Vous avez fait du chemin depuis notre dernière interview. Vous pensiez pouvoir aller aussi loin et devenir le grand 2ème du programme ?
Laurens : C’est complètement démentiel ! Et vous l’avez vu à la maison, au moment où je passe deuxième, c’est énormément d’émotions. Vraiment, j’ai tremblé en bloquant les paroles pour 20 000 euros… Je savais ce que ça représentait d’être deuxième, et c’était absolument fou. Jamais de la vie, je n’aurais pensé arriver là. Quand j’étais chez moi, avant le parcours, je m’imaginais, en ayant un rêve un peu fou, rentrer dans les Masters, un rêve très lointain, mais deuxième, jamais j’aurais imaginé ça… L’avantage, c’est que je n’avais pas le temps de réaliser pendant les tournages, puisqu’il y en a beaucoup qui s’enchaînaient. Tout allait vite, les paliers ont été franchis à une grande vitesse. Quand je suis arrivé deuxième, d’un coup, ça m’a fait un choc. Je me suis dit : "Waouh, il ne reste plus que Margaux".
Avez-vous continué à réviser entre les émissions ?
Non, je n’ai pas continué à réviser pendant les tournages. Même quand il y avait des petites pauses de plusieurs semaines, comme je mettais en pause ma vie professionnelle pendant ce temps, il fallait que je "rattrape" le retard que j’avais accumulé donc j’avais moins de temps pour réviser. Ça ne me posait pas trop de problème parce que les chansons, elles ne disparaissent pas de la mémoire en une semaine (rires).
Vous avez quitté N’oubliez pas les paroles aujourd’hui, qu’est-ce qui vous a fait défaut après tant de victoires ?
J’ai encore un peu de mal à l’analyser parce que c’est tout récent (rires). Je pense que j’étais moins concentré sur cette journée de tournage-là et je ne sais pas pourquoi d’ailleurs… Peut-être la fatigue mentale, la pression de l’enjeu parce qu’il y avait Margaux en ligne de mire et donc ça met quand même une grosse pression. Il faut que je digère déjà mon élimination avant de pouvoir faire une analyse. Je pense qu’il y avait beaucoup de fatigue physique et mentale. J’ai eu du mal à avoir l’état d’esprit que j’avais sur les premières émissions où quand j’ai enchaîné les clochettes d’affilée. D’ailleurs, je me surprends à avoir fait ça parce que sur les derniers moments, je n’arrivais même plus à finir des mêmes chansons que je connaissais sur le bout des doigts.
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Margaux détient toujours le record du jeu avec 530 000 euros de gains. Vous pensiez pouvoir la rattraper ?
Je me refusais à dire ça quand je suis passé deuxième. Il me restait 111 000 euros à atteindre. Je savais que c’était énorme et que ce n’était pas raisonnable de l’ambitionner. D’un autre côté, on est obligé d’y penser parce que c’est la dernière étape qui me manquait. Donc là, j’étais un peu dans cet entre-deux, mentalement, à ne pas vouloir y penser, mais à y penser quand même (rires). Ça peut être une des pistes d’explications de ma parte de régime, mais dans tous les cas, je n’ai rien à regretter puisque c’est complètement fou la somme gagnée. D’ailleurs, Margaux a un peu de sursis que quelqu’un d’autre n’arrive (rires) et je n’ai aucun doute non plus sur le fait que quelqu’un arrivera et me battra également.
Pas trop déçu de ne pas y être arrivé ?
C’est vrai que sur le moment j’étais très content pour celui qui m’a battu, même si je ne le connais pas, ça a l’air d’être quelqu’un de super gentil. Sauf que là, en rentrant à l’hôtel je suis un peu plus triste et je me dis que c’est dommage d’avoir raté cette opportunité de devenir premier. Mais je vais vite me ressaisir (rires) parce que c’est déjà énorme d’en être arrivé là ! J’aurais pu perdre plusieurs émissions et ça ne pouvait pas passer à tous les coups. C’est déjà complètement fou ! J’ai une chance énorme d’être arrivé jusque-là, donc pas de regrets.
Vous avez gagné une somme folle, qu’est-ce que ça représente pour vous ces 457 000 euros ?
Honnêtement, j’ai du mal à me représenter ça… C’est absolument démentiel, j’ai 23 ans et dans la dernière année écoulée, j’ai gagné 12 000 euros (rires) donc c’est vraiment fou ! J’essaie d’avoir des points de repère. Je sais que la maison de mes parents, quand ils l’ont achetée, c’était à peu près dans les 200 000 euros… J’ai du mal à réaliser tout ce que ça représente mais c’est vrai que ma vie va changer parce que commencer avec ça dans la vie, c’est complètement dingue. Le jour où je voudrais acheter une maison, je n’aurais pas forcément besoin d’avoir un crédit sur 20 ans. C’est un luxe, surtout à l’heure actuelle.
Investir dans la pierre fait-il partie de vos projets ?
Ce n’est pas un objectif, mais c’est encore en réflexion. C’est une des pistes auxquelles tout le monde pense assez naturellement et ce n’est vraiment pas à exclure mais on verra. Le truc, c’est que je me dis que ça pourrait servir à acheter mon appartement ou une maison mais le problème, c’est que comme je ne suis pas encore fixé dans une région de France par rapport à mon travail, ça reste un peu en attente.