Pourquoi avoir voulu participer à N’oubliez pas les paroles ?
Benoît : Déjà, parce que je regardais l’émission, principalement pendant le confinement. J’étais revenu d’un voyage en Inde où j’avais dû me confiner en France chez ma maman. C’était un peu notre petit rendez-vous de la journée, on regardait l’émission ensemble et moi, je lui disais : "J’ai trop envie de le faire, ne serait-ce que chanter sur le plateau, m’amuser, chanter avec l’orchestre, c’est fou". Et surtout, je regardais les candidats, je les voyais chanter "la même chanson" et ça me fascinait le fait qu’ils puissent ne pas se tromper d’un seul mot. J’ai alors regardée ma mère et je lui ai dit : "Moi aussi, je vais le faire". Je l’avais acté comme ça et je me suis mis à travailler comme un fou, à partir du deuxième confinement.
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Pendant combien de temps avez-vous révisé ?
Je m’en rappelle pas de ce que j’ai fait hier, mais par contre, les chansons, je les ai tellement rabâchées (rires). En fait, j’ai travaillé pendant deux ans donc j’ai consacré énormément de temps à ça. J’ai eu huit mois où vraiment, je le faisais en mode presque militaire (rires), où je ne faisais que ça. J’ai choisi de faire huit mois comme ça, c’était pour principalement rattraper le niveau, c’est-à-dire atteindre 800 chansons. Et après, j’ai été beaucoup plus dans les révisions pendant les mois qui ont suivi. J’apprenais encore quelques petites chansons, et ça m’a fait atteindre quand même plus de 1100 titres ! J’apprenais moins certes mais c’est important pour moi de continuer à réviser, à me rabâcher les chansons pour bien solidifier mes bases.
Avez-vous une technique imparable pour réviser ?
J’écris les chansons même si ça prend énormément de temps. J’ai fait ça sur tout le début de mes révisions. Je pense que des chansons à la main, j’ai dû en écrire plus de 900 au total ! C’était très long mais j’ai une mémoire qui est très visuelle et du coup, ça m’aidait beaucoup quand même. J’ai eu quelques moments de démotivation mais je pense qu’on en a toujours sur des projets comme ça… Quand on révise dans notre coin, on ne sait même pas si ça va payer mais j’ai eu un avantage qui était certain, c’est que j’ai été pris dès mon premier casting. J’étais passé sur le plateau contre Charlotte. Je savais qu’en soi, j’allais potentiellement être repris, je savais que j’avais réussi une fois, donc je n’étais pas inquiet là-dessus. La démotivation, c’était plutôt concernant la dose de travail qui était faramineuse (rires).
Qu’est-ce qui vous a poussé à retenter votre chance ?
C’était dans mes plans de base de revenir après mon premier passage vu que je n’avais pas du tout le niveau que j’ambitionnais lors de celui-ci. J’y allais surtout pour tester le plateau on va dire (rires). Ce qui fait que j’étais quand même un peu déçu de tomber contre Charlotte parce que c’était une amie, mais en même temps, je me disais : "C’est une bonne chose parce que je n’avais pas particulièrement envie de gagner". Si j’avais gagné, j’aurais été content, mais j’étais aussi heureux de voir Charlotte gagner et de voir comment sa motivation a fini par payer.
Aviez-vous une to-do list lors de votre retour dans l’émission ?
J’avais clairement une to-do list à faire (rires). J’avais volé tous les objectifs de Laurens, parce que je me souviens quand il était sorti de sa première journée de tournage, il m’avait dit : "J’ai coché plein d’objectifs". Et donc je lui ai piqué toute cette liste, comme prendre le micro d’argent. Je voulais faire une fois un 20 000, je voulais faire une fois une clochette, mais aussi une clochette sur une nouvelle même chanson, c’est-à-dire une chanson qui n’était pas passée et qui passait donc pour la première fois. C’était plein de petits objectifs que je cochais comme ça. Et quand j’ai fait ça, je réfléchissais vraiment à des paliers de gains. J’essayais de dépasser des gens que je connaissais à l’émission, par exemple, j’avais eu Seb à 30 000, après, il y avait Tony à 59 000, il y avait Laurène à 105 000. Ça n’a été que des paliers.
Vous attendiez-vous à entrer dans les Masters ?
J’étais plutôt en mode "advienne que pourra" tout du long parce que je prenais chaque émission par émission. Je n’arrivais pas à me projeter, tout me paraissait extrêmement loin. Parce que tout peut arriver dans ce jeu et on le sait. Je ne voulais pas partir déçu si je perdais, je ne voulais pas non plus mettre des objectifs trop loin parce que justement, j’avais trop peur d’être déçu… Je voulais que ça reste une émission où je m’amuse, que ça reste un jeu. Honnêtement, j’y suis allé avec assez peu d’ambition. J’avais bien travaillé pour, mais l’ambition, ce n’était pas de monter très haut.