ce que je mets mon argent et mon temps ?". C’est pareil, en soi, et c’est une belle métaphore, parce que ça n’a pas vraiment de sens de se couper de choses vitales pour quelque chose de matériel qui est de l’ordre du rêve mais on le fait quand même (rires).